Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Suite

 

 Comme je le disais, mon premier réflexe quand j'ai fait ce montage le jour de sa disparition était de prendre une image d'Arno dans tout son charme, au meilleur de sa forme. 

Le courage qu'il a montré était encore plus beau qu'il l'a été, bouleversant.

 

 

J'ai donc, au lieu de cela, choisi de pendre de lui une image sans fard de 2022 alors qu'il était en pleine exclamation et sourire (répondant à des questions directes sur son état en interview) et une qui s'écarte de 2022, jeune, qui rejoint le soleil et l'horizon sur des marches que je me suis permis d'ajouter, de Spilliaert qu'il aimait tant.  

J'ai dit au début de ce blog que je me concentrerai plus sur les hommages des célébrités décédées. 

Je ne sais pas si je tiendrai parole, mais pour le coup, c'est le bazar [:bozor:] dans mes notes jetées sur mes pages Word. Pas encore envie de les relire. 

Je ne pensais pas encore verser de longues - et durables - larmes sur un personnage public (il y a quand même une distance...). Malgré tout ce qu'il se passe autour de nous, malgré ce que beaucoup d'entre nous doit (ré)organiser dans sa vie (je ne me focalise pas sur toutes les actus), je n'aurais pas pensé avoir besoin d'entendre tous les jours cette voix rauque que je ne me prive pas d'écouter ; un bien nécessaire.

Arno, c'était une part de jeunesse, de renouveaux énergiques, de couleur, dans la vie. Je l'ai vu s'empâter un peu, puis un peu plus, mais je n'ai jamais pris la peine de compter ses années.

En 2022, le crabe se montre, de ceux qui ont déjà pris la pelle, narquois, dégueulasse. Il a fait montre de son pouvoir assassin sur les années qu'il restait. Mais il n'a pas tout gagné. Le malade compose et se lève, si affaibli, mais magnifique sur scène.

 

Arno a souvent dit : « j'ai jamais travaillé, hein ! » Ca semblait important pour lui. 

Tous ces rires, encore, dont nous seront privés. 

C'est une formule d'usage, mais il laisse réellement un grand vide dans cet art indispensable, que l'on comblera avec de faux présents, une platine de CD, un vinyle, le Net. Un de ces possédés de musique que j'aimerai (tous) toujours.

 

 

 

 

 

Ostende, bonsoir. 

 

 

 

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 Arno montage plage + marches Spilliaert 12.05.22.jpg

 

 

 

Comment voulez-vous choisir ?

J'ai entendu des reprises de sa part que je ne connaissais pas (on découvre souvent beaucoup trop tard, quand on ne suit pas, pas à pas, quelqu'un comme un "fan"), dont "Le bon Dieu" de Brel, "What have they done to my song, Ma"/"ils ont changé ma chanson" et c'est la première fois que j'écoute les paroles de "vous les femmes". Si on m'avait dit que j'aimerais cette chanson, je ne l'aurais pas cru (je ne supportais pas le maniérisme du chanteur des années 80. Avant d'en détacher mon attention, ou de couper le son de la radio, je m'arrêtais donc à l'époque aux premiers mots dont je me disais que c'était fait pour ''les dames" - comprendre adultes ! En fait, ça n'a jamais pris, une fois la maturité atteinte).

 

 

Quelle interprétation dans cette reprise d'Arno où la séduction ne prend pas la première place. La musique, l'interprète, les arrangements, rien à jeter et j'ai enfin écouté vraiment les paroles qui méritaient de l'être. Je me suis rendu compte de leur beauté. Aucune affectation évidemment, sensationnel, au service du texte et de son sens. 

 

Nous aussi (tous, hommes et femmes) on a eu ''le cul dans le beurre'' (une de ses expressions fleuries Sourire) d'avoir eu Arno dans nos existences.

 

Qui ressemble à TC Matic ? A Arno ? Un poète drôle, parfois nostalgique par omission de son refus de suivre le passé (si je puis dire), fin ou paillard, inoubliable, ineffaçable, gargantuesque surréaliste ;-) Ce mix de cultures devait aussi compter dans cet humour et cette si piquante fantaisie. Racines et histoire personnelle, une affaire éternelle.

Etre grands, quelle idée !

 

 

 

 

 

         coeur fond gris .jpg

      Pour la gestuelle, ça sort comme ça vient, mais c'est un détail. 

 

 

« Je frappe ma tête contre le ciel avec mes fantaisies, je ne sais plus du tout où j'en suis 

(...) Je ne peux pas te dire le mensonge parfait »  (mais la ''mademoiselle'' est moins sympathique que Marie-Louise). 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Bien sûr, j'adore aussi. 

 

 

 

 

 

 

 

                       

                       Grande, grande émotion dans ce duo. 

 

 

 

 

Allez, on se quitte sur du romantisme et les femmes, précité :  


 L'accent ostendais n'est pas toujours évident, mais là, rien à dire. Une immersion réorchestrée dans une mer amoureuse, des fractales d'émotions dans une danse coulante.

 

 

 

 

Oh puis non. On ne peut pas le quitter comme ça. C'est si peu, 4 titres.

C'est bien de lui ! Si Youtube se rayait à force d'écoutes, il serait bousillé :

Rigolant

 

 

 

 

 

 


17/05/2022
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Les jours ondulés d'Arno le magnifique

 

 

 

Arno .jpg

 

 

 

 

 

Je crois que c'est la première fois que je mets le nom dont je parle en titre.  

 

Cru, tendre, saignant (comme en cuisine, domaine qu'il connaissait bien) rieur, viveur.

 

J'aimais infiniment sa poésie, sa voix, son originalité, sa vivacité sous son bégaiement, son sourire, j'aimais son humour - pas toujours fin, mais ça n'était pas grave - et je dois dire que je le trouvais très mignon (même avec des poches sous les yeux). 

 

Je me déconnecte souvent des infos, sauf de celles que l'on ne peut éviter. Je n'ai reconnu dans cette dernière peau que ce sourire, et certaines inflexions de sa voix (moins rauque). L'humour, je l'ai entendu après, intact. Quelle force dans ce corps qui part. Elle reprend son pouvoir en dépit de tout. ''Les yeux de ma mère'' donne une nouvelle naissance à cette endurance au court du concert, me semble-t-il sans m'y attendre, plus encore à partir de là, comme une connivence, déjà. L'amour de ce qu'il fait, du public, de la vie nous donne le reste. Lady alcohol ne grince même pas, elle est toujours aussi séduisante dans sa gorge. 

 

Le cancer n'est pas le seul à lui avoir pourri sa survie. Encore un que le covid a privé de jouir de ses dernières années, celles que personne ne remboursera.

 

Un courage immense sur scène qui a encore prouvé que la passion soulèvera toujours, quoiqu'il advienne, pour ceux qui en sont doués. Debout par la fièvre de la musique, de la scène et du public en symbiose, il semblait avoir tenu pour ces derniers rendez-vous. Sur ces planches, il ne survivait pas, il vivait. 

Il jouait souvent au clown. Il n'a pas forcé son cran, il était là. Pas de jeu là-dessus.

 

 

 

On ne pouvait pas espérer le voir centenaire au vu de la vie qu'il menait, mais quelle saloperie de ''crabe'', seul du genre, à toujours tenter de marcher en avant, le plus droit possible, lui. Déçu

 

 

 

Our hearts will always be hooked on you.

 

 

Je sais bien... "Les filles du bord de mer", "Dans les yeux de ma mère", ''The bathroom singer'', "Je veux pas être grand", ''il est tombé du ciel'' (et les nuits ondulées), la reprise du "Bon Dieu" de Brel, ou "Vive ma liberté'' (et tant d'autres), mais j'ai envie de mettre en ligne le groupe dont il était l'un des 2 fondateurs, chanteur, avec le titre (que j'ai déjà cité par le passé) qui me l'a fait connaître.  

 

Au fait, nous sommes tous des Européens, mais sur ce petit pays, il y en a des talents, des 2 côtés de la BELGIQUE ! 

Oh, la, la, c'est magnifique Clin d'œil (autre titre)

 


 

J'aime les versions studio et je trouve impossible de choisir un des concerts pour ce diamant :

 

Cent et seize
Chez Marie Louise
J'ai pas d'argent
Je ne suis pas un amant
Night and day
Day and night
My heart is hooked on her
My heart is hooked on her

Elle adore le noir
Pour sortir le soir
Elle adore le noir
Pour sortir le soir

Fille sans mère
Fille sans père
Elle expose ses seins pour du pain
The look in her eyes was a long way
From the look of love
The look of love

Elle adore le noir
Pour sortir le soir
Elle adore le noir
Pour sortir le soir (bis)
 

They all know her body
But not her mind
Le jour s'est comme le soir
La nuit comme un au revoir
Hey dear mind of mine
Go ahead and smile
Dear mind of mine
Go ahead and smile

Elle adore le noir
Pour sortir le soir
Elle adore le noir
Pour sortir le soir

Little is known
Much is said
Little is known
Much is said

Elle adore le noir
Pour sortir le soir
Elle adore le noir
 
 
 
 
 
 
 

Ces dernières années sur la RTBF et tellement d'actualité, une question de la journaliste :

- Si vous aviez une petite idée, peut-être, à souffler aux hommes politiques, ce serait laquelle ?

 

- Pour les hommes politiques, il y a encore des places libres chez Carrefour.

 

(je ne cite pas la suite, malgré mon accord). 

 

 
Au revoir, Monsieur. Et vive la moule !

 


24/04/2022
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Retour d'un humour absurde :-)

 

 

 

 

mauvaise fois et céleri.jpg

 

 Clin d'oeil ; j'aime beaucoup Magritte. 


11/04/2022
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Les beaux fantômes de Lautrec

 

Femme bas Lautrec et Jane.jpg

 

 

 

Des fantômes, encore des fantômes (Jane Avril en haut, avec son ombre blanche) 

"Femme tirant son bas" est un de mes tableaux favoris de Lautrec. 

 

Jane Avril est différente des autres, sauvée par la danse, jolie femme aux yeux cernés, cultivée. C'est ma chouchoute (jusqu'à avoir ses mémoires). 

Lautrec ne l'ayant jamais caricaturée je l'ai imaginée parler un peu, simplement, comparé au lyrisme - que j'aime - du XIXème siècle : 

 

 

Toi mon cher ami, mon tendre
dans la mort du temps, mon sang arrêté
je flotte exaucée dans cette impunité
sans plus avoir à rien défendre

tes cendres couchées dans ta tombe de nuit
Je t'entends rire de tous ces bruits
je dansais ici-bas pour oublier ma folie
je ne sais pour quelle misère
commensale tombée sur terre
je hante là nos souvenirs et nos secrets
toi qui savais ce qu'il faut garder caché
tu ne fis pas de moi ces caricatures
nous savions, Henri, de la vie les injures.
Je regarde l'une de tes créatures
ajustant son bas, cruellement belle
sur ton désir d'antan, déesse éternelle
Elle aussi est hantée, elle aussi hante
nous sommes équidistantes
sur ta tombe profonde.

Je me suis fait tout petite
J'ai mis ma robe de serpent
nous demeurent nos serments
nos corps au-dessus de nous-mêmes
de toute cela sans regrets, ni blasphème.
Ton amie, Jane

 

 

Elle ne l'a pas dit, mais elle aurait pu !

 

 

 

 

 

 

Ou seule :  

Femme bas Lautrec et JaneOK sans Jane Instagram.jpg

  (Ps : la tombe aussi est un peu réaménagée)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Femme tirant son bas.jpg (l'original Sourire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jane Avril la vraie et par HTL.jpg

Désolée pour la qualité, mais si j'ai chez moi (en évidence au milieu de contemporains !) une carte postale de reproduction de Jane Avril, je n'ai pas trouvé de robe entière dans la version serpentine sur le Net (ou il faudra que j'aille fouiller dans mes livres sur Lautrec, plus tard). 

 

                                                               Corine

 


02/04/2022
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Le siège d'un fou

 

 

 

 

 

Le siège, ou le fauteuil comme vous voulez.

 

Mais enfin, il se trouve que le verbe assiéger existe, mais qu'affauteuiller, 'y a pas.  

 

Et dire que ce blog était majoritairement humoristique. Ce qu'il ne faut pas faire. On sort à peu près du covid, la Russie maintenant. 

 

 

 

  

 

 

A chacun de nos problèmes existentiels, que pourrions-nous faire ? Ca n'est pas que nous manquions d'idées, mais certainement n'avons-nous pas suffisamment de déraison (je pèse mes mots) mâtinée de violence et de mégalomanie pour jouer avec des boutons, jusqu'à présent. Radio activity. Criant

 

 

 

Il n'est pas superflu pour un gouvernant russe de relire le dico, car le sens du mot existentiel semble avoir semble être passé à la trappe lors de son instruction (ou une ligne accidentellement sautée, elle aussi ? ) et par ce fait, mal compris par un spécialiste des conditions de vie ; de même celui de "menace", pris  et retourné à contresens depuis plus de 2 semaines par un homme au calme froid, aux yeux de glace, à la mâchoire crispée depuis sa carrière au KGB. Comment faire confiance au calme de ces mains consciemment posées à plat sur un bureau, maîtrisant leur fureur ? 

 

Sans cela, reconnaissons que le manuel des retournements de situations est parfaitement assimilé. Les pages en sont, je n'en doute pas, cornées.  

 

 

 

Je reprends ce que je disais début mars, alors que je ne voulais pas salir mon blog avec ça : une manie silencieuse rampe. Un ''moi'' hypertrophié gesticule à l'intérieur de l'homme qui secoue des souvenirs incontinents, obsessionnels. Le danger se tait d'abord. Que serait-ce imbibé de Vodka ?? Un chef d'état qui serre la vis à l'alcool, mais ne se tient plus. N'oublions pas de nombreux empoisonnements, sans état d'âme.

 

La pire folie n'est pas toujours celle qui crie. On ne s'en méfie pas assez. Certains avaient prévenu. 

 

 

 Il est impardonnable, il est inécoutable. 

 

 

 

A-t-il profité d'une solitude dans ces 2 ans dont le monde a souffert pour parachever ses plans, sachant le matériel en place depuis longtemps ? Des roues qui tournent depuis 20 ans. Vingt ans de répétitions mentales. Maintenant, on tourne, da ! « Tout d'abord, tout est de leur faute, Otan n'a pas voulu faire amitié avec Russie, Ukraine vouloir faire ami avec Otan, Ukraine a bombe » (voulez-vous montrer au monde entier de combien vous disposez, vous ?) « et avoir des labos chimiques, eux avoir labos covid. Normal bombarder le plus gros avion Ukraine. Plus de rêve pour elle ». Ainsi parle Poutine. 

 

 

 

 

Sur quelles ruines régner ensuite après la bombe ? Et à une bombe, ne faudrait-il répondre que par la ''diplomatie'' ? La diplomatie ! Gagner du temps, d'un côté comme de l'autre. J'appuie, j'appuie pas. Comme au bac à sable : « attention, si tu fais ça, eh ben moi je, je, ». 

 

 

 

Tout a une fin.

 

Des milliardaires qui n'ont que cela à penser recherchent fébrilement la vie éternelle, alors qu'ont presque été vilipendés d'exister ''les vieux'' dans la crise du covid. :-( La vie éternelle, au mieux et au pire, des clones itératifs ? Ridicule.

 

70 ans, quelles sortes de médecins, s'il en reste (il doit se garder le sien, mais sait-on jamais) accepteront de trouver un remède à l'écueil de son existence le jour où il se présentera ? Vingt pour détruire d'un pays dont il ne connaissait plus rien. 

 

 

 

 

Je t'en ficherai, de l'existentiel. On a l'air fin avec notre doigté. Sinon ?

 

Le mal-aimé incompris attend le moindre signe pour le désigner sous celui d'une attaque et tenter de mettre SA menace à exécution. 

 

Des mensonges depuis fin février 2022.

 

Ce qui n'empêche pas ses discours publics, comme d'autres défis ''des ressources suffisamment importantes" à notre face. Je suis étonnée qu'il ne prenne pas le stylo pour changer le système administratif qui l'ennuie. Des crédits. Je pense que les crédits font en Russie comme ailleurs des dettes, avec des intérêts. Mais il a à coeur celui des citoyens !!! Comme c'est mignon :-(

 

Il aurait dû écrire des contes. Quel dragon serait mort à la fin ? Tout le monde a compris, mais j'ai du mal à écrire son nom. Dire que des gens sensés portent le prénom de Vladimir. 

 

 

 

 

On croit rêver quand on entend prononcer ''nazis'', ""dénazifier" dans la bouche d'un chef d'état qui nous ramène à 1939 et Danzig. hitler non plus n'avait pas gobé 1918. Qui croit que le Donbass tire actuellement un profit de ce chaperon ?  

 

L'histoire ne retiendra comme héros qu'un peuple ukrainien s'étant battu comme un lion et des Russes contraints de lutter, ou de quitter leur pays. Ils/elles font preuve de courage, obéissant aux ordres de guerre dont on comprend qu'elle ne satisfait que la frustration de leur roi obnubilé par un passé.

 

Ils/elles sont braves en attaquant la désinformation. Le prix qu'ils en payent tous est cher.

 

Une partie du peuple, naïvement, croit encore ce que leur grand chef lui dit. Ce petit père du peuple parle très bien.  

 

 

 

Comment ne pas penser aux Kennedy (les 2), à Martin Luther King, au nom de Gandhi (le Mahatma et Indira), à Benazir Bhutto, Yitzhak Rabin, aux présidents africains assassinés. Et il y en a d'autres. Ceausescu se croyait indestructible, Kadhafi faisait des risettes,...  

 

Dieu est grand (!), je n'ai aucune aptitude à gouverner ! Le mot diplomatie aurait été omis de mon dictionnaire aux pages écornées (également), je n'envisagerais qu'un seul moyen, rapide, définitif. 

 

 

 

  

Quoi qu'il en soit, une chose est sûre, même les dictateurs meurent un jour. Comme de celles des victimes de guerre, de leur tête ne coule que du sang, banalement, ni plus, ni moins. Plutôt moins, puisqu'on ne peut y associer la dignité qui revient aux combattants.

 

 

Sourire au judo ne fait pas de vous un homme que l'on a envie de connaître, ni de donner à lire un jour à des lycéens l'histoire d'un personnage paranoïaque aigu aux délires de "menaces existentielles''.

 

 

Pour sauver une partie de son honneur, il aurait fallu qu'il s'arrête en chemin. 

 

 

 

Si l'on calcule les proportions, les moyens, les réussites et les efforts, il y a longtemps que l'Ukraine a gagné et que le dégoût connaît son camp. 

 

 

 

 

cadre salaud de pout.jpg

 Sur combien de têtes de missiles se tient le respect d'une diplomatie ? 

 

 

 

 

 cadre salaud de pout.jpg2.jpg

 

  Si la solitude n'existe pas, elle viendra pourtant vous rendre visite et s'installera. Les bombes n'arrangeront rien. Méfiez-vous de toutes les patiences usées « qui conduiront à des conséquences que vous n'avez jamais connues » (je reprends ses termes) dans votre histoire (personnelle).

Les Russes, un jour, ne pardonneront plus non plus.

Cessez d'associer votre peuple à votre nom comme on se sert d'un otage.

 

 

  

Ps suite aux nouvelles du soir : faire une omelette sans casser d'oeufs ? Se passer du gaz russe sera une de nos petites contributions occidentales. On ne peut pas tout avoir, pour garder la tête à peu près haute. Impossible de faire un pas en avant et un en arrière, cela serait aussi irrationnel qu'un danseur choisissant une carrière composée de danses de Saint Guy. 

 

C'est chaud, normal qu'on se brûle les pieds.

 

La fonction d'un blog est de s'exprimer. Que ce soit pour 3, 8, 100, ..., personnes. 

 

 


23/03/2022
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A fleur de pot

 

 

 

Etant peu inspirée par les synthèses, je ne le suis pas davantage pour les titres !

 

 


Trois anecdotes, dont l'ébauche d'un portrait. 

Je ne vais pas faire l'affront à ceux auxquels ces pages renvoient de me plaindre de ce qu'ils ont enduré. C'est tout autre chose.

Il y a un tout petit trait comique à tirer des situations qui suivent, ainsi qu'un prétexte pour signifier mon respect à plusieurs titres envers une parente. Etant donné ce qui va suivre, je choisis de la couvrir d'un surnom. Appelons-la Liliane.

 

L'appréciation de la retenue, ou le flux de l'abandon de nos aveux ou de nos effusions pourraient faire débat. On ne dit pas tout, on ne montre pas tout à tout le monde.

Il est plutôt flatteur et assurément touchant d'être dépositaire de d'histoires. Toutefois, j'y oppose que je n'ai jamais demandé à tout voir. Entendre, ou lire est moins compliqué. Il va de soi que j'apprécie aussi d'être écoutée, entendue, comprise. C'est humain.

 

S'il est possible de le faire avec des rapports sans conséquence, ou déplaisants que l'on nous fait, il est impensable de repousser les confidences. Il est encore moins acceptable de répéter ce que l'on vous a demandé de jurer de laisser sous silence.

 

 

Mais il ne s'agit pas tout à fait de cela et d'ailleurs, j'ai digressé depuis le temps que je ne racontais plus rien ici. 

 

 

 

Un peu de tragi-comique, donc :

pour ce qui concerne ma petite expérience, j'ai observé que les quelques personnes que j'ai connues, sorties triomphalement d'un accident affectant sérieusement ce gardien de premier ordre qu'est notre peau, étaient si heureuses de leurs cicatrisations - aussi impressionnantes étaient-elles - qu'elles étaient prises de l'impérieuse nécessité de me gratifier de l'honneur de les voir de fort près.

Il faut plausiblement aboutir à la conclusion que, n'ayant pas une tête de bonne soeur, je devais (dois ?) avoir celle d'une infirmière (j'aurais bien été incapable d'exercer ce métier. Si l'on vous donne un stage à faire chez les grands brûlés, eh bien, vous allez chez les Grands Brûlés. Pas question de regarder le ciel, ou ses pieds. Ne pas pleurer devant eux non plus).

Je ne suis pas une toute petite nature, mais la marée de mes émotions tanguait à la vue des cicatrices.

 

Le premier qui s'en remit à une imperturbabilité que je possède toujours pas fut mon grand-oncle Jojo. Il s'en fallut de peu qu'il ne perde un auriculaire, presque tranché. Les chirurgiens firent du travail de haute couture. Il leur en était reconnaissant et fier. Mon grand-oncle, que j'avais toujours connu avec un sourire presque permanent, avait, tandis qu'il m'en faisait le récit, ôté son pansement. Il me montrait un auriculaire bien entier qu'il ne pouvait plus tendre, mais était-ce bien important ? (bien que les 2 mots - pour le doigt et l'oreille - soient siamois, la toilette auriculaire se fait plus sainement avec un coton-tige, ou un spray).

Son sourire était celui d'un enfant empreint d'une gratitude fanatique envers la science. Cette reconstitution dont je voyais les fils chirurgicaux comme de petits sergents fermant méticuleusement la plaie comme une marche était admirable. Il me raconta la rapidité qu'il avait fallu pour le sauver de cette perte, mais ne me dit rien de la peur, ou de la douleur que j'imaginais.

Je comprenais ce qui l'animait, mais n'appréciais pas outre mesure ce qui devint chronique. Son époque était celle où on soulevait son chapeau pour saluer, mais je n'étais pas totalement fanatique de le voir enlever son pansement avant de le remettre en signe d'accueil après nos bises. C'était un comme un mur incendié dont on a éteint le feu.

Je revois toujours Jojo travailler ou bricoler, même à la retraite dans son petit garage fourre-tout. Je me souviens de lui dans ses tours de papiers, levant comiquement les yeux par-dessus ses lunettes, derrière ces piles. Menuisier-ébéniste, métier admirable, il avait construit sa petite entreprise. Plus jeune, il avait fait son service dans la Marine. Ca me faisait rêver.



Des années plus tard, ce fut le tour de Bernard (prénom fictif) avec qui je ne partageais que le point commun de notre lieu de travail. Ce n'était ni un ami, ni un copain, mais j'étais devenue une souriante (paraît-il) habitude. Je l'ai pris en cours, mais je crois qu'il avait toujours été là. Je l'écoutais et répondais. Il me faisait un peu de peine mais je le trouvais par moments un peu ''m'as-tu vu''. En l'écoutant, j'hésitais sur la raison de certains déballages, me demandait où il se tenait, entre complexes et forfanterie. Il ne me demandait pas si j'avais le temps. Je reconnais qu'il est la seule personne que j'aie jamais écoutée en m'ennuyant souvent. C'est vache ? Mais non, j'ai caché le nom.

Un matin comme les autres, alors que le travail s'amoncelait, il m'accorda sans que je la demande la préséance de ses confidences. Il me fit part de la greffe parfaite dont il avait bénéficié en urgence. Après m'avoir livré avec rigueur les détails de cette chirurgie qui m'impressionnait indiscutablement, il se plaça en parallèle à mon côté droit, souleva sa chemise afin de me montrer une imposante cicatrice de plusieurs couleurs dont un rouge encore bien vif, un peu enflé du haut de son bras. Tout n'était pas réglé. Je vacillais intimement, sans bouger une oreille. On a du tact, ou on n'en a pas.

Je retire ce que j'ai dit : une petite nature doit se cacher en moi. J'essayai de penser ailleurs, de léviter, je quêtais pragmatiquement l'azur d'un oubli fracassant. un déphasage temporel. Peine perdue.

Mon satané air d'infirmière. Mais pourquoi ? Je pensai pauvrement : « c'est pas vrai, quelle veinarde je suis, quel pot, je vais forcément le payer dans une réincarnation ». Incertain Bien sûr que c'était affolant et merveilleux qu'il ait pu bénéficier de cette réfection, mais j'aurais tout autant participé à son bonheur sans l'image. Sincèrement.

C'est vrai, mais je quitte la cool attitude. Les années passant, il me démontra de quel égoïsme il était capable, ce qui le priva d'une écoute polie. Il en avait d'autres. Le ''boudoir'' repris son silence relatif seulement coupé par l'ordinaire d'un poste, ou des affinités.

 

 



Nous en arrivons à - appelons-la Liliane - dont je vais développer brièvement une part de la personnalité comme promis !

Liliane était une personne fort aimable, brave. Pupille de la nation, elle avait mené sa vie, avait épousé un instituteur et travaillait elle même dans l'Administration. Tout roulait. Elle n'avait peur de rien, avait suivi son mari en avion, en bateau, en barque (pour la dernière étape, histoire de ne pas avoir embarqué pour rien) jusqu'en Afrique à de multiples reprises. Coquettement, elle remontait de temps en temps ses cheveux en discutant.

Liliane était simple, naturelle, savait parler et écouter.

Pour mon père qui travaillait en moyenne 15 heures par jour, c'était le prototype duquel on avait dû partir pour construire les fonctionnaires (il se rangea à plus de modération quand il découvrit plus tard qu'il y en a plusieurs modèles). Quoiqu'ayant de l'affection pour elle, il se montrait effondré (en rajoutant pour nous faire rire) et nous contait parmi les souvenirs de sa prime jeunesse son effarement quant à l'effort que Liliane fournissait durant 40 heures par semaine. Une main sur le front, il se demandait où elle les passait : « je suis arrivé, c'est pas compliqué, à 14 h, elle parlait, je suis passé après lui avoir pris ce qu'elle voulait, malheur, elle parlait, je suis revenu à vers 17 h, elle parlait !!! Mais qu'est-ce qu'elle avait à dire ? »

Il s'étonnait souvent que l'on discoure longtemps. Je n'eus pas le privilège de constater, amusée, le rythme de Liliane, puisqu'elle était à la retraite depuis un bon nombre d'années quand j'aurais été en âge de le faire.

 

Lors d'une de ses visites, elle me raconta un accident domestique, aux prises avec une casserole bouillante. Ouïe :-( Brûlure grave, soins et suites. Elle semblait radieuse de l'issue. Ayant une forte affection pour elle, j'avais pris volontairement place au repas à ses côtés. On devine le début de la suite.

Comparée à Liliane, je souffre certainement d'un blocage citadin, bien qu'assez spontanée.

Joignant le geste à la parole, elle entreprit de me montrer la partie lésée et la cicatrisation en cours. Pour ce faire, elle leva les bras, souleva une partie de son chandail, tourna le bras gauche en appuyant sur la peau pour la faire glisser de mon côté et me faire admirer le ''re-couturage'', laissant tomber à mon grand ébahissement sa poitrine sans soutien-gorge sur la nappe, sans cesser (en effet !) de parler.

J'ai peu de self-control, aussi je ne sais comment je me retins de rire en détournant légèrement la tête, tout en commentant et répondant.

Tout aussi naturelle, Liliane remballa sa poitrine et se rhabilla.

Je comprends tout à fait le bonheur et la reconnaissance intérieure que l'on peut ressentir d'avoir évité le pire, encore une fois, mais elle reste décidément un des personnages à part que j'ai connus. C'était avant Bernard mais je la garde pour la fin comme le bon vin pour parler un peu de ses mérites.



Liliane avait un gros coeur. J'ai vu une photo en noir et blanc de 3 jeunes filles dans le vent de l'époque qui semblaient toutes trois regarder la vie en face. Liliane, ma grand-mère paternelle et Adrienne.

Je ne sus jamais ce qu'il arriva à Adrienne que je ne connus pas. On me raconta difficilement qu'elle était hospitalisée en Psychiatrie depuis des années. Elle n'en sortit jamais. On me dit qu'elle s'y trouvait très bien et probablement ne s'adapterait pas plus qu'avant à la vie "normale".

J'avais beau connaitre par coeur et avoir tant chanté “ 'cause I'd rather stay here with all the madmen than perish with the sad men roaming free ", peu après ma majorité, ayant un sentiment peu chaleureux envers la vie "normale", cette issue entre des murs dont elle ne sortait pas m'effrayait. Il devait bien y avoir une raison, elle avait un bon mari, avait l'air comme tout le monde. Mais....

 

 

Demander ce qu'il relevait du vécu d'Adrienne fut vain. C'était une génération où le sujet psy était tabou. On dit bien ''perdre la raison''. Il ne devait probablement pas falloir parler de cette chose qu'on ne retrouvait jamais. Impossible de savoir la vérité. Encore un secret. Je n'ai jamais, aussi longtemps que je m'en souvienne, apprécié les secrets de famille, les non-dits. Ces secrets n'habitaient aucun jardin, mais des coins obscurs comme s'ils étaient honteux. Je pense qu'ils en sont devenus honteux à force d'être cachés. J'ignore comment, on perçoit des sous-entendus (ce qui ne manque jamais), puisque ça arrangerait ceux qui les dissimulent qu'ils s'effacent, ou soient évités.

De toute la famille, à ce que j'en sache, Liliane était la seule à maintenir un contact proche avec Adrienne qu'elle venait voir depuis sa Normandie jusqu'à Bx une fois ou deux par an. Elle ne la lâcha jamais. Adrienne, d'après mes souvenirs, partit avant elle.

Liliane souriait beaucoup. Un jour, dans le doute de ce qu'elle ressentait, elle qui avait connu 2 guerres (dont 1, enfançonne), nous lui avons demandé ce qu'il en était de ces visites. Elle arrondit les yeux et nous dit simplement dit que passer au milieu des malades et entendre des cris n'était « pas facile ».

Mon respect s'en agrandit encore.

Je garde d'elle les cartes postales dont une, parmi celles que j'ai placées devant d'autres, et quelques photos en famille.

 

Je suis bien un tantinet siphonnée Rigolant (tant qu'on en a conscience), mais jusqu'à ce jour, pas de quoi aller en Psychiatrie. Il paraît même que je serais équilibrée, ce qui m'étonne moi-même, enfin tant mieux !

L'avantage d'avoir été la petite dernière est d'avoir eu la change de connaître ces générations. L'inconvénient considérable est qu'elles ont disparu, mais on n'oublie jamais les gens que l'on a aimés, estimés. Paix à leurs âmes.

 

                                                  Corine  



 









04/03/2022
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2 expressions/erreurs toutes faites

 

 

"Conduire son malheur", quelle simplicité balourde dépourvue d'indulgence porte cette expression, parmi d'autres, toutes faites. 

On ne conduit rien. Aucun retrait de permis ne nous sauve

malgré nous ? Coupables !

 

 

Il y a aussi le jugement de l'erreur du coup de tête (coupable !), qui peut aussi bien être un coup de raison tutélaire, dans un brouillard d'erreurs que l'on dissipe enfin.

 

 

 

Combien d'idées toutes faites sont culpabilisantes. Ou essaient de l'être ! 

 

                                               Corine

 


18/02/2022
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Une logique, pourquoi, où ça ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeunes femmes serre.jpg

 

 2ème acte serre !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


09/02/2022
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Ces guignols, pourquoi les aime-t-on tant ?

 

 

On est quand même spéciaux, on le savait un petit peu. Je m'y inclus, bien entendu. 

 

Vous avez bien sûr senti et vous en êtes étonnés, peut-être, sans vous en défendre en tout cas, de combien l'on peut s'attacher à une marionnette. Elle ne craint pas nos générations.

Elles nous ont tous. 

 

Ca commence avec Guignol. Qu'est-ce qu'on y croit ! Le temps des disputes, des coups, tous les enfants sont, pour une fois unanimes, à défendre Guignol, qu'il reçoive les dérouillées, ou les administre. Leurs cris sont ses avocats, il est même averti d'où se trouve le gendarme.

 

 

Au Muppet Show, Kermit, les pépères ronchons, la belle Piggy La Cochonne un peu hystérique qui adorait son ''Kerminou'', même s'il l'évervait, « ce crapaud. Yaaahhh ! », Gonzo, Fozzie et les autres volaient la super vedette aux vedettes, ou aux stars invitées.

 

 

 

 

 

O tempora, o mores !!! Le Collaro Show, pas si gentil qu'il n'en avait l'air, où nous avions eu la surprise de voir une génération inconnue de cousins du Muppet Show aux gênes brassés à ceux de politiques. Je ne me souviens pas que qui ce soit était en fait vraiment sympathique. Kermitterrand, certainement pas. Mais il était drôle, impitoyable assumé. Tout était clair, ça passait. Chaque soir avant le repas, ne nous laissant croire à aucun utopisme (ou je ne l'ai pas senti), en petit comité de capricieux politiques franco-francais, des caricatures pas si caricaturales, pas si loin d'une ultra-probable réalité, insondable magouilleuse, nous riions.

 

 

Aux Guignols de l'Info, on pénétrait dans un schéma mondial entre vérités, cynisme, on entendait ce qu'on savait, ce qu'on ne savait pas encore et on s'en battait les cuisses, pleurant de rire. 

On s'est bien rendu compte et eux aussi combien cela a servi la popularité de politiques (ou de sportifs si besoin) qui n'auraient jamais connu, d'une autre manière, l'émoussement d'une antipathie (voire pire) que certains pouvaient inspirer. Eclairant, mais un peu dangereux pour quelques naïfs, je suppose. L'inconscient peut ranimer une simplicité qu'il pleure de laisser sommeiller.

Somme toute, ces admirables marionnettes en latex ne nous donnaient tout de même pas la tentation irrépressible de les caresser sous le cou.

 

 

 

Mais sortons plutôt de ce terrain d'émanations hostiles, transfigurées par le talent des équipes de Canal et revenons aux marionnettes de tissus, toutes simples avec le jeune et grand Panacloc, son air ingénu et son singe décoloré, infernal, doté d'un nom humain. Que serait Jean-Marc sans Jeff ? Que dirait Jeff sans Jean-Marc ? Qui des 2 ferait rire ? Les deux sont le maître de l'autre.

Les hommes sous ces petites bestioles (ou sous ce latex) nous étaient avant ces deux-là invisibles ; à l'exception d'un cas : l'adorable, inclassable Tatayet dont le papa ne se cachait pas (c'était très mignon, mais curieux. J'adorais quand même, on oubliait presque le meneur de jeu tant Tatayet semblait ... Ah, je suis obligée de le dire : vivant !) 

 

Au lieu d'un banal,ou cordial bonjour, Jean-Marc nous salue par un délicieux et tonitruant ; « Salut les trous duc ! ». Que fait-on ? On rit aux éclats, on l'embrasserait. On les connaît à égalité. On est reconnaissant à Jeff d'être aussi doué, mais on adore Jean-Marc. La vie est injuste ;-)

Jean-Marc a quand même appris le mot "pardon", qu'il flingue par une grossièreté derrière. Mais qui aurait le droit de nous parler comme ça sans recevoir une baffe, à part Jean-Marc ? 

 

 

On les aime, ces guignols de fils et de voix. Néanmoins, nous ne sommes ni des enfants, ni ne souffrons de déréalisation (a priori), ni d'un QI défectueux.

Nous fondons en regardant des bêtes synthétiques aux yeux fixes et fabriqués (quel sport doit représenter d'être équilibré en étant marionnettiste ! Ils ont bien du mérite !) 

 

 

Les marionnettes n'existent pas et on tombe en amour, comme disent les Canadiens, pour elles. Cependant, combien d'être humains parmi les (télé)spectateurs pliés de rire à leurs genoux comme nous le faisons méprisent l'âme et la place des animaux ? L'oubli qu'ils en sont eux-mêmes (ça, si je ne l'ai pas répété !) ? La légitimité de l'égard auquel a droit l'animal, ainsi que l'amour qu'il provoque devraient être des sujets inexistants tant ils tombent sous l'évidence. Et si l'amour n'entre pas en jeu - ça ne se commande pas - un respect à distance, à défaut de symbiotique 

Ces humains ne font plus partie des "spéciaux" aimables de la première ligne que j'ai écrite.

''Ne souffrant d'aucune pathologie mentale", j'y suis peut-être allée un peu vite dans cette généralité. Je me suis référée à des émissions occidentales, mais l'affection pour ces êtres animés par des bras et un ou plusieurs cerveaux est mondiale, ancienne, normale.

Ma question perdurera, totalement intolérante, pleine de dégoût quant aux tortures, ou de négligence que peut encore subir ce que l'on nomme l'espèce animale de laquelle, j'irai plus loin, nous sommes d'ailleurs débiteurs. Et non, qui aime les animaux ne peut supporter qu'on supplicie les humains non plus. Même s'ils les apaisent dans une moyenne de 50-90 % inférieure ! Le rejet des souffrances les comporte toutes. 

 

 

Ca m'a pris tout à l'heure en 2 phrases entre 2 idées. Je crains (faux derche ! Non, je ne crains pas !) d'avoir développé. 

Ca semblait gentil, je sais ! 

Vous n'aimeriez pas les animaux, il y a longtemps que je vous aurais flairé. 

 

Je termine dans le flegme, l'affection, la douceur que je vous dois : SALUT LES TR.. ! Non moi, ça marchera pas  ! Rigolant

 

 

                                                        Corine


06/02/2022
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2019-2022, à mon père

 

 

 

(…) Tu es dans ces lumières qui n'ont pas de temps. Ces scintillements qui s'approchent, dans une aube énigmatique qui s'ouvre à toi.

 

Sais-je pourquoi, il se  rappelle à moi. Il te gardait autrefois, il n'y avait pas intérêt à s'approcher trop près de ton berceau. On te l'a raconté, petit, avant que tu ne me le dises, une certaine fierté de ce bastion dans la voix.

Ce chien imposant te reconnaît. Il t'a attendu si longtemps. Aucune voix ne te jugera sans qu'il ne cherche à te défendre.

 

 

 

 

 

 

 

Ces quelques courtes lignes (ci-dessus) parmi bien d'autres pages que je n'ai jamais partagées – les billets, c'est autre chose - il y a 3 ans.

 

 

Ici, le temps est saccadé. La liberté chérie a les lèvres sèches. Tu n'aurais pas supporté et aurais rigolé de la raison, quitte à en mourir. Autant ne pas avoir vu ça. Ce peut être ta consolation au regard de ce passé d'une première existence. 

 

Celui qui inventait l'humour et la fantaisie dans la famille, tu manques, premier du troupeau, Papa. Ta résistance me demeure en exemple.

 

Soit en paix, dans une occulte vie polychrome, où toujours, impossible et jamais ne signifient plus rien.



                        Corine

 

 



 

Ps : D'ailleurs défendre quoi, si ce n'est de ne pas être un saint ! Combien de coups de main as-tu donnés dans la vie, gratuitement, sans penser ni à des retours, ni au paradis...

 

 

 

 


31/01/2022
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