Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Wordless despite writting

David Bowie 2020.jpg

                                                                                                                               Un autre espace

 

 

 

 

     Mon collage très amateur me ramène encore quelques années en arrière. J'ai pourtant vécu des choses heureuses avec de bonnes personnes, mais des beaucoup moins gaies, pas mal aussi. Je me rappelle cette fichue scoliose galopante, dès 13 ans. Je me souviens des positions recommandées pour la stature, insuffisantes, les séances de kinésithérapie assidues, puis l'indispensable, LES indispensables corsets en plâtre, tels qu'on les faisait à l'époque quand la situation dégénérait en dépit de tout (on en fait toujours, mais un peu plus commodes et même jolis, avec, heureusement, des livrets permettant aux enfants et aux ados de mieux le vivre), sans oublier (je pourrais mettre des tirets) les séances de kiné restées imperturbablement tri-hebdomadaires, les radios tous les 2 mois, l'impatience d'une liberté quand on m'ôtait un corset, le premier soulagement gâché par l'impression de ne plus savoir correctement tenir debout, de fléchir ; impression peu durable, puisque le nouveau plâtrage remplaçait le précédant en quelques heures. Malgré le tissu, je me souviens des bulles de plâtre secs rentrants dans la peau, des vergetures, de la raideur, des privations, de limites, de cisaillements et donc de douleurs. Mon dos, quant à lui, ne se prononçait pas sur la situation. Je ne lui reprochais rien, ne souffrant pas par lui.

 

Je me rappelle ce par quoi on passait tous à ce stade de torsion : le corps allongé sur une table, la tête étirée vers l'arrière, les pieds vers l'avant tandis qu'à trois, ils faisaient leur moulage sur moi. J'avais beaucoup grossi et je me l'entendais chaque fois reprocher par le médecin diplômé en "Médecine Physique et  Réadaptation", mais déficient en Délicatesse. Il est vrai que toutes les jeunes filles rêvent de faire 24 kg de plus en 1 an (+ le poids du corset !) et qu'il fallait leur mettre des points su les "i" du mot chance. 

On me remettait après tout cela, rigide, sur pieds, me faisait asseoir et j'attendais. C'était chaud, puis froid. le plâtre séchait et j'étais prise dedans comme une statue aux bras et à la tête mobiles, aux épaules légèrement surélevées (d'un glamour étourdissant).  

 

Dans cet essor de plaisir et de sensualité, mon kiné (Monsieur Blanc, hommageClin d'œil) pourvu d'un réel tact, conscient de la honte que je ressentais de tout cela et de celle que provoquait la découpe à la scie (chic ! Pas de tronçonneuse !) de la "fenêtre" au niveau du torse de l'ado qu'il avait devant lui, appelait la secrétaire du cabinet, à l'instar de notre Sherlock Holmes international le plus populaire (le génial Jeremy Brett) hélant sa logeuse, Mme Hudson.

M. Blanc faisait mine de s'époumoner : « Madame GRIMMMMAUUUUUUD ! GRIMAAUAUD !». Mme Grimaud (orthographe incertaine) arrivait, souriante. Bien que ne pouvant rien pour la découpe, elle posait sur moi son regard de femme tranquille. Ils savaient tous deux qu'ils me faisaient rire quelques secondes. Mme Grimaud s'en retournait. Le corps avait trahi, la médecine ne pouvait pas faire de miracle, mais la gentillesse me touchait.

Il n'en restait pas moins qu'il était vital de s'échapper plus haut, durablement. Lors de ces années (2 et demi), j'ai appris à me détacher de certains moments, psychiquement et physiquement, à répondre sans être là. J'étais déjà dans la lune, mais j'ai appris à sortir de l'instant (sans toujours réussir), à m'étourdir pour sortir un peu du mal-être.

Nous nous étions découvert, M Blanc et moi, un goût commun. Alors qu'il me parlait de son affection particulière pour "Rock N Roll Suicide", j'y répondais, mais chantais d'une voix résolument imperceptible : « (...) all the knives seem to lacerate your brain, I've had my share, I'll help you with the pain, you're not alone, (...) ». « (...) Staying back in your memory are the movies in the past ? How you moved is all it takes to sing a song of when I loved ». BA da da da ! 

 

Cette musique interne où vivaient des ressources et en réponse silencieuse à M Blanc, était plus forte que tout pour passer au-dessus de ce que je voyais de ce tissu, de ce matériau trop épais et de ce bruit. Elle ne m'abandonnerait pas.

 

 

Vous m'étiez déjà nécessaire avant que je sache devoir un jour me soigner de quoi que ce soit, mais lors de ces soins, nous parlions de vos mots, M Bowie/Jones. Et sans le savoir, vous m'aidiez déjà à partir si loin.

 

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2020. Changes ? We're still the same here....

 

Yes, indeed  we can choose : we have 7 days to live (our lives) or 7 ways to die as you sang it, true.

In a world where we'll have seen a few percent of when we die, in a quite short estimated lifetime. It's so uncommon to be able to grab, understand and create as you did.

 

« Gimme your hands ».

A moral backbone due to your weird, tremendous, stunning music and portrayed worlds. Without omitting your so british sense of humour Sourire.

Unforgettable inwardly forever.

In spite of "all" (and so little) I've written, wherever (just for me, or on this blog), I'm still wordless and always will be. There has been a new kind of vacuum since this despicable day. 4 years already and yet... a gaping wound. We are millions in the world mourning you but despite some commun facial features, each sorrow has a unique face.

 

                                                                       Corine

 

 


10/01/2020
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Fine

 

 

 


08/01/2020
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Brève poésie festive (article différé)

 

 

 

 

 

 

Je reviens à petits pas sur un humour quelque peu tombé sous les bombes de cette "belle" année, malgré quelques sursauts. 

 

 

 

 

 

Souvenir du 25 décembre 2019, un peu de poésie :

 

 

 

tout était frais. Les miasmes venaient donc d'ailleurs. Qu'on les poursuive et qu'on les pende ! Schnell !

 

 

 

Il y a ces sites conçus pour les déçus des cadeaux qu'ils ont reçus, mais, dans ces festivités, il y a une reine qui trône, aussi crûment que trivialement, sur ce que l'on est le plus pressé de (pouvoir) rendre : la gastro.

 

 

Cette sadique met en effet toute sa lenteur dans son processus sans protocole, une Super-Glue de dernière génération sous ses semelles. Le pire, on est d'accord ? (comment ça, vous ne savez pas avec quoi ?) ne sont pas les vomissements, mais le temps qu'ils s'autorisent à prendre pour se décider à se révéler dans la gloire, avec brusquerie, après des heures de nausées fallacieuses. Voilà toute la supériorité de l'amoralité de la gastro-entérite aiguë - G.E.A pour les intimes : maintenir des festifs l'oeil vitreux, isolés, un tiers de journée non loin des sanitaires.

 

Gastro, on aura ta peau. Ouaissssss !

 

 

 

Vous reprendrez bien un peu de pâte d'amande ?

 

 

 

Je vous remercie, arrêtez les flashs, ça manque un peu de vers, mais si ça, ça, ça, c'est pas de la poésie ! ... vous êtes de drôles de fines bouches !

 

 

 

Je n'oublie pas de vous souhaiter un bon appétit.

 

 

 

                               Votre dévouée Corine. Tchin !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ps : ne négligeons pas, dans nos placards silencieux, les bouteilles de Coca et quelques boîtes de riz, car Elle refrappera. La vigilance est de mise sur leurs dates de péremption (moi-même en personne, je m'en vais voir sobrement). 

 

                                

 


30/12/2019
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Ps justice pour un "merci"

 

 

Personne ne me fera jamais retirer ce que je dis, ou écris. Si tel était le cas, je ne pourrais plus m'estimer. Je suis aux commandes pour cela.

Le motif du retrait d'un texte : ne plus l'aimer ; ou vouloir continuer à me regarder en face. En l'occurrence au sujet du dernier.

 

Seule ma conscience et mes remises en question ont un pouvoir sur ma volonté de rétraction. Il peut advenir que je ne me rappelle que d'un tapis d'émotions et comment j'y ai marché. Les mots-sms, les mots messages, quand ce sont les miens et que je ne pense qu'au tapis, s'envolent assez vite. Après tout, quand il y s'agit de moi, pourquoi les garder ; je semble me connaître si bien.

Je ne m'arrange avec rien, je ne refais pas l'histoire, j'essaie de la comprendre. Il me manque des pièces et je reste consternée devant ce puzzle que je ne pourrai terminer.

 

Etant donné que j'ai ôté l'article précédent (peu lu), je ne laisserai pas ce post-scriptum longtemps non plus. Ca ne signifierait rien.

 

 

Je ne me pardonne jamais mes injustices, j'essaie d'en faire le moins possible. De ce que j'ai écris reste 1 persuasion : un nouveau gâchis.

 

Ce que j'ai fait de tout cela, c'est une page sur les thérapies que cette fois, je conserve pour moi (il me reste tant de plages de questions suspendues, à côté de convictions). Je préfère repenser à l'humour que je mettais, à l'époque, sur ce blog, le coeur léger, dans "le fou et le psy". Il reste sur ce blog.

 

Il arrive que le présent soit si brouillé, que le futur proche n'existe pas. L'avenir est quant à lui une science-fiction qui nous alourdit, encore perchés sur une ligne grésillante qui ne dit plus l'espoir qu'elle attend quand la vie reprend le dessous.

 

 

Il y a chaque fois Déçudes après sans y croire, ces "post" qui n'atteignent plus car faire tant de confiance au sous-sol est "anormal". Il faudrait une pelle pour ramasser, de la glue pour recoller ce qu'on ne peut pas, ce que je ne comprendrai jamais : l'irréversible, quand le mal est involontaire et que j'ai appuyé sur le bouton de l'ascenseur. Je n'ai plus 10 ans pour en être félicitée, au contraire. Je persiste malgré tout à croire qu'aucun changement n'est dérisoire et à regretter, fondamentalement, un appui qui avait fait ses preuves. Ca semble capricieux, ça a l'air facile, ou fou, dit comme ça... Peu importe qui passe et ne me comprend pas. Je n'ai écrit que pour corriger ce "merci Lea". Je crois que ça ne change que très peu de choses.

Nous sommes des millions de névrosés et autres variantes aux humeurs variables auxquel(le)s les psys ont affaire. Ils sont moins nombreux que nous mais ont, chacun, leurs réponses. 

Il se peut que je passe ma vie à défier l'irréversible sur des tapis d'émotions.

 

                                        Corine

 

 

 


28/12/2019
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prière de

 

 

 

Pétard ! Vous avez remarqué ? On est de plus en plus pressé de conclure avant de commencer ? Les actions se précipitent et s'embrouillent ! Souvent du n'importe quoi. 

 

Ca m'a donné à réfléchir.


 

Un exemple de bon sens, simple, drôle et concret : ne sortez pas sans miroir. Vous êtes bien sûr libres de choisir une vitre si un miroir vous semble un peu "précieux", bien que cela me paraisse moins aisé.

 

Donc prière, si vous tombez sur un corps, tiens, le mien par exemple - on se connaît un peu, c'est moins intimidant - inanimé dans un lieu public ou privé (cheveux châtain-rouge foncés, teint pâle, 1 m 70, dans les 54-55 kg, 56-57 après les fêtes) prière, donc, de placer un miroir au-dessus de mes sensibles babines, plutôt que de quérir les services responsables des autopsies inconsidérément.

On est à l'abri de peu de choses, savez-vous : il suffit qu'un policier soit appelé en dernière minute pour le présumé constat, sans son peigne, son miroir ni sa brosse à dents (avant un roulement de faction vespérale) pour que soit commise une involontaire bévue. Qui plus est si lui prend l'envie de trinquer avec le médecin dépêché à son corps défendant (qu'il inclinait bien plus à culbuter la jolie infirmière du 4ème. Merde alors !) pour "constater" un trépas hâtif. Car pendant ce temps, pour eux, c'est la vie. Il faut bien se remonter le moral. C'est fatiguant, en fin de journée, ces figures éteintes alors que les lumières s'allument. C'est ainsi qu'avec un peu de précipitation, un peu d'alcool et sans miroir, vous êtes déclarée improprement décédée. C'est la vie, vide dit ! Mais et ma buée alors ?

 

La fin, on est tous dans la même barque, ça n'est pas si grave, mais la dissection et les recherches in vivo, je ne suis pas fan. Et pourquoi pas les bœufs derrière la charrue ? Non plus !

 

Tandis qu'un brin de calme et miroir permettront :

* de me relever d'un malaise, ou d'une cuite munie de l'intégralité de mes viscères (mes organes seront remis à ceux qui en auront besoin le moment venu),

 

* d'épargner à la science ses sous, son temps et les services d'un ou des expert(s) en Médicolégal,

 

* à un prêtre, plutôt que de s'efforcer de récupérer les avis plus ou moins objectifs sur le cas que j'étais, de préparer les messes qui lui reste à faire pour les quelques fidèles qu'il garde encore sur plusieurs paroisses,

 

lésant, c'est vrai, vous avez raison, les pompes funèbres qui sont en ce jeune 21ème siècle un des seuls corps de métiers à être certains de ne pas connaître le besoin !

 

 

Si jamais par extraordinaire, le pouls, la mydriase, le miroir, la température, les muscles (etc...) confirmaient mon long voyage, j'aimerais bien faire sourire après lui.

 

 

Une des mes suggestion d'épitaphes :  

"l'heure, heure ! Ah c'est malin !" Sourire

 

ou "je crains désormais d'être en retard, merci de faire passer le mot". Sourire

C'est sobre, c'est court et ça tient (il n'y aura pas que moi sous la dalle, il faut savoir partager et dans le respect, sans effacer, ni réveiller l'autre, même si le matelas est bon). 

 

 

Merci pour moi, merci pour tous.

 

                                                Corine

 

 

ps : quand on met au centre de l'action, c'est quand même + marrant

 

 


11/12/2019
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Une goutte le 08/12

 

 

 

Premièrement ce qui me rend heureuse ce 08/12/19 sont les résultats dont on nous fait part au Téléthon. Que la science lutte efficacement contre la souffrance, la détérioration des fonctions physiques et vitales est une joie. 

 

 

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Je n'ai pas eu la chance de m'intéresser à Lennon avant sa disparition. La Grande-Bretagne, la musique pop universelle n'étaient que des mots, auxquels je ne prêtais qu'une oreille très distraite. Ca m'a évité d'en pleurer.
 
J'ai été secouée par la nouvelle sans vraiment la saisir lors de la récré, le 08/12/80. Je comprenais mal la violence adulte à son point le plus imbécile, "ça ne pouvait pas exister" (me disais-je), il devait me manquer un renseignement.
Des points d'interrogation se placèrent en rang assez désordonnés dans mes pensées, je mis mon chapeau figuré par-dessus et la journée se passa sans que je n'y revienne, si je m'en souviens bien. Si j'étais choquée, je n'étais pas bouleversée, ne sachant distinguer son visage de celui de ses anciens "coreligionnaires" dont je connaissais quelques chansons ("All you need is love", "Strawberry fields", ou hum... "Yellow submarine", drôle pour les plus jeunes, mais que j'ai, en tant qu'adulte, du mal à supporter longtemps ! "We all live in a yellow submarine, yellow submarine, yellow" Incertain) Tout juste si je savais qu'ils étaient séparés.
Le lendemain, ces points interrogateurs sous le chapeau n'étaient que des feuilles mortes sans râteau pour les faire disparaître.
 
Après, ben... j'ai connu la musique pop et me suis mise à beaucoup aimer, notamment, bien sûr, les Beatles dont j'ai différencié les personnalités !
 
 
 
Il n'empêche que chaque année, j'aime mettre la vie de John Lennon en priorité le 08/12 avec l'envie de prendre un râteau pour débarrasser les feuilles de l'événement sordide. Une goutte d'illusion au bord d'un abîme de gâchis où elle essaie de ne pas tomber.
Ccrtains artistes des années 60-70 sont plus ou moins oubliés, d'autres non. Il ne l'aurait, j'en suis sûre, jamais été. Jamais muet, jamais blasé, toujours brillant. Un grand enfant doué, curieux, averti, narcissique et drôle.
 
Lennon chantait, nerveux illuminé   "Power to the people"
En 2019, c'est une voix de Suède en colère sans artifice qui nous rappelle l'urgente nécessité du pouvoir que doivent prendre les gens dans un état de catastrophe climatique, du travail que doivent fournir les enfants et les adultes au présent et au futur, afin qu'il y ait un futur et afin que ce même temps proche soit potable. J'ai pensé à lui quand je l'ai entendue la première fois, sauf que là, ce n'est plus de la rigolade.

« The real power belongs to the people ».

 

 

Heureuse est la nostalgie quand elle retrouve sa source.
Je vous souhaite une belle écoute. On ne se refait pas (pas totalement) !
 
                                                        Corine

 


08/12/2019
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Réflexions personnelles, un dernier jour de nov.

 

 

 

* La jeunesse se perd quoi qu'on fasse. L'enfance (si on l'aime) ne se ride qu'au dernier souffle.

 

 

* C'est le dernier qui a parlé qui a raison » ! Mais il y aura toujours un dernier, derrière ! C'est la fatigue de répondre qui gagne. L'objectivité n'y perd rien, ce sont ceux qui la trompe qui se casseront les dents à force d'adultères.

 

 

* On rend beaucoup d’âmes quand même

«  Rendre l’âme », mais qui a prêté à qui ? A notre insu ? La vie copinerait avec les usuriers ? Sans piété ? Incertain pitié ? Je me demande si on ne nous doit pas des intérêts dans cette usure.

 

 

* Les secrets de famille ont la peau dure d'un cuir tanné, sombre et battu par le marteau du silence.

 

 

* Sois fier de toi quand tu réussis, mais ne sois jamais prétentieux, ni bête à partager le monde entre winners et losers. Plus haut es-tu, plus bas tu peux tomber. Sans avoir compris l’humilité, tu ne te relèveras pas si le vent tourne un jour.

 

 

* Il avait corrigé ma presque cécité dans cette agitation.

 

* Donne-moi la carte, toi, le destin qui a tous les crédits. Je passerai à la banque régler nos comptes dans 1 mois, 2, 4, ou à la saint-glinglin.

 

 

                                                                    Corine

 

 


30/11/2019
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Compte, mariage et caramel ?

 

 

 

       Tôt ou tard, nous sommes amenés à faire la connaissance de cette classe à part de la race humaine, aux références ténébreuses et au vocabulaire amphigourique (ce sont davantage nos têtes de clients ignorants, attentifs comme des enfants qui en sont comiques) : celle des notaires. Je vous souhaite que ces contacts aient lieu dans l'optique d'acquérir une jolie maison, un local professionnel, un complexe hôtelier, ou de prendre la relève du bien-être moral et de l'appétit de notre Choupette internationale (qui n'y est pour rien), mais ça n'est pas donné à tout le monde.

Avant de poser 1 question à votre notaire, soyez prudent. Vérifiez au préalable votre compte bancaire.

Prévoyez, économisez, comme pour vos dents, (couronnes, bridges, implants, etc). Il convient de se projeter.

Évitez les caramels mous.

Divorcez pour un prothésiste, renseignez-vous. Il faut savoir raison garder, soyez responsable. Quoi, il est déjà marié ?

Je vous disais quoi ? Le mariage, les caramels, le notaire, le compte.

J'y suis ! 1 notaire par question, la question au notaire !

De toute façon, j'allais vous faire divorcer et remarier (car vous avez confiance en moiserpent de Mowgli.jpg, ce qui vous ferait avocat(s) + notaire(s) = mauvais plan. La morale, dans tout ça, 'savez...


 

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Ne mordez pas votre notaire. Même avec des implants tout neufs dont vous êtes sûrs, ce n'est pas le problème. Et même s'il est vacciné contre le tétanos (demandez-le lui toujours, un coup de sang arrive si vite).

 

Vérification faite.

Vous avez posé votre question. Il sourit, satisfait de sa réponse. Il est pressé, question/réponse, c’est plié. Suivant ! 

Vous jugez que le renseignement qu'il vous a fourni amène une autre question. Votre cerveau rame dans sa mission de Mac Intosh du pauvre, sa Sérotonine fait un croc-en-jambe à la Dopamine qui fait de vous un être toutes proportions gardées positif, votre foie tourne au vert. 2 questions. Un prêt sur 5 ans ? Votre Dopamine naturelle qui a repris le contrôle et tapé dans le ballon vous pousse à tenter une astuce.

Alors que vous réglez les honoraires de l'homme de loi, vous composez avec votre nervosité et feignez de répondre innocemment à une question qu'il ne vous a pas posée. Mieux, vous affirmez ce que vous ignorez (sur un point qui vous manque et que vous voulez).icone diable.jpg

But !! Il tombe dans le piège. La secrétaire a dû oublier de lui porter son café de 11 h (cliché !) Il a dû oublier de prendre son café.

Eurêka, vous avez votre réponse.

 

 

Admettons que vous soyez engagé dans un acte notarial.

 

Si vous voyez, chagrin,  que votre notaire n'a pas prêté pas attention à tous vos dires et si la secrétaire n'amène pas le café de 11 h – 11 h 02 et le sucre et 1/2, tâchez d'éveiller son attention en zappant un 0 lorsque vous en êtes au règlement de vos échanges.

 

Soit ça le secoue, soit non mais le simulacre marche et vous repartez sans l'éclaircissement voulu, mais avec un 0 en + de votre côté à la fin du mois. En cas de succès, soyez chics, dites-le aux copains. Il y a néanmoins peu de chance pour qu'il ne se rappelle pas à votre bon souvenir par voie postale. Le goal Excel n'a pas besoin d'excitant et le rappellera à ses intérêts.

 

Vous pourrez toujours me dire que mon propos présente immédiatement une anicroche : si vous êtes engagé dans un acte, les notaires ne sont ni fous, ni idiots : ils pensent aux R.I.B et vous êtes prélevé. Eh.... oui, c'est vrai.

Vous pourriez aussi m'opposer : a-t-on déjà vu un notaire étourdi ?

Ce à quoi je vous répondrai que vous avez plausiblement raison. Il y a des professions qui siéent mal avec certains épithètes :

- un garagiste désœuvré,

- un prostituée frileuse, 

- un taxi muet,

- un plombier ruiné,

- un homme d'état honnête,

- un couvreur acrophobe,

 

je vous laisse poursuivre la liste. Pour la sécurité de mon compte et d'éventuels procès en diffamation, j'ajoute lâchement que toute exception confirme la règle.

Je me permets de prendre la parole au nom de notre Communauté d'ingénus : Mesdames et Messieurs/Me et Me, prouvez-le, parce que nous le valons bien !

 

 

 

                                                              Corine

 

 

Ps : un notaire aura toujours des documents à vous faire imprimer et remplir, (ou des pièces à lui fournir) par courriel. Ca peut être très pratique, faire avancer beaucoup + rapidement les choses. Prévoyez en conséquence conséquente dans votre bourse le coût du papier et prenez garde à ce que le niveau de l'encre de votre imprimante (ainsi que le bon fonctionnement de cette dernière) soit nickel. Il y a des impératifs et souvent l'exigence de courts délais pour VOS réponses. 

 


10/11/2019
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Adrienne Pauly, une des très bonnes

 

 

 

    Adrienne Pauly, une chanteuse à textes, aussi bonne pour les soigner que pour l'interprétation qu'elle en donne. Je ne peux l'imaginer ayant épuisé ce qu'elle a à dire. Et pour donner, elle donne. Médiatiquement très discrète, il faut la chercher. Cours après moi que je t'attrape, public !

Excellent peintre de caractères qui nous rappelle, dans ses portraits, toujours quelqu'un ; parfois soi aussi, heureux de nous sentir compris (le familier : « ouf, 'y  pas que moi ! » vous savez ?!). Ou qui nous inquiète, de là à retourner les poches de la veste de notre bonne (?) conscience  (ex. : "L'excusemoihiste : une vraie emmerdeuse  ...Rigolant)

Très rock, ce qui ne la retient pas de revoir ce qu'on appelle des classiques (dont Gainsbourg)

Immodérée, figure de proue de son bateau où dansent à tribord humour fou, ironie, sensualité, gouaille et glissent doucement à babord tendresse, tristesse ("La fille du Prisunic", "Pourquoi",...). Il y a de l'adulte, il y a de l'ado, il y a de l'enfance.

Comédienne (on ne le saurait pas, on se dirait que ce serait dommage qu'elle ne s'y soit pas collée), chef d'orchestre de son espace et de l'Ame du moment sur une scène, ou un plateau, qui nous secoue l'échine par sa vigueur de tornade langoureuse.

Je ne connais aucun mauvais titre d'elle. Je dirais que j'adore et que ça dure ! C'est de la bonne ;-). De la bonne, bonne dépendance.

 

Un de mes titres préférés. Je vous souhaite une bonne écoute : 

 


 

Une belle phrase de Claude Chabrol en prime qui passe très vite, affichée : « un retour à la norme me paraît plus inquiétant que la folie.»

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Ou dans le film "La Vie Parisienne"


 

Ou....  il y en a tant : "La conne", "Chut" (très beau),...,...

 

 

                                                      Corine

 

 

 


04/11/2019
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Pourquoi ne pas ? Oui pourquoi !

 

 

  

   De rares personnes inspirent naturellement un sentiment de confiance profonde. Je ne peux vous épargner le poncif : "ce qui est rare est précieux", car il est vrai.

Ce sont les mêmes (en tout petit nombre) qui vous connaissent bien et ont le don de vous poser des questions dont il adviendra qu'elles vous fassent tomber des nues, mais qui ne sont pas sans rapport avec ce qui vous fait légèrement défaut.

Car vous n'êtes pas toujours rationnelle.

Soi la délibération vous plaît, soit elle vous dérange, car elle est inconfortable.

La chute des nues démarre. De toute bonne foi, vous répondez un peu sonnée, avec le tac au tac que vous avez sous la main.

- Pourquoi ? C'est évident pourquoi !

 

Apparemment non. Vos arguments s'accrochent à un parachute et vous actionnez machinalement la sécurité. Plus vous répondez, plus les pieds de vos mots s'agitent, alors que vos yeux tournés vers votre esprit cherchent le point culminant de l'objection qui fera mouche. Vous ne trouvez aucun point proprement irréfutable sur le plan cartésien. Il fait salement chaud. Dessous, il y a le vide. Vous tenez encore suspendue, mais le voile prend un sens qui n'est pas le vôtre. Le parachute ne suffit pas, vous battez des ailes. Vous appelez un autre argumentaire à votre rescousse. Ce qui culmine est votre malaise d'avoir l'air de mauvaise foi.

 

 

 

Cette fois, il s'agit de l'action. Car une qualité que l'on porte est supposée, pour un esprit 100% logique, engendrer une action.

 

Sans doute, mais pas tout le temps, par pour tout, pas pour tout le monde. Comment faire passer que l'on ressent le cumul de l'angoisse d'une redite de mauvaises expériences sans rapport cependant avec celle d'un méli-mélo d'images (purement) imaginaires découlant des premières ? Comment dire "non" si ça ne semble pas se tenir, sans porter la honte du "oui mais" ?

 

Vous croyez toujours en votre bonne foi, mais sentez que votre justification est incomplète.

 

Avec le temps, vous vous êtes exercée à essayer, à connaître des réussites et des échecs. Les succès, dont vous avez aussi appris à prolonger le bénéfice (on partait de loin : ils reculaient si vite dans votre mémoire) sont bien agréables, mais il faut admettre sincèrement que les échecs cuisent chez vous très longtemps.

Vous avez appris... Néanmoins, il y a toujours des zones qui pêchent et vos sens interdits.

 

 

- "Et pourquoi Corine ne donneriez-vous pas des cours de ..." (peu importe de quoi)

 

Pourquoi ? (chute de nues, parachute, ailes)

 

- Mais parce que vous comprenez .... subséquemment (non, je ne dis pas subséquemment dans la vie !Rigolant)... quoique ...() cependant, je connais (...) qui en ont fait les frais, poigne nécessaire (...) tout ou rien, il s'avère que, malgré tout, bon feeling ou pas, ça dépend. Et puis jamais fait. Là.

Le parachute ressemble davantage à un parapluie que tout à l'heure. Vous pesez des tonnes à l'intérieur.

 

 

Et puis vous réfléchissez à ce qui vous empêche vraiment, à vos craintes, à ce qu'elles auraient d'inexistence chez d'autres au même niveau de connaissances que vous, mais qui ne douteraient de rien. Mais que vous, c'est vous.

La réflexion fait son chemin.

Pourquoi ne pas donner des cours ?

Parce que vous avez pour conception qu'apprendre quelque chose à quelqu'un ne souffre pas de dérobade, que vous vous devez d'être infaillible. Même si vous savez que vous n'avez pas été formée pour ça. Même si vous savez que peu de gens sont absolument incollables. C'est à 75-80 % de là que cela provient. Vous avez pourtant le souvenir d'une jeune prof (ou étudiante?) qui vous donnait des cours de rattrapage de maths dont vous vous demandez encore comment elle justifiait son salaire. Alors qu'on attendait d'elle un soutien et des explications vu vos lacunes en la matière, elle ne se demandait aucun effort pédagogique. Droite et silencieuse devant vous, sa conscience tranquillisée par 2 phrases plus ou moins claires qu'elle vous balançait après l'énoncé du problème, elle attendait, entre sa montre et son bic, plus sûrement que l'heure tourne pour toucher son dû qu'une illumination de votre part. D'une semaine à l'autre d'un niveau de progrès limité à 0 face à vos vecteurs, vous sous sentiez forcée à rester fidèle à votre 0 + 2 phrases et 0 + 0 ....(je me demande encore !). Vous revoyez la scène, seules, vous regardant en chiens de faïence. Vous lui reprochiez in petto de se moquer de vos parents qui la payait pour rien alors qu'ils ne débordaient pas d'économies. Elle vous trouvait certainement odieuse. Vous aviez 15 ans, vous la détestiez et faisiez tout pour qu'elle le voit, en silence. La bosse matheuse ne poussa jamais. Après quelques cours absents d'enseignement et vos regards furibonds, elle déclara forfait.

Il est certain que vous ne ressembleriez jamais à cette pimbêche.

 

 

Il n'y a selon vous qu'une situation importante dans la vie où on n'attend pas de tout savoir pour passer le relais : dans le rapport parents-enfants.

Sait-on toujours répondre ? Non.

 

* Papa, Papa pourquoi la lune est plate ?

* Pourquoi le lait il est blanc ?

* Pourquoi il y a des monsieurs tortues et que le mot, il est féminin ?

* Et pourquoi Papy, il travaille pas mais il met le réveil ?

* Dit Maman pourquoi le monsieur derrière toi, il regarde ton code par-dessus ton épaule ? (vrai ou pas, gênant ou utile !)

* Dis Papa et pourquoi Maman elle se fait planter des clous chez le médecin ? Des aiguilles ? On la recoud, Maman ? Papa Papa, pourquoi on la recoud, Maman ? Acupon quoi ?

Dit Maman ? dit Papa ? Pourquoi vous avez l'air fatigués ?

J'ai sommeil, bonne nuit Maman, bonne nuit 'Pa.

 

Clin d'œil

                                                                Corine

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


19/10/2019
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