Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Le forfait

 

 

 

Je fainéantise côté, uniquement côté blog et ça n'est pas tout à fait le décor piquant que je voulais. Finalement, l'humour se trouve dans le contraste de photos assez sérieuses avec le chien. 

 

 

Et mon Dieu qu'il fait chaud !

 

 

Pour combler le vide que la nature n'est pas la seule à ne pas aimer, j'ai bien une petite bafouille de 2014.

Entre 2014 et 2020, j'en ai changé, de modes de forfaits. Il y a celui qui nous donne à faire des exercices de diction que j'ai abandonné il n'y pas longtemps (génial, d'ailleurs : au cas où vous paumez votre téléphone, vous pouvez suspendre la ligne afin qu'on ne l'utilise pas à votre place, ce qui ne vous prive pas du devoir de payer votre abonnement mensuel !) 

Enfin bref.

 

 

 

Donc dans la bafouille de 2014, telle Chaplin résistant au parlant (autant comparer modestement), je luttais encore contre le progrès avec mes cartes prépayées. Voir ci-dessous :

 

 

Les adultes savent toujours quoi faire de leur crédit téléphonique à bon escient.

FAUX !

 

Eh oui « faux !», comme aurait pu le dire Norman Thavaud.

 

Si les jeunes constituent une majorité à ne pas se poster devant la question ridicule de comment utiliser les crédits de com. en tous genres, l'adulte à la candeur brontonzorienne peut se trouver pris au piège.

 

C'est vrai, grosso modo, dans la vie, il y a des choses que l'on n'aime pas trop : on n'a pas trop envie de perdre son temps, ses amis ou relations, ou encore son argent.

L'argent encore, si c'est pour la bonne cause, on ne le perd pas : on le donne.

 

Mais en communications téléphoniques... Mince alors ! Surtout CELLES QUE L'ON N'A PAS PASSEES ET QUE L'ON NE PASSERA JAMAIS ! 

 

Le forfait ? Pas toujours crédible. J'ai été l'une de ses détractrices. Alors, on choisit la carte. Il y a le choix !

Et on se fait avoir, 1 fois, 2 fois.

« Attention il vous reste une semaine pour recharger votre crédit de 14,58 euros »

Ce à quoi on se répond avec l'ampleur que peut prendre l'optimsime : «Oooooh, c'est bon une semaine ! Tout va bien ».

 

Et on se plante, on oublie ! 14,58 euros de noyés qui vous en veulent à mort. 14,58 morts pour rien, ni personne, sans patrie, ni loi, ni ennemi.  

 

14 € c'est pas la fin du monde, mais c'est stupide. Et puis 14 €, c'est presque 100 francs c'est-à-dire un crime envers, si je convertis comme ça de tête  10,172997 kimonos perdus sur e-bay !!! (vu le prix du mien).

Les cartes "économiques" de 15 jours, on laisse tomber.

Donc 2 mois.

Et on y retourne. C'est ainsi que si l'on n’est pas trop bavard, on se retrouve, au terme de quelques mois, à la tête d'un gain qui a dépassé nos nécessités :

« Vous avez rechargé votre compte de ...33 euros. Votre nouveau crédit est de... » FfflOuhfff ! Pied de nezQuand même !

 

Mince. Mais 'faut que, que que j'aie plein d'amis !

Il faut que j'ajoute des contacts, n'importe qui : les amies, des amis des amis, il faut que je retourne sur Facebook ! Que je leur dise que, non, il ne faut surtout pas m'appeler, mais que JE m'en charge.

Il faut que je papote 5 fois avec le seul membre de ma famille à pouvoir tenir des marathons d'1 heure sur la gazette familiale et autres connaissances !

 

 

Innocent Non, il faut que je sois vigilante.  il faut que je guette le désarroi d'autrui. Gruic !

Faut dépanner, 'faut être grégaire.

 

Un grand homme de lettres a dit :  

"il faut user le forfait"

                                        Robert Bidochon

 

 

Alors quand même !

 

Finalement, forfait, carte, carte, forfait .... Coincés dans le trop ou le pas assez.

Je vais museler mon fixe.

Et j'appellerai chez moi tous les jours pour donner l'heure.

- Re-bonjour, C'est Corine, il est 11h58, au 4ème top que ferez-vous ?

- Bonsoir, c'est Corine. Il est 18h53. Vous êtes susceptible de percevoir, dans quelques secondes, le battement de la porte du garage. Pas de panique, c'est moi.  

- Il est 19h01, je vais passer le sas de la porte de séparation entre la chaufferie et l'entrée ! Je vais relever le défi du décalage thermique. 

(il n'y a pas de décalage, mais quitte à dire quelque chose !)

 

Palpitant.

 

Après tout, les djeuns saisissent bien leurs portables à tous les coins de rues et aux caisses pour parler fringues, ou de la couleur de leur salade à la copine qu'ils vont voir dans 10 minutes. 

«

 

 

Ils sont malins les opérateurs, non ?

 

Enfin, ça peut toujours servir.... Un pneu crevé, un bord de route...

On a tous en nous quelque chose de ... Bidochon, cette volonté d'écouter des fadaises, ce désir fou d'éponger le crédit, quelque chose de Bidochon.   

 

Mais NON !

C'est pas ça, la morale de l'histoire, au fait ! La morale de l'histoire, c'est que l'on vient à faire des trucs de djeuns, tout comme eux : le portable, en fait, c'est pas qu'un truc à vous polluer l'atmosphère, c'est une machine à remonter le temps.   YES !

 

 « Non tu sais pas c'qui m'a dit, non mais j'le crois pas, quoi ! Attends t'te reprends, ou j'te recall j'ai un double appel ! »

 

 

 

                                                                                                                   Corine

 

 

 

 

 

 

 


04/08/2020
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Ce regard que j'écoutais, à CC

 

 

 

 

 

Les années, ces colliers de quincaille ou de prix passent. Il y a ces personnes qui, malgré ce temps, restent en vous.

 

 

Je ne restitue pas tout ce que j'avais écris en 2014 strictement à l'identique (le reste, je le garde).

 

Je veux que ces mots existent, c'est tout.

Je pense toujours que ce qui suit n'est pas un excès, mais un point, un arrêt sur images..

 

 

Je prends dans le moment ce que je vois dans ses yeux, ces vases communicants, de densités variables, ces recueils où je n’ai pas droit de lecture, tout derrière.

 

 

Savoir où tout débute de moi, presque tout. Qui m'a jamais comprise si bien ?

 

Ses yeux ont leurs révélations et leurs insondables, ils dégagent une histoire sans tout révéler, ils ouvrent des lumières. Au mépris d’un futur qu'ils refusent de composer, ils boivent la force du temps. Ils savent nourrir de la puissance du moment, ou hausser le confort mitigé de l'assiette du présent sur lequel l'une de leurs grâces est de s'assoir.

 

 

 

Quelques paillettes de citrine nagent sur ce souvenir génétique que la mer lui a laissé, de vert et de gris, comme ses espoirs, ses victoires, ses bagarres, dans une lucidité.  Je vois une magistrale humanité, une leçon. Son humanité ne transmet aucun courant de faiblesse. Au contraire, c’est un exemple qui réchauffe, qui parle des boutures qui poussent après les haches. 

 

Et Dieu sait qu'il fait froid.

 

J’aime tellement l’entendre et l’écouter, cette leçon, c’est comme une musique.

 

 

 

On ne peut se détacher de tout, sans quoi l'indifférence menace et vide. Je lui ai bien parlé et laissé comprendre ce qu'est cette seconde épine dorsale. Je ne peux mieux dire.

 

Ses aboutissements en proposent d'autres, dans un refus d'obscurité.

 

La mesure ? C'est vrai, je la connais peu.

 

Son regard m'a réappris à croire en des forces, m'a initié aux miennes et à l'apprentissage du don de ma propre confiance, difficile à acquérir.

 

J'ai appris à vivre ce qu'était l'humanisme quand il se détache du papier. J'ai appris à souffler.

 

 

 

Les yeux sont ces incarnations spirituelles, on parle souvent de ces fameuses "fenêtres de l'âme". Les siens ont cette capacité de voir l'assurance, en face d'eux. C’est un visage que j'écoute. 

 



Ce regard, ses paroles ont besoin de savoir qu’ils sont reçus. Je ne sais pas si les miens savent toujours ôter tout doute, mais j’entends, j'essaie de couvrir les boutures pour ne pas qu'elles se glacent dans les terres endormies.

 

 

J’évolue sans savoir où je vais, mais j’évolue grâce à eux, sous leur attention ; grâce, aussi, à son humour, sa façon d'être, de penser, d'imaginer de repousser les improbables.

 

 

Les autres sont nécessaires. Mais il y a aussi quelques essentiels. Si j'ai été dépassée, je sais aujourd'hui comment recevoir le meilleur de cette essence essentielle.

Merci Céline.

 

 

                                                                   Corine

 


22/07/2020
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La belle histoire de France

 

     Comme nous sommes en juillet et que nous avons aussi soif de paix que de culture, je vais partager avec vous des propos (mails) qui n'avaient aucune vocation privée, mais de faire rire, que j'avais adressé il y a quelques années à une personne dont j'aimais beaucoup l'humour et la finesse.

Les voici donc rajeunis, légèrement repris, sans complexe de vous les prêter :  

 

 

1er anachronisme délibéré :

Bien sûr, nous avons tous nos petites soupes de culture (bouillon, c'est trop visité).

Moi-même que vous trouvez ici, je sais quelque petites choses : je sais bien que Goethe était un notoire Ecossais, troubadour né de la cuisse gauche de Louis XV, aux pamphlets décapants, néanmoins décapité sous la Révolution par un Danton sous LSD !

Et vous n'ignorez pas plus que moi que Murat a demandé à Charlotte de le suicider dans son bain moussantInnocent. Murat fut le précurseur d'une pudeur jusqu'à lui inconnue en important le premier Taïti douche qu'il troquait contre des chocolats récupérés chez Madame de Sévigné qui comptait parmi les épargnées de cette austère époque.

Chaque semaine, donc, Murat bullait dans son bain. Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday écartant les bulles de son couteau lui chanta a voix feutrée dans le bain qu'elle avait rougi "c'est moi qui t'ai suicidé, mon amour, tu n'en valais pas la peine, tu sais".

 

Que croyez-vous ? Gainsbourg a changé quelques pronoms et voilà ! Ca ne se sait pas, mais ça devrait être la base. C'est comme ça qu'on peut, 2 siècles après, se payer des Repetto, en plagiant une bourgeoise révolutionnaire "suicidée" par la guillotine.

 

 

2ème anachronisme, car je ne pouvais et ne peux toujours pas décemment m'en tenir à cela

En ce 02/07/20, en état de pleine et entière spontanéité, glissons-nous avec modestie dans la peau d'un certain Alain Decaux (ou Franck Ferrand si vous voulez) :

 

 

Madame, bonsoir !

 

Corine s'est relue et que de fautes  ! Elle y a pris garde au tout début, m'a-t-elle dit, mais s'est laissé emporter ! 

Murat ! MArat !!! (et son bain moussant bien connu). 

 

Nous allons nous atteler aujourd'hui à noyer le poisson et si le poisson n'est pas sauvé, Corine le sera, dans une brasse coulée, mais vaillante, buvant 1 tasse sur 2 de ses anachronismes. Noyer le poisson... Je sais qu'elle désapprouverait cette pisci-sauvagerie bien que septique quant à la noyade d'un poisson.

Et puis, si on l'écoutait, on ne se nourrirait que de fromage, de carottes crues, de raisin - un des rares aliments sains dont elle raffole qu'on trouve encore à Bordeaux, en ce début d'été (!) - et de Nutella.  

 

Mais ne tergiversons pas. et prenons un peu les choses au sérieux.

Donc bonsoir ! Alain Decaux raconte :

Alain Decaux.jpg

 

Nous sommes en France, à la sombre époque de la Révolution où l'horreur n'a nul besoin de massacres à la tronçonneuse sur écran pour être célèbre d'un continent à l'autre et faire trembler notre vieille Gaule incontinente. 

 

Je laisse tomber le Général Murat qui ne colle guère avec Marat. 

 

Mais Jean-Louis Murat tombe a propos dans l'histoire. Murat est un homme qui n'a pas encore partagé la vedette du CD "Regrets" avec Mylène Farmer. Il faut attendre 4 vies pour qu'il en soit ainsi. C'est un homme d'origine extrêmement modeste, qui ne renvoie  pas d'éclat dans les pupilles des producteurs qui ne brillent que par la monnaie.

 

Ce n'est pas un preux chevalier, eh non. Murat est issu par la cuisse gauche - qui s'agite décidément beaucoup - lors d'un accouplement d'un seul soir engagé par Louis XV.

Ce soir-là, les maîtresses de celui-ci admiraient, pour une fois de concert, les constellations, sans crêpage de chignon, à la douceur d'une harpe sans fausse note sur un balcon où ruisselaient les glycines. La paix est parfois dangereuse. Pour preuve, l'étalon empoigna brutalement sa bonne et soumis la pauvrette à ..... Je pose le carré blanc en bas à droite.

 

9 mois plus tard, naissait Murat dans le dépouillement et les charmes odoriférants d'une porcherie. 

La bonne (sa pauvre mère) avait été renvoyée avec 3 sous pour gage, l'enfant ne fut jamais reconnu. C'est ainsi qu'il grandit dès lors entre des mendiants et des marchands, apprenant bien vite le chapardage. Il nourrit sa maman aveugle par carence en vitamine A. Personne ne savait alors pour les 5 fruits et légumes par jour ; c'était bien le hasard si l'on prenait ce qu'un organisme nécessitait. Le hasard et la fortune. 

Il connut le bagne et les relations avec la gent féminine durent beaucoup à l'atavisme. Le père naturel eut une descendance qu'il ne soupçonna jamais. Que de couronnes avons-nous perdu.

Mais je m'égare : nous sommes en pleine révolution. Sa mère combattit, plus valeureuse d'un Maréchal et finit par rendre les armes sous les attaques de :

- la peste,

- la fièvre jaune,

- le choléra

- et la grippe espagnole qui se dissimula pour refrapper en 1918.

 

Mort de chagrin, il lut la cause de sa naissance dans une lettre laissée par sa maman (illettrée) écrite par un voisin, signée de sa main de citoyenne, que l'honnête homme guida. Il était trop tard pour Murat pour faire scandale.  .

Il but plus que de raison et se prit d'amour pour le Narguilé. 

Quand un jour, subjugué, il connut Mylène.

Les poèmes qu'il en fit, sous des cieux aussi bleus que ses yeux (ceux de Murat) rapportaient leurs épopées dans les villes et les villages, Ils ne vivaient de rien, volaient pour eux et leur chevaux. 

Ces feuillets, désormais conservés dans les sous-sol de chez Mollat à Bordeaux, les suivirent jusqu'à leur première mort, dont Farmer contera quelques réminiscences dans "Libertine", 2 siècles plus tard. Murat expira lors d'un duel pour sa muse, Farmer de petite vérole.

 

C'était Alain Decaux présente.

 

 

 

                                         Corine Clin d'œil


02/07/2020
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Un pied-à-terre

 

 

 

 

 

 

 

 Il n'est pas rare que j'écrive dans la peau d'un homme, même s'il ne me ressemble que peu :

 

 

 

 

 

Je crois que c'est courant de ressentir cela, mais l'identité ne se trouve pas dans le regard de l'autre. Si l'on est perdu, ça n'est pas là qu'on se rencontrera et au pire, on peut même faire l’erreur de se méprendre sur ce dont on a vraiment besoin.

 

 

Je n'ai rien à prouver et n'ai jamais cherché à le faire. Je n'ai pas été quelqu'un dont on enviait la situation professionnelle, mais cela m'a fort bien convenu. Les femmes qui ont traversé ma vie m'ont quitté sans trop de chagrin, je crois. Cependant, je les ai toutes aimées comme si chacune était la première. Je n'ai jamais perdu foi en l'attente et l'arrivée d'une dernière première. Il peut être délicieux d’espérer, sans objectivement pouvoir présumer du dénouement de cette patience.

 

 

J'ai voyagé, mais j'ai été aussi satisfait de revenir que de partir.

 

 

Je ne dispose pas d'une grosse retraite, j'ai souffert de pathologies banales dont je n'oserais me plaindre.

 

 

J'ai vécu discrètement, évoquant mes bonheurs longs ou courts, cachant mes afflictions. Je n'éprouve pas de honte, c'est juste une habitude du secret.

 

 

Ca ne fait pas flores, tout cela et pourtant, j'aime la vie. C'est mon pied-à-terre, le plus fiable que j'aie expérimenté et je tiens à être le plus longtemps possible son locataire. La vie est une richesse qui s'épuise vite, mais cela reste quand même une valeur sûre !

 

 

Ne serais-je pas encore né, je lui adresserais une petite lettre de motivation, en pensant si fort qu'elle ne pourrait que m'entendre :

 

« Chère Madame, Fort de mon inexpérience, je saurai me mettre à votre service et me montrer loyal. Ame sans compétence, idéaliste sans réalisation, je me tiens à votre disposition, pour rouler sur des routes unies, ou des virages en épingle à cheveux que je me ferai fort de découvrir, si j'ouvre un jour les yeux, ravi et surpris de votre aimable assentiment. Nous aurons alors notre premier entretien et moi, ma première claque dans un premier cri bleuté. Je commencerai ma première année de formation avec volupté, En souhaitant vous convaincre de me laisser m'essayer à Vous, je vous prie de croire, Madame, à l'expression de ma détermination la plus sincère et (oserais-je ?) ma reconnaissance anticipée. PS : néanmoins, ne vous froissez pas si je prends un peigne et que des épingles sautent pour quelques-unes. ».

 

 

 

 

Je suis à peu près certain que cela ne saute pas aux yeux quand on me rencontre, mais j'aime aussi rire. Il paraît que le rire est sacré, on me l'a dit il y a quelques années, je ne l'ai jamais oublié. Je crois même que le rire est au service dévoué de l'acte de vivre.

 

 

Dans le fond, je n'ai jamais philosophé, à quoi cela m'aurait-il mené ? Imparfait, je le suis, mais j'ai toujours conçu le fait de vivre comme un droit pour chacun sans devoir nous en justifier, que nous soyons sous un toit, dans des tentes, ou sous un pont.

 

 

Nous grandissons dans des terres qui changent sous nos pas, en presque étrangers.

 

 

Il y a toujours l'avenir qui saura se passer de nous. Il y aura toujours, dans le fait d'être, l'utilité immédiate, l'inutilité apparente, le mot de la fin. Il y a toujours l'excès et le manque.

 

 

 

Il y a la résine que l'on débarrasse des mouches, ou l'ambre aux insectes de luxe.

 

 

 

Il y a ceux qui se souviendront de nous, nous ne savons pas pour tous de quelle façon.

 

 

 

Les animaux ne l'évaluent pas, cette valeur sûre pleine de risques, ils la prennent et s'élancent, sans regarder plus loin. Un jour probablement, je fermerai ma porte pour me coucher à l'abri des regards, comme ces bêtes que nous oublions que nous sommes. Je ne me connais pas d'ennemi, pas de prédateur, mais je me concentrerai sur mes dernières minutes. Défilera-t-il, ce fameux film à rebours, dont on parle parfois, devant mes yeux ? Celui du petit lait, ou des temps difficiles que je n'ai pas écrits, des visages et des mains perdues, dont je n'ai rien oublié ? Reverrai-je ces terres apprivoisées ?

 

 

Je ne sais pas.

 

 

La vie. Je n'ai pas besoin de réponse, je ne lui ai jamais posé de question. Notre entente prendra fin sur le point qu'elle posera sur le contrat, sans discorde, sans aigreur.

 

 

Ma dernière première, peut-être, je n'ai jamais perdu la foi.

 

 

 

 

 

                                                                 Corine

 

 

 

 


 


26/05/2020
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Encore une nuit à rêver au sommeil

 

Je ne vais pas tricher : ce n'est pas un nouveau texte. Je ne suis pas poétesse, mais j'avais néanmoins fait en 2013 ce poème - parmi d'autres - sur les insomnies (dont je ne souffre pas vraiment, d'ailleurs. Si j'ai un problème pour attraper le sommeil, une fois pris, je le lâche le moins vite possible dans la mesure où c'est possible dans l'organisation !).

C'est souvent le cas quand on se relit des années plus tard : il y a des passages que l'on écrirait différemment, mais je le laisse tel qu'il était. 

Le petit personnage à la fin, je regrette de ne pas l'avoir nommé : Frimousse, si doux et fusionnel.

 

 

 

Encore une nuit ... à rêver au sommeil

Encore une nuit avérée sans merci

Où le poids du passé s’étire à l’infini,

Profilé, l'oxymore de son âpre répit 



Comme s'il fallait payer la facture de nos fautes

Comme si le temps pressait de voir les blessures

Comme si la liste d'un mot allongeait son allure



Tant et plus chaque jour, reposant la question...

Refuseur(*) de quiétude, éconduiseur (*) de reddition

Brandissant la menace de ces heures décuplées

En mornes face à face qu'elles aiment éterniser.

 

Le ciel étouffe son jour et sa longueur oblongue

Il noircit, couche et ferme son étoile désolée

Accorte, mais impuissante, force est de s'incliner.




Crépuscule aux prémices, déconcertant visage, préparant son mensonge.

Privant de ses pouvoirs le généreux génie d'une sphère onirique

Là où s'ouvrent les rêves de vallons envolés, de fuites analgésiques.



L'astre est levé, si beau que l'on ne peut lui reprocher

Sa candeur incrédule qu'une trêve soit dévorée

Lui garder dure rancune malgré l'acharnement.

Coutumière, l'heure opère son démembrement...



Et les heures blanchies, se plantent, tournent et s'allongent.

Et le poids du futur rejoint celui du présent, répondant au passé

Terrassant fardeau de ces cumuls de temps en ce soir conjugués.

Où, bien que les fuyant, plissant fort les yeux, les images s'invitent, pleureuses sans prières

Empruntant ce chemin qu'elles connaissent par cœur, de derrière nos paupières

Pour peupler ces instants où l’on n'a que faire de ces fichues leçons

Ce n’est pas le moment : on ne peut ni lutter et encore moins vaincre.

 

Quel est le dessein de ces films floutés, cette mémoire enfermée, oubliant le pardon

Déplorable victime de son infirmité à se laisser convaincre.



Cette plage de torpeur conçue comme évidence tord sa peine ouvrière,

Vouée au diapason du chant du repos, elle nous damne en ses tiers

Trompant sa nature, elle cesse le métier de nous réinventer,

Et n'a su qu'acquiescer à la creuse dystopie de la blanche insomnie,

Tuer pour cette nuit les châteaux rebâtis, les espoirs nourris

Muets, nos garde-fous radiant la foison de tensions pulsatiles

 

Ce sera pour demain, seules parlent et dominent ces livides aiguilles

Qui ne savent que faire, qui ne savent que dire et nous ré-asséner

Que nous compterons ce soir encore au nombre des damnés

Refusés d'inscription sur le parchemin du droit à l’inconscience.



La magie infuse de ces obscurités qui, si loin, envoûtent

Aux quémandeurs, inquiets d’être exclus des lois universelles

Ne daigne en ses précaires réponses ne laisser que déroute.



Il faudra ce matin gommer les stigmates de ces luttes fermées, en blâmes codicilles

De familiers fantômes que nous avons laissé entrer dans notre intimité 

Inouïs ineffables venus s'asseoir dans l'excès immobile de cette éternité

Leur faisant don d'heures à les raisonner, qu’ils consentent à comprendre

Que leur cœur prenne foi, qu'ils cessent de grincer

Que les ponts sont démolis, qu’on veut les mutiler  

Nous tenant pour infidèles aux préceptes donnés.



Leurs paroles d'ambre, ils ignorent qu'on a liées,

Placées dans ce coffret, puis vécu à les apprendre

Conscients que leur passage n'était pas simplement

Celui de leur temps, que bien plus qu'un testament

Il instille une large part dont le futur dépend.

 

Il va falloir monter, polir le masque, cacher l'effet retard

de ce poison d'un arrêt sans arrêt qui nous laisse épars

Tenir tête droite, jouer aux invincibles, taire ce qui nous mine

Boire l'antidote de ce jour dauphin, qui rassure et domine.




Je te regarde là, si différent de moi

Toi mon infaillible ami, toi, mon véritable complice

Qui clos tes prunelles bleutées, sur ton monde méconnaissant l'opprobre

Sans qu’un larsen ne vienne brouiller l'harmonie de ta musique propre

Qui n’a pas à lutter contre un quelconque remords, contre de vains retours

Et, il est vrai, stériles, mais qu'on ne peut prévoir, qui nous prennent à rebours

Entre 2 équinoxes, entre cent paradoxes

Toi qui vis sans calcul, apaisant sans l'éteindre la lumière intérieure

Donne accueil à ta nuit, sachant t'y livrer, jouer dans ses lueurs.   

Ton somme, si légitime, je ne peux te l’envier.

Mon si tendre félin, dans les bras de Morphée.

Tu l’as bien mérité, tu es fait d'innocence

Tu m’as dit le chemin j’en ai perdu la route

Le sommeil m’a refusé la fleur de l'oubli

Ou je n'ai su, septique, appuyer mon écoute.

 

J'attends mon tour de manège noctambule

J'attraperai promptement ce fil ténu,

Ce fameux fil de tulle, ce presque inattendu  

Celui qui hissera enfin les voiles du départ

Bras ouverts, tendus, derrière ces bagarres

Vers la prochaine étape, vers ce noir soleil

De ma prochaine éclipse, mon Éclipse Sommeil.

 

                    

                                         Corine



                                               



(*) Néologismes affirmés !



 


13/05/2020
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Article sans titre

 

 

 

 

 

INTERCALAIRE

 

(intentionnel)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


12/05/2020
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Frimousse, jamais je ne couperai notre ligne

Frimousse photo lui et moi.jpg

Frimousse 30 mai 2006 - 02 mai 2020

 

 

 

Je vais peut-être m'exprimer à l'envers, je ne peux plus penser à l'endroit.

 

 

 

Je ne veux rien oublier de la façon dont tu étais là

et c'est le danger, que les souvenirs n'empêchent parfois pas. J'ai peur, Frimousse. Combien je t'adorais cela et pour toujours, je ne peux pas l'oublier. 

Tu as tellement survécu à tant d'horreurs que c'est juste impossible.

 

 

Je t'ai décrit, mais peu, car jamais aussi bien que je le voulais et je le savais avant de l'entreprendre. 

 

Comment décrire un être qui n'arrête pas de vous émerveiller ? (et je ne parle pas de sa beauté).

 

 

 

Les photos ne te rendent jamais assez justice non plus. L'expression n'est que rarement celle que je connais le mieux. Aucune ne sait faire passer la façon dont tu frémis, réagis, aimes, vis.

 

Les quelques vidéos de toi sont prisent dans des moments de jeu, donc amusantes à regarder, mais ce n'est pas ton fameux regard.

Nous avons vieilli ensemble, Frimousse et toi seul, tu m'as comprise et fait confiance, sans langage commun. Tes yeux qui voyaient dans les miens.

 

Mon ange. J'aurais voulu tenir ta patte quand ton si beau coeur s'est arrêté.

 

J'ai voulu te sauver, mais il était déjà trop tard. Tu étais si mal et peut-être, suprême douleur, y suis-je pour quelque chose. "Vidanger" la vessie d'un chat n'est pas facile. Je semblais savoir, après quelques jours de ta sortie d'hospitalisation, comment mieux faire. 

Et puis tout s'en est mêlé. Et puis ce fichu jour férié du 1er mai, tu parles d'une santé.

 

Toi, aux formes harmonieuses, tu es devenu cachectique. En passant les mains sur tes lignes, on sent les os, légèrement sur ton crâne aussi. Tes muscles ont fondu. Ton corps semble avoir pris 10 ans en 3 semaines. Samedi 02 mai, une intervention est programmée, me donnant de l'espoir pour ton poids.

Mais depuis 24 heures, c'est autre chose. J'espère qu'il s'agit du coryza le moins terrible (la vaccination ne freine pas tout), tu as semblé soulagé et un peu mangé avec les inhalations de Pérubore.

Nous arrivons à 18 h 10 ce 1er mai. Malgré le confinement, les cas sont nombreux, les vétérinaires rabattant beaucoup sur cette Clinique de bonne réputation régionale. Nous passons vers 20 h-20h30. Je t'ai parlé, caressé. Tu as dormi, t'es redressé.

Nous entrons dans la salle 2 de consultation. La jeune vétérinaire t'examine gentiment. 

Etat de choc, température indétectable (en-dessous de 32°), bradycardie.

- « je vais être franche (dit-elle après examen), il y a très peu de chances qu'il s'en sorte. Qu'attendez-vous de moi ? »

 

Mais tu avais tout du mort un matin de septembre 2018 et ils t'avaient sauvé.

- Vous pouvez agir et moi je ne peux rien » (de mieux), ai-je répondu.

 

J'ai espéré prendre le courage de te sortir de cet état, empêcher le déclin fatal. Ton énergie encore Frimousse qui est là, l'amour que tu reçois et la science. On va s'en sortir, même si je suis la seule à le croire, et toi peut-être de tant croire en moi. Cinq heures après l'admission, tu mourais seul, d'autres urgences ayant eu la priorité sur la veille de ton état. A 2 heures, j'ai su bien après, lors de l'entretien à ton sujet que tu étais en défaillance.

Tu étais branché.

 

 

Alors que tu luttais et mourais, à la maison, les yeux rivés sur l'heure, je ne dormais pas. 

 - Je vous appelle pendant la nuit si ... ? » m'avait demandé la vétérinaire

- .Oui Déçu

- Si pas de nouvelle, c'est que ça va, je rappelle les gens en fin de matinée »

.

 

 

Vers 4 h mon coeur commençait à s'alléger, le téléphone toujours à côté.

Vers 05 h 30, j'ai pensé que tu étais sorti d'affaire, que je pouvais dormir. Etant donné tous ces soucis critiques, il y en aurait encore, mais tu devais être hors de danger. J'ai, je crois me souvenir, chanté un peu.

 

05 H 48, le coup de téléphone de l'impensable sonne. Après cette peur ? Après toutes ces heures ? 

Je venais de mettre, ouvert, le mobile en recharge un étage plus haut. J'ai raté l'appel, ai appelé le standard à bout de souffle et ce n'était pas dû à l'escalier. Je ne veux pas écouter le message, sachant sans vouloir comprendre, espérant une raison inespérable : qu'elle m'a appelée pour me demander l'autorisation d'un examen délicat. Mon coeur a tout l'air de vouloir quitter la cage inutile de mon thorax.

Le standard demande une très longue attente. Fébrile au maximum, je finis par raccrocher.

Le petit clapet de contact de mon tél claque. Merde. Mais il marche encore.

888   

- Madame Cap, c'est la vétérinaire R.... Je vous appelle pour une mauvaise nouvelle » est-il enregistré dans le répondeur.

(elle m'expliquera après que le trouvant décédé vers 3 h, elle préférait parler plus longtemps avec moi ensuite, ce que je pris donc à tort pour une autre survie de Frimousse).

Les appels du terminus, je connais aussi cela avec les humains.

Je sais que ça peut faire sursauter, mais cette fois, c'était toi, une part de moi des plus essentielles.

Je n'ai pas su m'arrêter de me battre. Je ne croyais que peu en cet échec, c'était risqué, mais parier sur une victoire vaut le coup de se lancer. Elle était jeune, pas assez positive, elle ne savait pas de quoi tu étais capable, ni toutes tes vies qui avaient fréquenté la mort, voilà ce que je pensais. Si c'était pour mourir, j'aurais pu, en pleurant autant, te laisser passer de l'autre côté en restant tout contre toi, contre ton front, nos regards plongés alors que les tiens quittaient peu à peu ce monde. Je t'aurais serré si fort, comme la veille. Tes pattes se seraient étirées vers cette forme d'issue et j'aurais su que tu partais.

Mes pleurs en raccrochant sur ce message devaient être ce qui se rapproche d'une plainte animale que malgré l'heure matinale, je n'ai pu partager seule. Mon protégé que je n'ai su défendre. J'avais tort, tort, tort.

De nombreux humains ne comprendraient pas.

 

Je suis venue, tu es dans un joli cercueil en carton avec les oiseaux blancs. Je l'ouvre, ton corps est chaud. Il me semble que tu vas te lever. J'ai eu l'impression d'un mouvement. Le sommeil qui me manque, sans doute. J'ai même contre toute attente essayé, tant que nous étions seuls, un massage cardiaque que je ne sais pas faire, mais que peut-il arriver de pire ?

 

 

La veille, j'avais cru que tu ne passerais pas la nuit, je t'ai tenu longtemps dans mes bras, mon nez contre ton museau tout froid. Je ne voulais pas que tu meures entre des murs lisses, loin de nous. La nuit passée, alors que réveillé, tu grattais au large matin faiblement la porte pour sortir dans le couloir, que tu aies survécu semblait donner une chance de tout tenter encore. Car que tu aies survécu était sur-félin (chez nous, on dit surhumain).

 

 

Frimousse, mon ange de douceur qui m'y ramenait, mon hypotenseur, mon gardien-phare et mon soleil. En 2018, je notais ce que tu m'apprenais, toi, eh oui, toi : le talent de vivre.

Je ne suis pas aussi méritante.

 

 

Dors au paradis des chats, enfin tranquille. Je te pleurerai toujours.

 

 

Notes Frimousse.jpg Il y a "longtemps" que je t'aime, jamais je ne t'oublierai.      .Notes Frimousse-2.jpg

 

  

                                                  Corine

 

 

 


03/05/2020
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28/04/2020
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Il ne nous habituera pas

On croyait qu'il nous avait habitués. Que nenni.

Nous ne sommes vraiment pas immunisés contre tout.

Qui s'habituera jamais à Trump ?

Chacun son système D : plus de papier A4, qu'à cela ne tienne, j'ai dessiné sur carton P.Q (vrai. Le plat, sinon c'est sûr, ça vous passe un temps de confinement, sur un cylindrique, mais c'est plus ardu et j'aimerais sortir un jour !). Tout un symbole à l'heure actuelle ! Ca accroche le crayon-mine, le carton du papier hygiénique, ça efface un peu, la netteté en souffre, mais on reconnait bien un des personnages du merveilleux Gotlib.  

Dessiné/plagié, scanné, bullé, enregistré, facebooké, puis nous voilà. 

 

 

Mon Gotlib revu le 28.04.20 (forme).jpg

 

 

Belle journée et faites attention à vous.

 

                                                        Corine

 

 


27/04/2020
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Un peu de cathé en 2 petits points

 
 

 

(... ) « et Marie-Madeleine arriva au tombeau au matin. C'était encore les ténèbres.»

 

 

Que cela nous enseigne-t-il donc, parbleu ?

 

À nous poser la question suivante :

pourquoi sortir pour couvrir un corps d'aromates alors que le matin est encore noir au risque de se casser la figure le nard collé au visage, à la coriandre et au romarin ?

Ca, ça fiche tout un prestige en l'air.

 

Le motif de s'aventurer dans l'obscurité aurait-il été celui de la crainte ? En tant que péripatéticienne patentée repentie, Marie-Madeleine en avait vu d'autres pour avoir peur de l'ennemi. Des gentils, des brutes, des soumis, des pervers, des voleurs,.... Thomas, pensif, lui avait lancé au dernier repas un avis sans appel (opinion qui se répandra et se fera célèbre) : « je crains le pire, ils sont fous, ces Romains »

 

N'oublions pas qu'elle se tenait devant Lui lors de la Passion. Donc la peur, hein, prise entre Amour, admiration, respect, foi et agonie. Pensez...

 

En guise de conclusion rapide et définitive, nous disposons des éléments suivants : quelles que symboliquement les dates soient déplacées à notre convenance (Pâques bien que changeant de jour, chaque année se situe au printemps) une déduction domine, triomphante de bon sens : Marie-Madeleine n'était pas avertie des règles du changement d'heure (une absence d'information due à de vieilles querelles et jalousies, sans doute).

 

Ne pinaillant pas sur les factures d'électricité, rassemblant la menthe et les épices qu'elle avait préparés la veille, elle sortit dans l'obscurité (donc) vers un sombre tombeau bouché par une pierre. 6h, c'était 6h.

 

 

Tenant son panier bien en main, cependant surprise par ces ténèbres de l'extérieur plus fortes et denses qu'elle ne l'envisageait, alors qu'elle pensait se casser le nez à l'obstacle qui fermait le sépulcre, la pierre était levée. Elle sentit ce sable et ces gravillons sous ses sandales. Point de bug, son GPS en langue araméenne ne la trompait pas, elle n'avait donc pas commis d'erreur dans sa progression. A tâtons, elle s'avança. Ses parfums s'élevaient dans la tombe dont elle touchait les murs.

 

Le mystère s'épaissit alors que l'aube se levait. La joie grandit sur cette incompréhensible absence et ces linges posés. C’était bien là, elle les reconnaissait. Des paroles lui revinrent à l’esprit. Elle s'élança au dehors, afin de porter la Nouvelle.

 

C'est ainsi que tout commença, par les routes ombreuses d'une insoumise (un peu de “folklore” un chouia déficitaire, ce à quoi nous avons remédié ici).

 

Euh... bien. C'est tout. J'espère que vous avez pris des notes.

 

                                                       Corine

 

 

 

 

 

 


12/04/2020
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