Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

De si belles bottes

 

 

 

      Un peu déphasée dans les dates ici, mais ayant bien encaissé la nouvelle que j'ai spontanément commentée sur FB :

 

Mme Peel ! Surpris Mme Peel ? Mais ça ne se fait pas ! Aussi emblématique de la Grande-Bretagne que la Reine d'Angleterre !

Une héroïne dont mon premier souvenir est celui d'un personnage féminin montant au plafond, discutant avec un homme oiseau le plus naturellement du monde !

Je l'ai adorée autant quand je l'ai revue des années plus tard avec toute ma connaissance de presque adulte.

 

 

A very short but genuine tribute :

But what a time for heaven's sake ! And what a shame to create Lady Diana Rigg and to take back Diana Rigg !!! (I know perfectly well that we are programmed to pass away sooner or later) but those disappearances peel IncertainInnocentBouche cousue our dreams of a funny and perfect world even if it doesn't exist.

 

 

"The Advengers".

With this soap opera including street noises and some banalities coming from reality as much as science-fictional scripts, loony scenarios, attitudes or convictions, where cleverness, humour, strength took place, who had the merest doubt about gender equality ? (at last !). We grew up with that. How many generations had a first sight of Great Britain and understood what sense of humour meant with "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" ? (then Diana Rigg of course in different movies fortunately for her).

 

 
Mais quel époque, pour l’amour du ciel ! ("for heaven's sake", c'est pour être dans le ton !)
Et quelle honte de créer Lady Diana Rigg et de reprendre Diana Rigg ! Déçu (Je sais parfaitement bien que nous sommes programmés pour passer tôt ou tard) mais ces disparitions épluchent IncertainInnocentBouche cousue (peel) nos rêves d’un monde drôle et parfait, même s’il n’existe pas.



"Les Advengers".

Avec cette série comprenant des bruits de rue et quelques banalités venant de la réalité autant que des scénarios de science-fiction, ou de fous, des attitudes ou des convictions, où l’intelligence, l’humour, la force prennent place, qui avait le moindre doute quant à l’égalité des sexes ? (enfin ! ). Nous avons grandi avec ça. Combien de générations ont eu une première vision de la Grande-Bretagne et compris ce que signifiait le sens de l’humour avec "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" ? (puis on a vu Diana Rigg dans différents films, heureusement pour elle. Un rôle pour une vie serait un peu étriqué comme chiffre).

 

Si Honor Blackman précéda quelque temps Diana Rigg, cette dernière eut deux successeures : Tara King jolie, très jeune, mais à mon idée un peu hypra-féminine pour le rôle (je me suis toujours amusée de la différence de leur façon de courir).

Puis Purdey/Joanna Lumley, ma seconde préférée.

Ben voilà.

Il a dû pleuvoir en Angleterre.

 


 

 

Diana Rigg.jpg   

 

 

 moins sage.jpg ça ce n'est pas dans Chapeau Melon ;-), mais on n'est pas James Bond girl par hasard.


01/10/2020
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Et même si

 

 

Comment jamais pardonner à des criminels qui n'ont de raison que de se sentir exister par la mort ? La religion ? A d'autres ! Quel prétexte !

 

 

 

 

 

Mais il y a des chansons qui n'ont pas besoin de commentaire, justes et magnifiques.


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


26/09/2020
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Aurethographe

 

 

 

 

 

Je ne me tatouerai jamais. 

Je n'utiliserai jamais l'expression « je vous invite à ….» qui me sort par les yeux, mais ça, j'y reviendrai:-)

 

Je conserverai la calligraphie de tous les ô qui sont assez rares pour qu'on ne leur en veuillent pas.

Je regarderai, pauvre de moi, de mes yeux arrondis sur mon nénuphar (nénufar), le royaume des élites de ce siècle vingtenaire. Cela ne me coûtera (coutera) rien, mais je rangerai mes lunettes pour moins voir.

 

Un esprit, une époque ou un langage ne sont pas figés dans le marbre par principe. Une langue évolue toujours. Cependant évoluer = progresser, avancer. Depuis 3 ans, je ne comprends pas.

Fut un temps lointain, la forest, l'hospital perdaient le « s » pour gagner un accent circonflexe.

Ca avait de la gueule. Il y avait une transformation qui avait un sens sans appauvrissement.

Le verlan avait une signification,  des origines sociales, pouvait être incisif, comique ou poétique, politique.

 

 

 

Pourquoi suivre ce qu'on nous impose de perdre ?

Tout ce que je vois, c'est une démagogie gonflée à la pompe. Je me suis laissé dire que ça les travaillent depuis 2 décennies, à l'Académie, qu'ils se seraient bien fichu des torgnoles par moments, s'ils n'étaient pas si polis (et puis, l'épée ça fait mal).

Et il y a 3 ans, je m'en souviens (quand les politiques s'en mêlent, on en entend parler), ils ont lâché leur oeuvre. Si c'est comme ça ...En effet, il était tant de mettre bas de cette longue grossesse.

 

En 2017, on a fait sauter les jolis chapeaux circonflexes et notre langue vernaculaire s'est approchée insidieusement des sms.

Le projet des textos n'était pas de changer les dicos, mais de communiquer plus vite, me semble-t-il.

 

 

Je ne vois qu'un bénéfice : pour le millepatte. Il y trouve son compte en se rassemblant en un mot au lieu de deux séparés par un trait d'union. 

Il s'est frotté les yeux à l'oignon(ognon) pour cacher sa joie. Il s'est demandé comment on avait pensé à lui comptant parmi les priorités d'une réforme (moi aussi, je me le suis demandé, le millepatte étant plutôt effacé et par là-même un sujet assez accidenté dans les conversations).

 

 

Mais ne râlons pas. C'est le WE

xx

Ou cdt

C come vs voulé

Coco

 

 

 

 


26/09/2020
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Vues avant le sommeil du soleil

 

 

On ne peut pas mettre de film de paysages, ou de quoi que ce soit ici, sans qu'il soit sur un service en ligne.

Restent quelques photos !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 08.09.20 Andernos 029.jpg

 

 

 

 

 

Le 08.09.20 Andernos 025.jpg

 

 

 

 

Le 08.09.20 Andernos 027.jpg

 

 

 

 

 

La dernière, ma préférée : 

  

08.09.20 Andernos magnifique soleil.jpg

 

 

                                                                                  Corine

 

 

 

 


10/09/2020
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Un haïku ?

 

 

 

 

 

Le sol sec expire

sourd, son corps aux bruits du bourg

égaré le vent

 

 

                                          Corine

 

 

 

 

Ps : ou "sourds, ses pores" si on veut.

 

 

 

 

 


28/08/2020
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Abasourdie

 

 

 

 

 

Je suis souvent abasourdie par la manière dont je trouve que la communication et son efficacité dégénèrent. Il arrive que ça prête à rire. 

 

L'année dernière, je devais suivre une sorte de stage. La semaine est décalée, pas de problème.

Puis on me prévient au dernier moment des cycles de cette formation.

La lettre que j'ai reçue n'est pas claire sur les jours de présence, ni même sur le nombre d'heures par semaine (il est toujours utile de savoir, au moins par correction, si on doit annuler des RV et le faire à temps).

J'ignore pourquoi, au sujet de l'emploi du temps, la personne que j'ai au téléphone ne sait pas me répondre, mais me dit, souriante, avant un pont de 3 jours : 

"vous m'appelez lundi matin, au revoir". Cling !

Ben ! Mais ?

Tip tip tip tip tip tip... "votre correspondant n'est pas disponible. Nous vous prions de renouveler votre appel. Les jours ouvrables sont le .... "

 

 

 

 

Pied de nez

L'appeler lundi matin. Voilà ! Complètement, oui ! J'appelle une fois que j'y suis pour savoir ! C'est ce qu'on appelle l'anticipation ! Et pourquoi j'appellerais une fois que j'y suis, puisque j'y serai ?!!!

 

 

Quand la logique s'absente, c'est plus agréable dans un genre humoristique.

Exemple d'un pro. : 

« Je ne suis pas Anglais. Au contraire »

Rigolant

Samuel Beckett

 

 

 N'est-il pas ? 

:-))

                                                    Corine


23/08/2020
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Il se peut que

 

 

 

 

 

 

Comme il est compliqué de se faire une vie simple !

 

 

 

 

 

 

 


21/08/2020
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Le forfait

 

 

 

Je fainéantise côté, uniquement côté blog et ça n'est pas tout à fait le décor piquant que je voulais. Finalement, l'humour se trouve dans le contraste de photos assez sérieuses avec le chien. 

 

 

Et mon Dieu qu'il fait chaud !

 

 

Pour combler le vide que la nature n'est pas la seule à ne pas aimer, j'ai bien une petite bafouille de 2014.

Entre 2014 et 2020, j'en ai changé, de modes de forfaits. Il y a celui qui nous donne à faire des exercices de diction que j'ai abandonné il n'y pas longtemps (génial, d'ailleurs : au cas où vous paumez votre téléphone, vous pouvez suspendre la ligne afin qu'on ne l'utilise pas à votre place, ce qui ne vous prive pas du devoir de payer votre abonnement mensuel !) 

Enfin bref.

 

 

 

Donc dans la bafouille de 2014, telle Chaplin résistant au parlant (autant comparer modestement), je luttais encore contre le progrès avec mes cartes prépayées. Voir ci-dessous :

 

 

Les adultes savent toujours quoi faire de leur crédit téléphonique à bon escient.

FAUX !

 

Eh oui « faux !», comme aurait pu le dire Norman Thavaud.

 

Si les jeunes constituent une majorité à ne pas se poster devant la question ridicule de comment utiliser les crédits de com. en tous genres, l'adulte à la candeur brontonzorienne peut se trouver pris au piège.

 

C'est vrai, grosso modo, dans la vie, il y a des choses que l'on n'aime pas trop : on n'a pas trop envie de perdre son temps, ses amis ou relations, ou encore son argent.

L'argent encore, si c'est pour la bonne cause, on ne le perd pas : on le donne.

 

Mais en communications téléphoniques... Mince alors ! Surtout CELLES QUE L'ON N'A PAS PASSEES ET QUE L'ON NE PASSERA JAMAIS ! 

 

Le forfait ? Pas toujours crédible. J'ai été l'une de ses détractrices. Alors, on choisit la carte. Il y a le choix !

Et on se fait avoir, 1 fois, 2 fois.

« Attention il vous reste une semaine pour recharger votre crédit de 14,58 euros »

Ce à quoi on se répond avec l'ampleur que peut prendre l'optimsime : «Oooooh, c'est bon une semaine ! Tout va bien ».

 

Et on se plante, on oublie ! 14,58 euros de noyés qui vous en veulent à mort. 14,58 morts pour rien, ni personne, sans patrie, ni loi, ni ennemi.  

 

14 € c'est pas la fin du monde, mais c'est stupide. Et puis 14 €, c'est presque 100 francs c'est-à-dire un crime envers, si je convertis comme ça de tête  10,172997 kimonos perdus sur e-bay !!! (vu le prix du mien).

Les cartes "économiques" de 15 jours, on laisse tomber.

Donc 2 mois.

Et on y retourne. C'est ainsi que si l'on n’est pas trop bavard, on se retrouve, au terme de quelques mois, à la tête d'un gain qui a dépassé nos nécessités :

« Vous avez rechargé votre compte de ...33 euros. Votre nouveau crédit est de... » FfflOuhfff ! Pied de nezQuand même !

 

Mince. Mais 'faut que, que que j'aie plein d'amis !

Il faut que j'ajoute des contacts, n'importe qui : les amies, des amis des amis, il faut que je retourne sur Facebook ! Que je leur dise que, non, il ne faut surtout pas m'appeler, mais que JE m'en charge.

Il faut que je papote 5 fois avec le seul membre de ma famille à pouvoir tenir des marathons d'1 heure sur la gazette familiale et autres connaissances !

 

 

Innocent Non, il faut que je sois vigilante.  il faut que je guette le désarroi d'autrui. Gruic !

Faut dépanner, 'faut être grégaire.

 

Un grand homme de lettres a dit :  

"il faut user le forfait"

                                        Robert Bidochon

 

 

Alors quand même !

 

Finalement, forfait, carte, carte, forfait .... Coincés dans le trop ou le pas assez.

Je vais museler mon fixe.

Et j'appellerai chez moi tous les jours pour donner l'heure.

- Re-bonjour, C'est Corine, il est 11h58, au 4ème top que ferez-vous ?

- Bonsoir, c'est Corine. Il est 18h53. Vous êtes susceptible de percevoir, dans quelques secondes, le battement de la porte du garage. Pas de panique, c'est moi.  

- Il est 19h01, je vais passer le sas de la porte de séparation entre la chaufferie et l'entrée ! Je vais relever le défi du décalage thermique. 

(il n'y a pas de décalage, mais quitte à dire quelque chose !)

 

Palpitant.

 

Après tout, les djeuns saisissent bien leurs portables à tous les coins de rues et aux caisses pour parler fringues, ou de la couleur de leur salade à la copine qu'ils vont voir dans 10 minutes. 

«

 

 

Ils sont malins les opérateurs, non ?

 

Enfin, ça peut toujours servir.... Un pneu crevé, un bord de route...

On a tous en nous quelque chose de ... Bidochon, cette volonté d'écouter des fadaises, ce désir fou d'éponger le crédit, quelque chose de Bidochon.   

 

Mais NON !

C'est pas ça, la morale de l'histoire, au fait ! La morale de l'histoire, c'est que l'on vient à faire des trucs de djeuns, tout comme eux : le portable, en fait, c'est pas qu'un truc à vous polluer l'atmosphère, c'est une machine à remonter le temps.   YES !

 

 « Non tu sais pas c'qui m'a dit, non mais j'le crois pas, quoi ! Attends t'te reprends, ou j'te recall j'ai un double appel ! »

 

 

 

                                                                                                                   Corine

 

 

 

 

 

 

 


04/08/2020
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Ce regard que j'écoutais, à CC

 

 

 

 

 

Les années, ces colliers de quincaille ou de prix passent. Il y a ces personnes qui, malgré ce temps, restent en vous.

 

 

Je ne restitue pas tout ce que j'avais écris en 2014 strictement à l'identique (le reste, je le garde).

 

Je veux que ces mots existent, c'est tout.

Je pense toujours que ce qui suit n'est pas un excès, mais un point, un arrêt sur images..

 

 

(...) Je prends dans le moment ce que je vois dans ses yeux, ces vases communicants, de densités variables, ces recueils où je n’ai pas droit de lecture, tout derrière.

 

 

Savoir où tout débute de moi, presque tout. Qui m'a jamais comprise si bien ?

 

Ses yeux ont leurs révélations et leurs insondables, ils dégagent une histoire sans tout révéler, ils ouvrent des lumières. Au mépris d’un futur qu'ils refusent de composer, ils boivent la force du temps. Ils savent nourrir de la puissance du moment, ou hausser le confort mitigé de l'assiette du présent sur lequel l'une de leurs grâces est de s'assoir.

 

 

 

Quelques paillettes de citrine nagent sur ce souvenir génétique que la mer lui a laissé, de vert et de gris, comme ses espoirs, ses victoires, ses bagarres, dans une lucidité.  Je vois une magistrale humanité, une leçon. Je lui rends le compliment : elle aussi est tout sauf fade. L'aménité n'a rien de mièvre, tout au contraire, c’est un ressort, un exemple qui réchauffe qui vous parle des boutures qui poussent malgré les haches, un outil de résistance.

 

Et Dieu sait qu'il fait froid.

 

J’aime tellement l’entendre et l’écouter, cette leçon, c’est comme une musique.

 

 

 

On ne peut se détacher de tout, sans quoi l'indifférence menace et vide. Je lui ai bien parlé et laissé comprendre ce qu'est cette seconde épine dorsale. Je ne peux mieux dire.

 

Ses aboutissements en proposent d'autres, dans un refus d'obscurité.

 

La mesure ? C'est vrai, je la connais peu.

 

Son regard m'a réappris à croire en des forces, m'a initié aux miennes et à l'apprentissage du don de ma propre confiance, difficile à acquérir.

 

J'ai appris à vivre ce qu'était l'humanisme quand il se détache du papier. J'ai appris à souffler.

 

 

 

Les yeux sont ces incarnations spirituelles, on parle souvent de ces fameuses "fenêtres de l'âme". Les siens ont cette capacité de voir l'assurance, en face d'eux. C’est un visage que j'écoute. 

 



Ce regard, ses paroles ont besoin de savoir qu’ils sont reçus. Je ne sais pas si les miens savent toujours ôter tout doute, mais j’entends, j'essaie de couvrir les boutures pour ne pas qu'elles se glacent dans les terres endormies.

 

 

J’évolue sans savoir où je vais, mais j’évolue grâce à eux, sous leur attention ; grâce, aussi, à son humour, sa façon d'être, de penser, d'imaginer de repousser les improbables.

 

 

Les autres sont nécessaires. Mais il y a aussi quelques essentiels. Si j'ai été dépassée, je sais aujourd'hui comment recevoir le meilleur de cette essence essentielle.

Merci Céline.

 

 

                                                                   Corine

 


22/07/2020
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La belle histoire de France

 

     Comme nous sommes en juillet et que nous avons aussi soif de paix que de culture, je vais partager avec vous des propos (mails) qui n'avaient aucune vocation privée, mais de faire rire, que j'avais adressé il y a quelques années à une personne dont j'aimais beaucoup l'humour et la finesse.

Les voici donc rajeunis, légèrement repris, sans complexe de vous les prêter :  

 

 

1er anachronisme délibéré :

Bien sûr, nous avons tous nos petites soupes de culture (bouillon, c'est trop visité).

Moi-même que vous trouvez ici, je sais quelque petites choses : je sais bien que Goethe était un notoire Ecossais, troubadour né de la cuisse gauche de Louis XV, aux pamphlets décapants, néanmoins décapité sous la Révolution par un Danton sous LSD !

Et vous n'ignorez pas plus que moi que Murat a demandé à Charlotte de le suicider dans son bain moussantInnocent. Murat fut le précurseur d'une pudeur jusqu'à lui inconnue en important le premier Taïti douche qu'il troquait contre des chocolats récupérés chez Madame de Sévigné qui comptait parmi les épargnées de cette austère époque.

Chaque semaine, donc, Murat bullait dans son bain. Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday écartant les bulles de son couteau lui chanta a voix feutrée dans le bain qu'elle avait rougi "c'est moi qui t'ai suicidé, mon amour, tu n'en valais pas la peine, tu sais".

 

Que croyez-vous ? Gainsbourg a changé quelques pronoms et voilà ! Ca ne se sait pas, mais ça devrait être la base. C'est comme ça qu'on peut, 2 siècles après, se payer des Repetto, en plagiant une bourgeoise révolutionnaire "suicidée" par la guillotine.

 

 

2ème anachronisme, car je ne pouvais et ne peux toujours pas décemment m'en tenir à cela

En ce 02/07/20, en état de pleine et entière spontanéité, glissons-nous avec modestie dans la peau d'un certain Alain Decaux (ou Franck Ferrand si vous voulez) :

 

 

Madame, bonsoir !

 

Corine s'est relue et que de fautes  ! Elle y a pris garde au tout début, m'a-t-elle dit, mais s'est laissé emporter ! 

Murat ! MArat !!! (et son bain moussant bien connu). 

 

Nous allons nous atteler aujourd'hui à noyer le poisson et si le poisson n'est pas sauvé, Corine le sera, dans une brasse coulée, mais vaillante, buvant 1 tasse sur 2 de ses anachronismes. Noyer le poisson... Je sais qu'elle désapprouverait cette pisci-sauvagerie bien que septique quant à la noyade d'un poisson.

Et puis, si on l'écoutait, on ne se nourrirait que de fromage, de carottes crues, de raisin - un des rares aliments sains dont elle raffole qu'on trouve encore à Bordeaux, en ce début d'été (!) - et de Nutella.  

 

Mais ne tergiversons pas. et prenons un peu les choses au sérieux.

Donc bonsoir ! Alain Decaux raconte :

Alain Decaux.jpg

 

Nous sommes en France, à la sombre époque de la Révolution où l'horreur n'a nul besoin de massacres à la tronçonneuse sur écran pour être célèbre d'un continent à l'autre et faire trembler notre vieille Gaule incontinente. 

 

Je laisse tomber le Général Murat qui ne colle guère avec Marat. 

 

Mais Jean-Louis Murat tombe a propos dans l'histoire. Murat est un homme qui n'a pas encore partagé la vedette du CD "Regrets" avec Mylène Farmer. Il faut attendre 4 vies pour qu'il en soit ainsi. C'est un homme d'origine extrêmement modeste, qui ne renvoie  pas d'éclat dans les pupilles des producteurs qui ne brillent que par la monnaie.

 

Ce n'est pas un preux chevalier, eh non. Murat est issu par la cuisse gauche - qui s'agite décidément beaucoup - lors d'un accouplement d'un seul soir engagé par Louis XV.

Ce soir-là, les maîtresses de celui-ci admiraient, pour une fois de concert, les constellations, sans crêpage de chignon, à la douceur d'une harpe sans fausse note sur un balcon où ruisselaient les glycines. La paix est parfois dangereuse. Pour preuve, l'étalon empoigna brutalement sa bonne et soumis la pauvrette à ..... Je pose le carré blanc en bas à droite.

 

9 mois plus tard, naissait Murat dans le dépouillement et les charmes odoriférants d'une porcherie. 

La bonne (sa pauvre mère) avait été renvoyée avec 3 sous pour gage, l'enfant ne fut jamais reconnu. C'est ainsi qu'il grandit dès lors entre des mendiants et des marchands, apprenant bien vite le chapardage. Il nourrit sa maman aveugle par carence en vitamine A. Personne ne savait alors pour les 5 fruits et légumes par jour ; c'était bien le hasard si l'on prenait ce qu'un organisme nécessitait. Le hasard et la fortune. 

Il connut le bagne et les relations avec la gent féminine durent beaucoup à l'atavisme. Le père naturel eut une descendance qu'il ne soupçonna jamais. Que de couronnes avons-nous perdu.

Mais je m'égare : nous sommes en pleine révolution. Sa mère combattit, plus valeureuse d'un Maréchal et finit par rendre les armes sous les attaques de :

- la peste,

- la fièvre jaune,

- le choléra

- et la grippe espagnole qui se dissimula pour refrapper en 1918.

 

Mort de chagrin, il lut la cause de sa naissance dans une lettre laissée par sa maman (illettrée) écrite par un voisin, signée de sa main de citoyenne, que l'honnête homme guida. Il était trop tard pour Murat pour faire scandale.  .

Il but plus que de raison et se prit d'amour pour le Narguilé. 

Quand un jour, subjugué, il connut Mylène.

Les poèmes qu'il en fit, sous des cieux aussi bleus que ses yeux (ceux de Murat) rapportaient leurs épopées dans les villes et les villages, Ils ne vivaient de rien, volaient pour eux et leur chevaux. 

Ces feuillets, désormais conservés dans les sous-sol de chez Mollat à Bordeaux, les suivirent jusqu'à leur première mort, dont Farmer contera quelques réminiscences dans "Libertine", 2 siècles plus tard. Murat expira lors d'un duel pour sa muse, Farmer de petite vérole.

 

C'était Alain Decaux présente.

 

 

 

                                         Corine Clin d'œil


02/07/2020
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