Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Parodie d'un "hit" français !

 

Ancienne parodie que j'avais faite, remaniée en ce jour dominical !!!

 

 

Nos PC nous sont devenus indispensables, mais ils le savent, moi je crois, un peu trop.

Il peut arriver que nous ayons des envies de meurtres, des flashs d'enclume frappant l'écran. 

 

NOOOOOON ! Non à la perfidie technique.

 

Quant à entamer le dialogue avec un ordinateur... On essaie ? Puisque vous le dites.

 

 



Comment savoir argumenter ?

En lieu et place de notre relation duo/duel, rallonge plutôt ta carte mémoire, rassemble tes boulons, relie tes connexions. Redeviens celui, si engageant, que j'ai croisé un soir d'hiver, refais... Tu... Hum, tiens, écoute :

 

 

 

 

 

 

C'est drôle c'que t'es drôle à reluquer

T'es là, t'attends, tu joues au niais

Et moi, j'ai envie d't’énernuer

Le poivre collé aux narines

La rage serre mes babines

Qui peinent à la retenir

De te cracher que j'en ai marre

De toi et de tes démarrages

 

 

 

 

 

De ces absences, de ces saccages

De tes centaines d'enrayages

J'en ai assez, faut bien qu'je l’te l'dise

Tu m'fous en l'air, tu m'électrises

Tes fonctions s'mettent en parenthèses,

Tordent mes espoirs dans une ascèse

Additionnant tes contretemps

A mes retards déjà probants

 

 

 

 

 

Par tes falaises de mauvaise foi

Mais tu nous fais passer pour quoi

Nous à toi seul, décrédibilises

(Ah ça !)

Tu râles sans faire tes valises.

Parfois je voudrais te lapider

Te bombarder, t'courcircuiter

Tu te laisses aller

Tu me laisses aller

 

 

 

 

 

Tu dois ta chance de survie

Au métal qui fait ta carcasse

Crains pourtant que cela casse

Qu'un jour la colère me dépasse

Et que ton ironie trépasse

Sous ces salves de patience

Qu'exige ton outrecuidance.

Prends garde à la belligérance

 

 

 

.

Ah ! T'es plaisant à contempler

Ton écran désert désolé

Traître de nombre phrases avalées

Mais où les as-tu donc planquées ?

Serait-ce trop te demander

De restituer, copier/coller

De simplement faire aboutir

Ce que tu laisses anéantir

 

 

 

 

 

Je m'interroge quand j’synthétise

Paralysée par ton emprise

Comment ai-je pu donc te choisir

Trouver dans tes charmes un empire ?

Comme enfants de notre mariage

Je ramasse tes plans de carnage...

Tu ferais damner un archange

Et aboyer une mésange.

 

 

 

 

 

Tu fermes tout, tu oublies tout

Tu n'as ni blessure, ni passion

Tu connais trop le mot refus

Il y aurait bien une rédemption

Mais si tu voulais faire un effort

Je n'en demande pas pléthore

Et bien me restituer ma place

Prouve-moi l'erreur de mes menaces

 

 

 

 

 

Au lieu de cet irréfutable

Regarde-moi, cartes sur table

Essaie d’ouvrir tes écoutilles

Tâche de te montrer gentil

Redeeeeviiiiens le cher mutin

Jouons encore ce 4 mains

Pour de calmes lendemains

Aux galaxies d'un clavecin

("clavecin" numérique  à 1 son, mais il faut flatter ! Le PC a sa fierté)

 

 

 

 

 

Redonne-moi une part entière

Et ces réponses que j'désespère.

Remets-toi dans la connivence

Et laisse-moi te refaire confiance.

Refais-toi donc solidaire

Et reprenons donc la danse

(danse, danse des mots, c'est la danse, danse des mots, euh pardon, je m'écarte) Lol

Au lieu de cette piètre distance

Allez, reprenons notre vieille alliance.

 

 

 

                                         Corine Cap

 

 

 

 

 


04/04/2021
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Serment

 

 

Toi, tu me reçois et me promets de me rester fidèle dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie et de m'aimer, chaque jour comme au premier.

 

Moi qui t'ai pris, happé, toi, issu d'instincts, sans te laisser de choix ; moi qui t'ai escroqué, toi qui as les dettes.

 

J'exige respect et soumission, j'exige ton adhésion pleine et entière, il se peut bien que tu ne t'y retrouves pas toujours. Pour me pimenter quand j'aurai perdu quelque goût à mes charmes, je saurai m'étonner et révolutionnerai ce en quoi tu te reconnaîtras après avoir vu cet événènement comme un heureux hasard.

 

Je saurai. Comme ça !

Il faut me reconnaître une gratuité : celle d'offrir le pire comme le meilleur, sans m'en trouver de raison moi-même.
Je flirte avec pas mal de mensonges, ou de fausses promesses, mais te décore de trophées que tu n'attendais pas.


Au mieux, tu sauras transformer en fantasmes mes mensonges et te battre pour qu'ils aillent plus loin que mon inconséquence. Il y aura les foutaises, mais il y aura des couronnements prenant pour racine tes désirs, jusqu'à leur matérialité. Mais sans moi, que serais-tu ?


Jure-moi d'oublier, d'essuyer sagement, au fur et à mesure, mes adversités et de me sourire, de refuser tes soupçons, de ne pas me haïr jusqu'à ce que nous soyons séparés.

Je ne t'ai pas dit ? Tu seras libre un jour, mais qui dit que ce ne sera pas la liberté qui te sera la plus morose ? A moins que tu ne sois prêt(e) à me tromper après moi, avec une autre vie.


Tu n'es pas mon but, je suis le mien : MOI, mon plus grand amour. Moi, ô combien polygame, qui règne sur vous tous, je me marie avec moi partout, en toi, en vous.


                                 Une amie qui se veut du bien, La Vie

 

 

 

 

 


Ps : voilà pourquoi les bébés et les personnes âgées sont édentés : les premiers sur l'intuition du bien-fondé d'un accablement anticipé, les derniers par sa confirmation.

Nombreux seraient-ils à signer un accord inconditionnel à cette souveraine, sans réplique en lui adressant leur plus beau sourire ? (bon d'accord, je contredis mon texte "un pied-à-terre", mais vous n'êtes pas supposés vous souvenir de tout ! Et puis on a droit à être ambivalent :-)  ).


J'adresse toute ma sympathie aux motivations de cet édentement. L'anodontie, d'ailleurs, n'est pas autre chose qu'une révolte silencieuse.
                                                    Rigolant

 

Et pour garder le moral malgré cette chienne, un groupe que je vous recommande sans aucune modération, les immenses JAD WIO ("merci"Déçu aux médias de nous avoir tenus au courant impartialement et massivement de la carrière de l'auteur-compositeur Eric Bortek et du groupe de "l'Amour à la hâte").

 


 

 

 

                                                      Corine 


29/03/2021
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Rien que pour vous embêter

 

 

 

'Y en a marre !

 

 

Fin 2020.

« La dégradation de la santé mentale des Français est devenue une préoccupation majeure de l'exécutif »

Ah bon. Cela me semble de moins en moins concluant et de plus en plus discutable.

 

10 février 2021 : covid 19 : déjà 80 000 en France.

Pas besoin de rappeler que le covid 19 ne porte pas ce chiffre par coquetterie. On dirait qu'on vient d'ouvrir la vanne.

 

 

« On atteint la barre de 80 000 décès »

« La barre des 80 000 morts est franchie en France ».

"Décès", c'est peut-être un peu administratif, "mort" ça frappe au ventre, à l'estomac, à la tête, ça a une gueule de définitif et on se figure le croque qui va avec. C'est plus "public familial". Ca touche.

 

 

 

Incertain Nous plaidons non coupables et que voulez-vous que l'on fasse de mieux ? Le virus est rapide, mute, on a compris aussi.

 

On fait ce qu'on peut pour arrêter le galop, nous. Car nous, on sort peu, on est sous nos masques, (d'autant plus dans les grandes villes), nous, sauf en forêt, ou à très grande distance, nous. Nous on a refait la peinture de la maison du sol au plafond, où on pouvait sans professionnel. On est passé aux couleurs quaternaires, bientôt ça ne ressemblera plus à rien. Nous, on a appris tous les diamètres de vis, de la plus simple à l'assemblage à tête fraisée cruciforme, à tête fausse rondelle,.... On a toute la famille et même les pointes sans tête, par erreur, dans l'hystérie. Et là, je dis ça pour nous, mais il y a tous les autres "nous".

Nous en plus, on n'a pas 30 000 contacts par semaine en visio-conférence. Quand on ôte nos masques, on n'a pas de micro pour contester, ou pleurer - quand on a pleuré.

Un avantage : les hommes n'ont plus à mettre de cravate entre 4 murs. Merci, surtout que de moins sortir, ils ont beau faire leur jogging et sortir le chien (le chat n'a pas voulu et a fait comprendre que sa laisse, c'est pas prévu pour, mais exceptionnellement chez le véto), ils grossissent du cou aussi, du coup. Pardon pour les lecteurs, un peu de sérieux.

 

Mais nous, on ne peut plus réagir comme en 2020. On est fatigués, nous, mortifiés, glacés.

 

 

 

La santé mentale …

 

 

Ces chiffres invectivent. Où est passé la prévention de la santé psychique  ?

Ces chiffres s'excitent dans le sensationnel.

Que la mort soit grave, on est un petit peu au courant et ça nous a préoccupé tout de suite.

C'est grave aussi de fatiguer parce que le risque est que nombreux soient ceux qui lâchent tout. Malgré tout. Qui pourraient avoir envie de vous mourir sous le nez et sans payer l'amende, un peu de pudeur ! C'est facile à comprendre parce qu'à part s'arrêter de respirer, il n'y a plus beaucoup de solutions. Il y a des vaccins, d'accord, on n'est pas nombreux à les aimer, mais quand on y croit en haut du pâturage de l'Elysée, on ne parle pas de l'avenir comme d'un vilain refrain.

Le doigt n'est jamais mis sur la mesure de ce que l'on évite jusqu'à présent de la catastrophe liée à la force multiplicatrice du gradient anglais (je touche du bois) de la lignée B.1.1.7.

Il y a - ici, + là, mais ça pourrait être encore pire. Nous ne perdons pas la mémoire d'une part sur 1 an, et savons encore multiplier et soustraire. Mieux vaut toutefois garder à l'esprit que nous ne sommes pas des scientifiques et que ces derniers eux-mêmes s'avouent déconcertés. Au final, nous n'avons aucune certitude sur celui qui a plus raison que l'autre et aucun n'a une conaissance consommée du phénomène.

 

 

Quitte à faire dans le mauvais goût, puisque je n'entends jamais hurler que les chiffres en Réanimation baissent quand ils baissent, mais que l'on nous aboie qu'il y a bien 80 000 victimes, moi, j'entends ça :

 

- 80 000 ici !

 

- 80 000 à gauche !

 

- 80 000, 80 001 Monsieur au fond ? Non ?...  Pourquoi ?

Pas mieux ?

Adjugé ! 80 000. Qu'on se le dise !

 

Le marteau est là pour enfoncer le clou dans l'hypothalamus et basta ! Il faut que ce soit la hantise du jour aux 4 coins de France.

 

Des arrêts cardiaques ? Qu'est-ce qu'on a dit ? Ah merde. Oh, ben c'est "covid aussi". Enroulez-nous tout ça dans le même tapis. Covid. Notez et imprimez. Les suicides, on verra après. On a le temps avant que ça se sache et que les comptes soient faits.

 

 

 

 

 

 Déçu

 

 

 

Eh bien, nous, rien que pour vous embêter - c'est l'autre alternative : on va continuer à se retenir de mourir quand même.

 

Je sais que les psychologues ne roulent pas sur l'or, mais je n'ai aucune envie de retourner en séance parce que, parce que vos chiffres et vos martèlements...

Beaucoup pètent les plombs. on les a peut-être tous un peu pété, mais on démèle, on classe. Reste cette pénible pensée d'"en attendant d'en savoir plus", mais on a cette résistance (quitte à avoir un couvre-feu) de savoir garder une part de cerveau libre.

Vous savez bien qu'on est (presque) tous névrosés, déjà, mais abrutis, pas encore, messieurs les cravatés, "responsables" de notre santé mentale et physique.

 

 

 

                                                                                      Corine

 

 

 

 

 


25/02/2021
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Le parc de Mme Diane Dufresne

 

 

    Il me semblerait presque présomptueux de "commenter" Diane Dufresne tant ce qu'elle fait, ce qu'elle exprime me semble suffire. Il n'y a pas besoin d'explication.

Je dois dire aussi que je ne peux remonter largement dans mes souvenirs, ou mes références sur elle. Je vais donc me limiter à situer où, pourquoi et ce qu'elle m'inspire.

 

 

 

Je fais souvent des découvertes par hasard. En ce cas, il s'agit d'un semi-hasard, puis que récemment, se rattachant à mes recherches musicales youtubiennes et leur fantaisie, je me suis retrouvée avec la suggestion d'aller cliquer sur Diane Dufresne.

Ohhh, mais depuis l'temps ! Avec plaisir !

 

Si j'ai écouté il y a quelques mois "j'ai 12 ans, maman" que je ne connaissais pas et ai particulièrement affectionné, j'ai pris conscience que hormis "J'ai rencontré l'homme de ma vie", ou "Elvis", je n'avais pas grand chose à sortir de ma mémoire.

 

 

J'ai pénétré pour la première fois dans ce "Parc Belmont" (autrefois lieu de  divertissements). 

Je me le repasse depuis au moins 2 fois par jour sans ordonnance.

Sans que je l'appelle, « [ : qu'est-ce que j'ai faitau moooooonde :] pour qu'on m'enferme ici ? » se balade depuis dans ma tête à défaut de sortir des murs de cette complainte. 

(les Québécois sont meilleurs que nous pour les liaisons ! On n'aurait pas idée de lier "j'ai fait au" phonétiquement !).

Je vous rassure pour ma santé mentale : je diversifie. "Le Parc Belmont" à plein temps me vaudrait probablement de gros soucis !Clin d'œil

 

 

 

Sa voix, son interprétation, son tempérament dans cette mise en scène sont éblouissants. Tout est exceptionnel.

 

 

Ce parc me fait songer à la place de la folie, ou même de l'originalité si longtemps dérangeants pour l'équilibre immobile, rouillé, éteint, de la société ! Cette peur n'est pas totalement morte.

 

Si Isabelle Adjani n'avait rien lu sur Camille Claudel et ne s'était pas si splendidement emparée du personnage (j'ai envie de dire de la personne), combien serions-nous à savoir qui était la soeur de Paul ? 

 

Le "fou" (j'entends par là le mot popularisé) n'a pas très bonne presse, mais à moins d'être pondéré à l'extrême, nous sommes toujours le fou d'un autre (ça ressemble à ce que j'écrivais du principe des cons !) 

 

 

 

J'ai mis la main avec le même engouement sur "Oxygène" (rien à voir avec J.M Jarre) en scène, ô combien d'actualité physiquement et psychiquement (nous doutions-nous, pour la grande majorité, que l'urgence existait depuis les années 70 ? Nous qui nous sentions heureux). 

 

 

Je suis donc devenue addicte depuis une dizaine de jours à Diane Dufresne, une sorte de Beatnik/punk éclairée. J'ai remonté le temps à coups d'interviews capturées (merci Youtube) et de chansons. Cette dame a sorti un joli album il y a seulement 2 ans : "Meilleur après". Le sujet : le temps, la vie. Elle y parle de vieillesse de toute la jeunesse et la force de sa belle personne. 

 

Dans son excentricité, on découvre une surprenante sagesse et des pieds sur terre depuis longtemps sur l'écologie.

Bouleversée par « Legacy » de Yann Arthus Bertrand (j'en tire quelques actes d'application définitifs à ma petite échelle), tout m'intéresse à ce sujet. Des images me font cependant horreur. J'avoue tourner la tête, mais elles s'y sont immiscé.

De son côté, Diane Dufresne prend le sauvetage de ce qu'il reste du monde avec sourire, colère et convainc aussi. 

 

 

Je vous laisse sur le Parc Belmont. Ce n'est pas drôle, mais poignant et magnifique.

 

                                         Corine 

 

 

 

 


(je ne saurais que vous conseiller le plein écran)

 

 

ps : j'aime et j'admire beaucoup Michel Berger qui était une sorte de grand-frère imaginaire dans mon enfance, mais j'ai toujours été réticente à regarder "Starmania" dans son intégralité, en raison de son pessimiste, me contentant des chefs d'oeuvre connus de Plamondon et Berger. L'atmosphère lourde, ce déclin, ce bouleversement de monde me retiennent encore.

 

 

Hors spectacle, on nous a plutôt dirigés vers "Le blues du businessman", "Le monde est stone", "Les uns contre les autres", "Un terrien en détresse", "Quand on arrive en ville" (il n'y a que ce dernier dont je ne raffole pas). La folie étant peu médiatique quand elle ne se rapporte pas aux crimesDéçu, "Le Parc Belmont" n'a probablement pas plu à quelques ondes. Je n'avais pas choisi de ne pas l'entendre avant 2021 ! 

 

 

Oui, donnez-nous de l'oxygène.

Un animal de talent.

Et quelle santé, je comprends qu'il en reste pas mal !

 


 

 

 


09/02/2021
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Au secours d'une sanguine

 

 

 

Le rimmel coule

sur la sanguine perdue.  

Marginale, elle ne sait que croire  

de ce qui demeure

des pouvoirs pacifiques de son ocre.

Il est là, pourtant, le sang du cuivre,

l'élément de lutte et d'alliance, 

qui soutient de son pigment

les scènes, la vie et fixe la Mémoire. 

 

     Corine

 

 

 

 


01/02/2021
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Jean, l'ingénieux fantaisiste

 

 

 
 
Entre "les beaux matins d'avril, nous vivions sous les toits tout en haut de la ville" de Charles Trenet/Jean Sablon, l'aquarelle de Marie Laurencin de Joe Dassin et "Salma ya Salama" de Dalida, titres que tu aimais tant, au nombre d'autres, je me glisse pour te saluer, toi.
 
 
Dans ton monde, toi aussi, drôle et farouchement libre, têtu, imaginatif, toi le fantaisiste si ingénieux qui aimait la vie malgré tout le mal qu'elle peut faire, le plus doué pour elle, plus que nous tous, du plus jeune au plus âgé.
2 ans terrestres sont passés. Requiescat In Pace, Papa.
 

Ce bord de lune

me cueille pour ce voyage

un trait aveugle est tiré.

 

 

Corine  

 

 

 

 

 

A la Lumière éternelle !

 

Le reste, je l'écris pour moi. Je n'oublie (presque) rien. 

 

 

 

 

 



 
 
 
 
 
  
 
 

31/01/2021
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Lapsus/humour

 

  

    Bien que spécialiste en étourderies diverses, je fais relativement peu de lapsus, sauf une année où tellement de gens sont décédés que je me suis entendu demander - j'en suis encore consternée - histoire de savoir l'heure : « quel mort est-il ?» (vrai) Ca m'est resté (lapsus déjà cité dans le court hommage à Jean Rochefort quoiqu'il n'était pas concerné, mais je me comprends et c'est l'essentiel !).

 

Les lapsus, cela n'empêche pas d'en inventer et vous verrez si c'est drôle ou pas. Je me jette.

 

- La mariée est là. Le marié ? Aussi. Ils sont tous là ! Parfait. Tu as le temps, toi, pour la photo avec ton train ?

- Ca dépend si le pornographe est à l'heure.

 

 

- C'est une euthanasie locale ?

- ? Oui en ambulatoire, une petite heure et nous sommes relevés d'entre les morts, menant la dissidence jusqu'à sortir de l'hôpital. "La médecine et le sommeil de Lazare. Je te remercie.

 

 

- (pourquoi pas deux en une phrase ?) : elles ont déplacé les limites. Le terrain est circoncis depuis 2017. 

 

 

- Comment ça, t'es mal à l'aise ? Mais tu les connais, pour la plupart ! Lui seulement ? Comment tu fais ? Tu vas voir, je suis certain qu'on est interné de gens bien. Du calme, allons !

 

 

- Pas de panique, je méprise la situation.

 

 

- D'une part, il sait ce qu'il dit, mais tu connais la verge de son discours.

 

 

 

De quoi terminer en queue de poisson. C'est chose faite. 

 

 

 

 

                                                                    Corine

 

 

 

 

 


24/01/2021
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Coco l'outil, animations !

 
 
 
 
Je ne vous dirais pas que ça n'est pas un peu "spécial", voire dérangeant pendant quelques minutes, mais encore une fois, s'il fallait se prendre au sérieux pour rire, ça ne vaudrait pas le coup !
Et c'est le but : partager une bonne ambiance et rire, en s'utilisant, pour ainsi dire. Je ne suis pas à plaindre, ça m'a vraiment amusée.
Merci à mon tél. pour les trucages (il est rare que je remercie mon tél. mais il convient d'être juste, même avec les empoisonneurs).
Je n'ai pas cette couleur de cheveux d'habitude (rouge foncé), mais tant pis, fonceons  : que d'audace !!! Lol !

 
Et ça finit sur des bisous, dont on a manqué depuis 2020. Vous prenez si vous voulez, c'est fait pour.
Il y a un court temps obscur sur l'image (pour dire vrai : involontaire), puis un tout petit message, tout à la fin.
 
Pour voir, retrouvez-moi ici        au milieu d'un tas de gougnafiers célèbres qui prennent toute la place au-dessus, au-dessous ! J'vous jure ! On n'est plus chez soi.
 
    ;-)
 
                                          Corine
 
 

 
 
 
 

13/01/2021
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Five years ? "Stuck on my eyes" :-( Still now

 

 

 

8 janvier 1947 - ... 'don't know

 

 

J'ai juste :

 

saxo coeur + fond signé revu.jpg

 

 

 

 

 

 

 

5 ans, mais le 08/01 est toujours un anniversaire de naissance - et de 2 sorties  d'albums,

Bowie bébé.jpg

5 ans, c'est comme chaque émotion de toute ma vie : c'était hier, presque aujourd'hui.

 

 

 

Ci-dessous, un clip iconoclaste, une insolite façon de considérer la figure christique et le sacrifice, un rapport inusité au corps et à la chair tentatrice, vous m'étonnez que Dieu aille voir son psy après ça (c'est un peu loin sur ce blog, cf. "la névrose divine" de 2017).

 

Je ne suis pas amatrice de tiédeur (de calme, si) et bien que je n'aille pas dans la même direction d'opinions, ni de colère (chacun ses problèmes avec ça), j'aime la majeure partie de ce clip étonnant. C'est pour cela que je l'ai choisi, au lieu d'un charmant concert que j'allais mettre en ligne. C'est souvent à l'exact, au pur diapason, mais j'aime pour celle-ci plus encore la musique que les paroles. La proportion des chansons de David Bowie que je n'aime pas doit atteindre un excessif 1,5 % (dans les mauvais jours). 


 

Je confirme, comme en 2016, qu'il n'y aura jamais d'au revoir.

 

 

5 ans, c'était prévisible. Ils ont foncé dessus comme ils avaient préparé les nécrologies. Ce ne sont pas les mêmes ? Objection : « je tette encore ma mère ! »  Si ce n'est toi, c'est donc ton frère ».Déçu

Je ne comprends toujours pas les sourires détachés d'animateurs, de chroniqueurs qui en plus se disent  "fans". Mais on a tous une vie légère ou lourde, sans rapport, à porter, après 2016. Et alors ? 

 

 

L'échappatoire, c'est son humour, ses réalisations, je ramène tout au présent, aussi puissamment que possible.

Le seul inconvénient, c'est que je ne suis pas (totalement) folle et je sais bien qu'un jour, j'ai allumé la radio, un 11 janvier. 

N'aimant pas du tout l'étiquette de fan (ne croyez pas que je lui épargnais tout défaut, mais qui est parfait ? Il faudrait être idiot pour le croire. Cela a-t-il d'ailleurs un intérêt ?), j'avais écrit il y a quelques minutes quelques paragraphes sur les circonstances bien plus précises que relatées jusqu'ici qui m'ont d'autant plus facilement amenée à aimer l'artiste. Je récupérais par lui, en pré-adolescence, un intérêt au monde que j'avais perdu, de l'oxygène par sa musique, son étrangeté. De ces lignes, j'ai tout effacé. Pas si longues, mais trop chargées, Je garde simplement de celles-ci que je rien n'est surfait décrire que mon esprit et mes poumons se remplissaient de nouveau de vie, d'émerveillement, d'idées. Je garde ça. Je n'avais aucune idée de ce que représentait une star du rock (ce qui n'était pas plus mal, n'aimant pas le star system).

Je ne fréquente plus les "divans" (que l'on pourrait désigner par le mot de chaise le plus ordinairement), mais le contexte qui existait autour de moi à cette époque est bien un (des) objet(s) de thérapie. La douleur ne demande pas de mémoire. Je n'ai plus jamais été la même. Alors heureusement qu'en effet existait David Bowie dans la peau de Mr Jones, alors que je me tenais dans mon silence, qu'il n'y avait rien d'intéressant à voir, ni à entendre, que le monde me dégoûtait, moi l'enfant si gaie.

Je suis tombée dessus par hasard, au bon moment. Je n'oublierai jamais et ne lâchai pas un jour depuis.

Les autres circonstances de ma première rencontre, enfantine (avec Ziggy Stardust), je les ai déjà racontées. David Bowie et Chaplin sont les seuls artistes que j'aime inconditionnellement (chacun à une place différente).

 

Quand moi aussi, j'irai voir ce qui se trouver de l'autre côté du rideau, comme tout un chacun et que, si ni en cours de cérémonie, ni au sortir, aucune de ses chansons n'est passée, c'est que ce ne sera pas moi.

Il y aura escroquerie. Si vous êtes là, faites-vous rembourser (le train, le préjudice moral, le réveil au matin).

Clin d'œil 

 

(...) "The shrieking of nothing is killing, just
Pictures of Jap girls in synthesis
and I ain't got no money and I ain't got no hair
But I'm hoping to kick but the planet it's glowing
Ashes to ashes, funk to funky
We know Major Tom's a junkie
Strung out in heaven's high
Hitting an all-time low"  (Ashes to Ashes)



"Cygnett committee" par exemple, ça leur fera trop long au programme liturgique. Des excuses seront trouvées :

- il n'y a plus les pots de chambre d'antan de la belle époque de l'abbé Bourdaloue pour les vessies pressées, ou les prostates malmenées du XXI° siècle,

- plus de temps,

 

- plus assez de prêtres obligés de courir partout entre confesse, communions, agonies peu communicatives et enterrements, 

- des cerveaux habitués à passer vite à autre chose, 

- un ongle incarné,

- un inopportun fou-rire (mais non, mais non, 'y a pas de mal)

- les risques d'intempéries, ou de canicule.

 

Lift off.

 

 

??? InnocentBouche cousue Que ? Ah oui, j'en étais au 08 janvier, c'est vrai. 

 

                               Corine 

 

 

 

 

 

 


 

En marchant dans la rue enneigée
laisse-moi comprendre
dérivant dans un chemin silencieux
trébuchant sur la terre
ouvre-moi ton coeur
montre-moi qui tu es
et je serais ton esclave.



Dors-tu tranquille ?
marches-tu en paix ?
te moques-tu bruyamment de moi ?
personne d'autre n'est libre

ouvre-moi ton coeur

montre moi tout ce que tu es

et je serais ton esclave.



Je ne m’assieds pas pour attendre
Je n’en ai rien à foutre
Je ne vois pas l’intérêt
Pas d’empreintes dans le sable
Je parie que tu te moques bruyamment de moi
une occasion de me faire tomber
donne-moi enfin la tranquillité d’esprit
Montre-moi tout ce que tu es
ouvre-moi ton coeur
et je serais ton esclave.

 

 

Je ne m’assois pas pour attendre
J’en ai rien à foutre
Je ne vois pas l’intérêt
Pas d’empreintes dans le sable
Je te donnerai tout mon amour
rien d’autre n’est gratuit
ouvre-moi ton coeur
et je serais ton esclave.

 

David Bowie (musique et paroles) 

 

 Dernières photos DB-1.jpg



 

Dernières photos DB-2.jpg

Les dernières photos gaies, de Jimmy King.

Quel cran. 

 


08/01/2021
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Bilan année

 
 
 
Nous avons pris ce train insolite et avons posé le pied sur cette étrange station : « vie ». Vivre parce qu'on nous a appelés, parce qu'un désir entre deux, un désir de nous, ou un "accident" nous a conduits à prendre part à ce que devrait être une fraternité ronde sur un globe où des milliards de gens ne se connaîtront jamais. Quant aux mains sur les nôtres, nos doigts en elles, ou ces mains lointaines, ces épaules proches, ces soutiens lointains, ces baisers n'ont pas de prix.
On nous a appris en 2020 ce qu'était le baiser de la mort. Le langage affectueux, amical, ou amoureux pouvait tuer directement, de nous à nous, de nous vers d'autres et eux. Du jamais vu. Nous ne savons même pas toujours où se situent d'autres fragiles que ceux que nous voyons, pas toujours les plus flagrants. La première paranoïa de ces chiffres sanitaires a prix corps, aliénante. Jamais nous n'avons regardé le nombril de notre santé, ou de celle de nos prochains. On est un peu tous pareil, mais si j'ai un peu faibli à ce sujet, je n'ai jamais autant fréquenté mon thermomètre que depuis 9 mois et demi (et calculé les dizièmes à ajouter jusqu'à 37° C avec prise de mesure orale)
Nous avons tous à notre façon réorganisé nos vies.
Nous avons applaudi au balcon à 20 h, mais nous sommes ignorés sur les trottoirs dans "ce monde d'après" le premier confinement (ici, en tout cas). Il y a même eu en France d'ignobles rejets : "sortez-la de l'immeuble, elle est infirmière" adressés à l'encontre de femmes qui rentraient, épuisées de lutter avec des malades, ou des moribonds, enfin chez elles.
Nous avons été éloignés, par la loi, des arbres, des parcs où une franche distanciation est possible.
Il a fallu calculer l'heure où on pétait les plombs et les péter après 22 h, chez soi.
Vivre est devenu universellement compliqué.
Nous slalomons bizarrement dans les rues, ou les grandes surfaces. Des gens deviennent fous. Hier, dans le quartier, 3 coups de feu 2 fois. Un incendie la veille ravageant des habitations.
 
Je ne crois plus aux chiffres que j'ai trop observés (comme je le disais, tout ce qu'il ne faut pas faire : au jour le jour) pour les avoir oubliés et qui sont manipulés. Certains sont effacés pour prétendre que le présent est inédit.
Reste la protection qui s'impose, je ne me fie qu'à elle. Je déteste la privation de liberté, mais me vois mal dire "tu peux mourir tranquille, je me suis éclatée".
Rien ne peut être pire que cet apprentissage. Une année où curieusement, ce mot "psychose" si prisé des médias, qui aurait pour une fois eu un sens, a été très discret.
 
Champagne pour enterrer l'année. Vive la mort de cette sale gueule qu'a 2020 qui nous a fait psychoter grave.
2021 ne peut qu'apporter une solution.
On est souvent hypnotiquement bloqués, les premiers jours sur le nombre de la dernière année que l'on continue à écrire/à taper. C'est peut-être la première fois que dans cette transition d'une année sur l'autre, nous n'oublierons pas que nous avons fait le saut de l'ange, même s'il est pour l'instant objectivement abstrait.
 
 
QUE JOIE, SANTE SOIENT AVEC VOUS
 
 
Bisous à tous.
 
                                                 Corine
 
Bonne année 2021 blog.jpg
 (image originale du NET)
 
 
 

01/01/2021
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