Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Pourquoi ne pas ? Oui pourquoi !

 

 

  

   De rares personnes inspirent naturellement un sentiment de confiance profonde. Je ne peux vous épargner le poncif : "ce qui est rare est précieux", car il est vrai.

Ce sont les mêmes (en tout petit nombre) qui vous connaissent bien et ont le don de vous poser des questions dont il adviendra qu'elles vous fassent tomber des nues, mais qui ne sont pas sans rapport avec ce qui vous fait légèrement défaut.

Car vous n'êtes pas toujours rationnelle.

Soi la délibération vous plaît, soit elle vous dérange, car elle est inconfortable.

La chute des nues démarre. De toute bonne foi, vous répondez un peu sonnée, avec le tac au tac que vous avez sous la main.

- Pourquoi ? C'est évident pourquoi !

 

Apparemment non. Vos arguments s'accrochent à un parachute et vous actionnez machinalement la sécurité. Plus vous répondez, plus les pieds de vos mots s'agitent, alors que vos yeux tournés vers votre esprit cherchent le point culminant de l'objection qui fera mouche. Vous ne trouvez aucun point proprement irréfutable sur le plan cartésien. Il fait salement chaud. Dessous, il y a le vide. Vous tenez encore suspendue, mais le voile prend un sens qui n'est pas le vôtre. Le parachute ne suffit pas, vous battez des ailes. Vous appelez un autre argumentaire à votre rescousse. Ce qui culmine est votre malaise d'avoir l'air de mauvaise foi.

 

 

 

Cette fois, il s'agit de l'action. Car une qualité que l'on porte est supposée, pour un esprit 100% logique, engendrer une action.

 

Sans doute, mais pas tout le temps, par pour tout, pas pour tout le monde. Comment faire passer que l'on ressent le cumul de l'angoisse d'une redite de mauvaises expériences sans rapport cependant avec celle d'un méli-mélo d'images (purement) imaginaires découlant des premières ? Comment dire "non" si ça ne semble pas se tenir, sans porter la honte du "oui mais" ?

 

Vous croyez toujours en votre bonne foi, mais sentez que votre justification est incomplète.

 

Avec le temps, vous vous êtes exercée à essayer, à connaître des réussites et des échecs. Les succès, dont vous avez aussi appris à prolonger le bénéfice (on partait de loin : ils reculaient si vite dans votre mémoire) sont bien agréables, mais il faut admettre sincèrement que les échecs cuisent chez vous très longtemps.

Vous avez appris... Néanmoins, il y a toujours des zones qui pêchent et vos sens interdits.

 

 

- "Et pourquoi Corine ne donneriez-vous pas des cours de ..." (peu importe de quoi)

 

Pourquoi ? (chute de nues, parachute, ailes)

 

- Mais parce que vous comprenez .... subséquemment (non, je ne dis pas subséquemment dans la vie !Rigolant)... quoique ...() cependant, je connais (...) qui en ont fait les frais, poigne nécessaire (...) tout ou rien, il s'avère que, malgré tout, bon feeling ou pas, ça dépend. Et puis jamais fait. Là.

Le parachute ressemble davantage à un parapluie que tout à l'heure. Vous pesez des tonnes à l'intérieur.

 

 

Et puis vous réfléchissez à ce qui vous empêche vraiment, à vos craintes, à ce qu'elles auraient d'inexistence chez d'autres au même niveau de connaissances que vous, mais qui ne douteraient de rien. Mais que vous, c'est vous.

La réflexion fait son chemin.

Pourquoi ne pas donner des cours ?

Parce que vous avez pour conception qu'apprendre quelque chose à quelqu'un ne souffre pas de dérobade, que vous vous devez d'être infaillible. Même si vous savez que vous n'avez pas été formée pour ça. Même si vous savez que peu de gens sont absolument incollables. C'est à 75-80 % de là que cela provient. Vous avez pourtant le souvenir d'une jeune prof (ou étudiante?) qui vous donnait des cours de rattrapage de maths dont vous vous demandez encore comment elle justifiait son salaire. Alors qu'on attendait d'elle un soutien et des explications vu vos lacunes en la matière, elle ne se demandait aucun effort pédagogique. Droite et silencieuse devant vous, sa conscience tranquillisée par 2 phrases plus ou moins claires qu'elle vous balançait après l'énoncé du problème, elle attendait, entre sa montre et son bic, plus sûrement que l'heure tourne pour toucher son dû qu'une illumination de votre part. D'une semaine à l'autre d'un niveau de progrès limité à 0 face à vos vecteurs, vous sous sentiez forcée à rester fidèle à votre 0 + 2 phrases et 0 + 0 ....(je me demande encore !). Vous revoyez la scène, seules, vous regardant en chiens de faïence. Vous lui reprochiez in petto de se moquer de vos parents qui la payait pour rien alors qu'ils ne débordaient pas d'économies. Elle vous trouvait certainement odieuse. Vous aviez 15 ans, vous la détestiez et faisiez tout pour qu'elle le voit, en silence. La bosse matheuse ne poussa jamais. Après quelques cours absents d'enseignement et vos regards furibonds, elle déclara forfait.

Il est certain que vous ne ressembleriez jamais à cette pimbêche.

 

 

Il n'y a selon vous qu'une situation importante dans la vie où on n'attend pas de tout savoir pour passer le relais : dans le rapport parents-enfants.

Sait-on toujours répondre ? Non.

 

* Papa, Papa pourquoi la lune est plate ?

* Pourquoi le lait il est blanc ?

* Pourquoi il y a des monsieurs tortues et que le mot, il est féminin ?

* Et pourquoi Papy, il travaille pas mais il met le réveil ?

* Dit Maman pourquoi le monsieur derrière toi, il regarde ton code par-dessus ton épaule ? (vrai ou pas, gênant ou utile !)

* Dis Papa et pourquoi Maman elle se fait planter des clous chez le médecin ? Des aiguilles ? On la recoud, Maman ? Papa Papa, pourquoi on la recoud, Maman ? Acupon quoi ?

Dit Maman ? dit Papa ? Pourquoi vous avez l'air fatigués ?

J'ai sommeil, bonne nuit Maman, bonne nuit 'Pa.

 

Clin d'œil

                                                                Corine

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 



19/10/2019
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