Mi(s)ScellaneaCorine

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 Comme je le disais, mon premier réflexe quand j'ai fait ce montage le jour de sa disparition était de prendre une image d'Arno dans tout son charme, au meilleur de sa forme. 

Le courage qu'il a montré était encore plus beau qu'il l'a été, bouleversant.

 

 

J'ai donc, au lieu de cela, choisi de pendre de lui une image sans fard de 2022 alors qu'il était en pleine exclamation et sourire (répondant à des questions directes sur son état en interview) et une qui s'écarte de 2022, jeune, qui rejoint le soleil et l'horizon sur des marches que je me suis permis d'ajouter, de Spilliaert qu'il aimait tant.  

J'ai dit au début de ce blog que je me concentrerai plus sur les hommages des célébrités décédées. 

Je ne sais pas si je tiendrai parole, mais pour le coup, c'est le bazar [:bozor:] dans mes notes jetées sur mes pages Word. Pas encore envie de les relire. 

Je ne pensais pas encore verser de longues - et durables - larmes sur un personnage public (il y a quand même une distance...). Malgré tout ce qu'il se passe autour de nous, malgré ce que beaucoup d'entre nous doivent (ré)organiser dans leur vie (je ne me focalise pas sur toutes les actus), je n'aurais pas pensé avoir besoin d'entendre tous les jours cette voix rauque que je ne me prive pas d'écouter ; un bien nécessaire.

Arno, c'était une part de jeunesse, de renouveaux énergiques, de couleur, dans la vie. Je l'ai vu s'empâter un peu, puis un peu plus, mais je n'ai jamais pris la peine de compter ses années.

En 2022, le crabe se montre, de ceux qui ont déjà pris la pelle, narquois, dégueulasse. Il a fait montre de son pouvoir assassin sur les années qu'il restait. Mais il n'a pas tout gagné. Le malade compose et se lève, si affaibli, mais magnifique sur scène.

 

Arno a souvent dit : « j'ai jamais travaillé, hein ! » Ca semblait important pour lui. 

Tous ces rires, encore, dont nous seront privés. 

C'est une formule d'usage, mais il laisse réellement un grand vide dans cet art indispensable, que l'on comblera avec de faux présents, une platine de CD, un vinyle, le Net. Un de ces possédés de musique que j'aimerai (tous) toujours.

 

 

 

 

 

Ostende, bonsoir. 

 

 

 

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 Arno montage plage + marches Spilliaert 12.05.22.jpg

 

 

 

Comment voulez-vous choisir ?

J'ai entendu des reprises de sa part que je ne connaissais pas (on découvre souvent beaucoup trop tard, quand on ne suit pas, pas à pas, quelqu'un comme un "fan"), dont "Le bon Dieu" de Brel, "What have they done to my song, Ma"/"ils ont changé ma chanson" et c'est la première fois que j'écoute les paroles de "vous les femmes". Si on m'avait dit que j'aimerais cette chanson, je ne l'aurais pas cru (je ne supportais pas le maniérisme du chanteur des années 80 (à qui je ne veux pas de mal cependant). Avant d'en détacher mon attention, ou de couper le son de la radio, je m'arrêtais donc à cette époque (les yeux au ciel) aux premiers mots dont je me disais que c'était vraiment fait pour ''les dames" : comprendre adultes, trop bonnes/braves ! En fait, ça n'a jamais pris, une fois la maturité atteinte !!!

 

 

Quelle interprétation dans cette reprise d'Arno où la séduction ne prend pas la première place. La musique, l'interprète, les arrangements, rien à jeter et j'ai enfin écouté vraiment les paroles qui méritaient de l'être. Je me suis rendu compte de leur beauté. Aucune affectation évidemment, sensationnel, au service du texte et de son sens, goûtant et donnant le goût.

 

Nous aussi (tous, hommes et femmes) on a eu ''le cul dans le beurre'' (une de ses expressions fleuries Sourire) d'avoir eu Arno dans nos existences.

 

Qui ressemble à TC Matic ? A Arno ? Un poète drôle, parfois nostalgique par omission de son refus de suivre le passé (si je puis dire), fin ou paillard, inoubliable, ineffaçable, gargantuesque surréaliste ;-) Ce mix de cultures devait aussi compter dans cet humour et cette si piquante fantaisie. Racines et histoire personnelle, une affaire éternelle.

Etre grands, quelle idée !

 

 

 

 

 

         coeur fond gris .jpg

      Pour la gestuelle, ça sort comme ça vient, mais c'est un détail. 

 

 « Je frappe ma tête contre le ciel avec mes fantaisies, je ne sais plus du tout où j'en suis 

(...) Je ne peux pas te dire le mensonge parfait »  (mais la ''mademoiselle'' est moins sympathique que Marie-Louise). 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Bien sûr, j'adore aussi. 

 

 

 

 

 

 

 

                       

                       Grande, grande émotion dans ce duo. 

 

 

 

 

Allez, on se quitte sur du romantisme et les femmes, précité :  


 L'accent ostendais n'est pas toujours évident, mais là, rien à dire. Une immersion réorchestrée dans une mer amoureuse, des fractales d'émotions dans une danse coulante.

 

 

 

 

Oh puis non. On ne peut pas le quitter comme ça. C'est si peu, 4 titres.

C'est bien de lui ! Si Youtube se rayait à force d'écoutes, il serait bousillé :

Rigolant

 

 

 

 

 C'est "drôle" j'avais arrêté mon premier blog sur un petit film sur Anthony Perkins qui était le dernier article à demeurer en ligne un bon moment. En fond sonore, la chanson d'Arno ''Lonesome Zorro".  Je bugue.



17/05/2022
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