Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Ouvrir la lumière, l'espace et les ombres.

 

 

 

Je vais juste rapporter quelques mots extraits de quelques pages (autant dire une tartine) et en ajouter un soupçon (enfin, un petit peu plus) au goût du jour.
Jad Wio, un groupe que je ne connaissais encore pas il y a quelques mois. 1, ou au plus, 2 titres : des chiffres un peu étroits sur une carrière aussi ample, un peu limite pour se permettre de dire

« ah ouais, ouais j'connais ! ». J'avais surtout gardé le souvenir de "l'Amour à la hâte" (évoqué ici) inoubliable autant pour la chanson que pour son clip ! Excellent, mais laissé sur place, sans plus d'indice pour chercher à en savoir plus en ce qui me concernait.

Je connaissais encore moins le nom de leur étrange inventeur-chanteur-compositeur-musicien, à savoir Denis Bortek. Un mec qui n'a, sans doute depuis sa naissance, jamais rien su faire à moitié, un artiste qui peut dormir sur ses deux oreilles : une accusation qui ne sera jamais portée contre lui sera celle d'être quelconque.
Je n'ai pas choisi "inventeur" par accident. 
S'ils ont laissé l'échelle de la notoriété de côté, ils n'ont cessé de grimper à celle de la virtuosité insolente, sexy, fantaisiste, terrienne et "sidérale", occulte, underground. Je pourrais ajouter "averti" si je me rapportais aux alertes écologiques de l'album éponyme "Bortek" sorti en 1997 dans une autre optique, que j'aime aussi. Car les membres du duo prirent chacun une voie pour des raisons qui les regardent, puis se réunirent, avec leurs guitares et leur boîte à rythme, occasionnellement rejoints par d'autres guitaristes, ou comme, par exemple, la fabuleuse chanteuse, elle aussi guitariste, Mona Soyoc en 2006 (voir ci-dessous). Les concept-albums sont un choix peu courant. Il va sans dire qu'ils en ont commis, avec maestria. 
Le plus pur des hasards m'a donc remise en présence de ce talent totalement hors normes. 
Je suis en état d'exploration depuis, d'un album à l'autre, dont chacun ne cesse de m'asseoir. Je n'en ai pour l'instant pas entendu un qui soit germain de l'autre. Je vais lentement, écoutant souvent plusieurs fois certaines chansons. 
Changer, ne pas se répéter. Ca me rappelle quelque chose, dans l'idée, de même que l'espace. Provocation et élégance. Pourtant si différents. 
Il n'est pas encore galvaudé, mais l'éclectisme est un mot plus utilisé qu'il n'est nécessaire.
Denis Bortek est un diable d'imagination, d'originalité, d'humour, de mélancolie. Combien de shows excentriques a-t-il menés ? Il n'est pas remonté à ma connaissance (modérément fournie) sur des échasses, ni n'est resté suspendu par un bras à une corde, a abandonné les perruques flashy, mais la magie est là, le costard ne change rien à l'affaire. Je n'ai évidemment vu aucun concert en direct, mais un écran est capable de me faire le cadeau de pouvoir m'en faire une idée. 
Je n'ai pas une fascination obsédante pour l'espace, je n'ai aucun goût pour le SM (un de leurs* thèmes de prédilection) and yet … je suis inconditionnelle de ce que j'écoute. Ce n'est pas pour autant que je me mettrai au sado-masochisme ! BisouRigolant Ils ne se cantonnent à rien. Une unité, un créateur, un duo, un groupe, des sujets, des inspirations et une griffe. J.W, Mr D And The Fangs, sont faits de plusieurs cosmos que D. Bortek a réformés et reformés dans un ordre personnel.
Agir, contempler l'espace, être en éveil prévient, entre autres, de tomber dans l'erreur de l'illusion du mouvement perpétuel. Je ne les connais pas, je pense seulement que s'il y a eu des trous dans les CV (qui n'en a pas ?), ils ne seront jamais à sec, un par un, ou deux par deux, ou +.

 

Jad Wio. Un nom qui ne signifie rien pour un groupe qui ne ressemble à personne. Un feu d'artifice et des guitares sur un escalator sans retour au départ. 
Je suis ravie de savoir où creuser pour satisfaire un appétit, sans en être rassasiée.
La musique galvanise plus loin encore la joie quand on est heureux et nous fait le cadeau d'elle-même lorsque l'on est vidé. C'est une came qu'il est “interdit de nous interdire”, pour le coup. Et quand on se prend des années de talent dans la tronche... No comment !
Vous pouvez commencer ce repas aux parfums d'empyrée (sidérale) et de quelques voluptueux enfers. L'art ne consiste-t-il pas à transformer, sublimer des obsessions en une ivresse ? (celle de l'artiste et celle de ceux qui la reçoivent et la partagent ? Ces derniers sont parfois les plus grands bénéficiaires de cette griserie, sur la durée).  
Ne pensez donc pas que si un premier choix vous plonge dans une gravité, l'humour n'existe pas sur leur planète. Le sieur Bortek déborde de jeux de mots et d'humour. J'ai parlé de guitare, mais j'ai oublié un instrument que Mr Bortek manie à la perfection : sa voix. 
Je ne suis qu'une amatrice, je laisse le reste aux spécialistes. Aurais-je été impresario, j'aurais fait un tapage d'enfer autour d'eux, jusqu'à ce qu'ils m'exécutent, épuisés de m'entendre ! Lol !

« A la une ce soir (da dam, roulement de tambour, un malheur arrive ! Comme le disait déjà Henry de Montherlant : « en annonçant de bonnes nouvelles, on se rend aimable. en en annonçant de mauvaises, on se rend important »), l'impensable coup de sang d'un groupe en pleine ascension. On n'en pouvait plus, ont-ils déclaré, le silence n'existait plus. L'enquête est en cours »

Je rigole, je ne me serais pas laissé faire. 

(bon, ben j'espère que son hasard à lui ne le fera jamais tomber sur ce court article - mais si, c'est court, voyonsRigolant, ce serait un radotage !!! Il n'y a aucune raison, on ne peut pas manquer de chance à ce point. Je n'ai pas mis le nom dans le titre. Le but est d'incliner votre attention vers le sujet et de laisser le message à ceux qui passent, postant ou non des commentaires. Ces artistes se débrouillent tout seuls, ils sont grands, mes moyens sur cette plateforme sont limités, mais après tout, il n'y a jamais trop de fous au club !). 
J'ai reçu. Je partage. Au plaisir de les écouter !
                                        Corine Cap
 
Un goût sûr dans la sobriété comme dans les excès. Une vie de musique et de sincérité, une expérience de vie imminente, éprouvée. 

(*) C'est selon : Bortek seul (qui écrit, quoi qu'il en soit), ou le groupe. Je préfère utiliser le pluriel, ce qui permet de ne pas laisser son condisciple Christophe KBye de côté. Il ne le mérite pas. 


25/06/2021
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