Mi(s)ScellaneaCorine

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Un petit dessin sur l'espoir

Dessin mère et enfant hope 29.10.20.jpg


29/10/2020
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Gags-posologie

 

Rendez-vous mardi dernier en urgence dans un cabinet, mais ça n'est pas le problème, car il s'agit de rire.

 

Je suis autour de 15 minutes en avance.

Les yeux mobiles au-dessus des portes, je cherche le numéro de ce médecin que je ne connais pas. Le chiffre n'est pas le bon. Alors que je pivote pour rebrousser chemin, une dame attablée à un bar-restaurant devant lequel je me suis tenue une demi-minute, interrompt sa conversation, se détache de son groupe en me regardant :

« Ah ! Je crois que cette dame me cherche ! ».

Je suis cette souriante dame décidée, de mon côté presque par politesse, tout en précisant que je cherchais le 20 pour Mme M.. (elle me coupe. Mon masque altère peut-être un peu le son de ma douce voix ;-) ).

- Ah non, non non, le 20, pas du tout"

Je songe alors à une erreur de Google, quoique n'en ayant jusqu'à présent aucune à déplorer pour les adresses et coordonnées professionnelles. Le 20 était donc le 14. Bon.

 

 

Elle prend ses clés et m'ouvre, manifestement en forme (une pause caféine entre 2 patients, ça fait pas de mal !). Elle est si requinquée que je n'ai pas le temps de voir de plaque.

Sans me demander mon nom, ni me dire le sien, elle me fait patienter dans sa salle d'attente. Je lis une affichette "toute consultation manquée non annulée 24 h avant est due" Ok, c'est bien une spécialiste. Rigolant

Par bonheur, prise d'un doute qui m'habitait moi-même (je me suis étonnée d'avoir été aussi amorphe, le manque de sommeil sans doute), elle sort après 5 minutes son torse en biais de son bureau pour me demander "vous êtes bien Mme G ?"

- Non. Je suis Mme C...

- Oh ! Et qui devez-vous voir ?

- Le Dr M. ... au 20

- A quelle heure ?

- 14 h 45

- Ce n'est pas loin, ne vous inquiétez pas.

Elle me raccompagne à la porte, une main sur mon épaule, en me désignant un immeuble à quelques mètres (dont le n° ne devait pas donner sur la rue, mais légèrement en biais et je marche vite !).

Dire que je cauchemardais d'être en retard ! Rajoutée entre deux patients, il est impératif d'être ponctuel. Ayant fait l'intégralité du chemin à pieds pour ne pas subir le moindre hasard de transport, théoriquement, il n'y avait vraiment qu'écrasée (l'esprit dans un de mes nuages) que je pouvais être retardée. Tout porte à croire que j'aurais été pardonnée InnocentClin d'œil

Mais je n'avais prévu le raptRigolant.

J'étais, malgré cette confusion surréaliste, quand même en avance de 5 minutes au lieu prévu.

 

A quel point certaines personnes sont sûres avant de savoir, c'est dingue !

Ah, non, non, pas le 20 !!!

 

 

Imaginons une autre situation : je change de ville, je prends rendez-vous pour la première fois avec un médecin généraliste qui, par hasard, est une femme. 

Jour J. Je suis, sur un quiproquo, en face d'une psy (sans le savoir). Je m'assois.

- Mme C ? (sourire)

- Oui

- Vous avez choisi de venir et je vous remercie de votre confiance

- ? (mon étonnement est tout intérieur). C'est, c'est tout naturel. Je viens d'arriver et ...

- Vous m'avez un peu expliqué votre problème, mais je vous invite à ... 

- GRRRRR

- Ouh ?! Vous êtes très nerveuse, non ?

- Non, oui, non, je ne supporte pas cette expression ridicule, pluri-quotidiennement reçue. Excusez-moi. 

- Très bien. Bon. Vous avez des antécédents ?

- Quelques problèmes banals.

- Rien n'est banal, Mme C. Racontez-moi.

- J'espère que si, je ne tiens pas aux complications. 

- Votre famille vous soutient-elle ?

- En général, je me débrouille avec ça.  Je prends des cachets. Il n'y a vraiment que si un souci s'installe que je prends rendez-vous. Je ne leur en ai pas vraiment parlé, pourquoi l'aurais-je fait ?  - Mmmmmm. Très mauvais, l'habituation aux cachets en auto-médication. Combien ? 

- 1 ou 2 pendant la crise.

- C'est beaucoup. Avez-vous du mal à faire confiance à votre entourage ?

- Non, mais ça n'est pas le problème !

- Etiez-vous évitante, enfant ?

- Evitante ? Qu'est-ce que ça a à voir ?

- Ne vous braquez pas. Vous voulez vous allonger pour vous détendre ?

- Là-bas ? Oui, bien sûr, J'enlève le pull ?

- Hum, non.... Mme C. je ne déshabille pas mes patients.

- Je relève la manche alors ?

- Ca ne me dérange pas. Ces t.o.c.s et ces angoisses, dont j'ai cru comprendre que vous souffriez, vous les avez depuis longtemps ?

- Mes t.o.c.s ? Quels t.o.c.s ? Mais comment prenez-vous la tension si je ne relève pas la manche ?

- On ne prend pas la tension, elle changerait trop souvent (rire). Vous êtes agitée, Mme C. Allongez-vous. Avec votre pull. Tout habillée. Je vous rejoins.

- Mais il n'y a pas de papier housse ?

- Que cherchez-vous à me dire, Mme C. ?

- Je vous parle d'hygiène ! Et .. vous ne m'avez pas demandé  ma carte vitale ?

- Les consultations ne sont réglées qu'en chèque, ou espèces. Et tout rv manqué sans m'avertir 48 heures au préalable, ou exceptionnellement 24 heures avec une bonne raison, est dû.

- Mais qui êtes-vous  ?

- Vous vous sentez fiévreuse en ce moment ? Fébrile ? Le contexte viral ?

- Mais non, mais ça va venir. Comment vous appelez-vous ?

- Vous le savez bien. Je suis Mme N.

- C'est-à-dire ?

- Vous avez dû voir ma plaque ? Mon site ? Non ??? (elle me récite comme une bonne élève toute propre) : après mon master de Psychologie, j'ai poursuivi, après donc 5 ans et 2 ans de pratique en institut, dans la Gestalt-thérapie qui pourrait vous êtes bénéf... 

- OK. Je n'ai pas vu votre plaque. Je vous dois quelque chose ? Vite, s'il vous plaît. J'ai mon premier rv chez un médecin généraliste.

 

La psy fortement surprise, sourit, refuse humanistement de me faire régler et me raccompagne à la porte.

 

Ca aurait pu donner ça !

 

 

 

Mais dans la vraie vie mardi, si je n'en dirai pas davantage sur la réelle consultation qui a eu lieu, je soulèverai cependant le point suivant : quand on va voir un médecin spécialiste qui vous écoute et vous ausculte mais sort, perplexe, sous vos yeux un livre pour en consulter plusieurs pages et revenir aux précédentes, puis en tourner de nouvelles est certes un gage d'humilité, mais est-ce rassurant pour le patient ?!

Gloups.

Deux biopsies et re-gag après celui de la première salle d'attente à côté du bar-restaurant de la vraie vie : chute du tube.

 

« Ma pauvre, ça n'arrive presque jamais » me dit-elle, plutôt embarrassée.

 

 

 
Une posologie de 2 incongruités par jour en moyenne, même quand ça n'est pas de mon fait, pour une durée de ... ?
Pas de placebo de gago-thérapie, pas de traitement.
 

                                                      Corine

 

 


25/10/2020
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21 octobre 2020 une fête dans une bouteille

 

    Il y a des gens dont on ne gardera qu'une ombre sans trace et des gestes lointains. Il n'y a pas forcément de morale là-dedans. Peut-être y avait-il trop d'abstractions et de distance, trop d'incompréhensions dans ce qui prime, trop peu de choses qui touchaient.

Il y a ceux que l'on conserve, avec ce qu'ils nous ont donné, des images et des phrases, des mots, des sourires, ces étreintes et tous ces souvenirs comme ces lentilles que l'on trie. On n'oublie rien. Je n'oublie rien, ni le yin, ni le yang.



Le monde a changé, avant cette peur pandémique. Mon monde aussi.
Des gens passent, des gens restent, se détachent du lot pour un temps seulement, ou restent fidèles et moi aussi.

 

 

 

Je n'ai jamais vu, (réfléchissant sur la question alors et après), je ne vois pas qui vous me rappelez, si ce n'est vous. Je ne vous dois aucune mémoire de ce 21/10. Je ne suis pas un ange, mais c'est comme ça. Au fur et à mesure que le temps passe, je vois bien que ça coule de source.

Par symbole (j'en ai quelques-uns), je vous avais gardée dans mon répertoire. Après avoir assisté à de nombreuses fantaisies de mon dernier téléphone depuis mon sac à main, sans doute sensible à des mouvements plus vifs, qui se permettait d'appeler tous les "C" (pourquoi les C, je ne lui ai pas demandé), de Bx vers l'Est ou le Portugal, je vous en ai ôtée. Je n'ai pas aimé mettre ce nom à la corbeille. Mes messages, déjà - volontaires - mais des appels que je ne souhaite pas passer ne m'ont fait rire qu'une fois, de m'empêtrer dans ma phrase d'explication. De plus, en effet, vous n'êtes pas charpentier-menuisier, je m'en souviendrais.

 

 

 

 

Il y a le fumier et il y a les roses, je préfère les dernières, même de loin à jamais (oui alors, ça fout tout en l'air si j'ajoute "et leur inimitable rire". Mais entre 2 parenthèses, ça se voit à peine et j'ai dit ce que je pensais !).

 

 

 

 

                                                           Corine

 

 

 

symbole roseblanche.jpg

 

Je l'avais d'abord vu pour moi. C'est un des très, très rares objets que nous avions en commun (3 en tout), je vous l'avais dit. Je ne l'ai jamais perdu et tout fait pour ne pas le casser, enveloppé quand ça a été nécessaire dans une bonne grosse couche de papier bulle. Je me souviens comme j'étais heureuse et fière qu'il soit posé à côté des autres roses.

 

 

Je commençais à apprécier ce que je trouvais trop magnifique, moi qui normalement, ne juge pas la peinture comme primordialement faite pour être belle, mais je n'ai jamais osé porter l'étole d'Adèle Bloch-Bauer que j'ai trouvée si talentueusement reproduite, par peur de l'abîmer. C'était l'inverse du bougeoir-rose, je l'avais d'abord cherchée et choisie pour vous.

Elle a failli orner un mur, peut-être le fera-t-elle dans cette nouvelle maison. Elle est en pleine forme, rutilante, fidèle au créateur.

J'irai voir l'exposition de Klimt que j'ai donc fini par aimer il y a des années, pour moi, pour de bon. Evidemment, j'aurai une pensée pour vous. Je repenserai à tous ces crânes autour d'une jeune fille fine et blanche, de noir vêtue. Je ne suis pas persuadée que je rirai à ce moment-là en regardant de si près son image, alors qu'il est facile de rire de moi, en cette seconde, sur ce souvenir sans lunettes. J'aime ce que Klimt a réalisé, mais il serait difficile de ne pas le rattacher, à un moment ou à un autre, à celle qui me l'a fait connaître.

 

 

 

J'oubliais ! BONNE FETE, Céline 

 

Message in a bottle. Maybe in years you'll read it by chance and I won't know. How exactly ? I don't know either. Maybe never. But it IS.

 

 



 


21/10/2020
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Si la décence existe encore

 

 

 

UNE HONTE ! Histoire de nous détendre, le gouvernement utilise des termes de gros calibre : "le couvre-feu" mot que l'on ne peut fuir, qu'on entend où que l'on soit, quoi que l'on écoute. Touchés !

 

Je ne suis pas trop TV, mais je lis les chiffres du covid tous les jours (déconseillé, je sais) et je cherche l'espoir, tout le temps. Louis Pasteur ne disposaient pas de millions de chercheurs auprès de lui au temps de la toute-puissance de la rage.

 

Combien de mots sont inventés tous les trimestres, tirés par la perruque (ou les cheveux) ? Mais tout ce qu'on entend semble venir d'une stratégie dont on ignore pour l'heure le but précis : n'ajustons pas, n'adoptons pas de vocabulaire ad hoc à la situation. Laissons-les orphelins de l'espérance laissée dans des laboratoires dont plus grand chose ne filtre, si ce n'est que des scientifiques jouent à réveiller de vieux virus (faire gaffe à bien fermer le bouchon des tubes c' coup-ci, les marmites et les issues. Attention aux chauve-souris, aux Chinois et aux pangolins, des fois qu'ils auraient tous les codes).

Usons, usons les gens. Exhumons les mots qui explosent dans leur tête. Un vase maintes fois ébréché finit par casser.

 

 

 

Le couvre-feu ! Reprendre une peur qu'ici en France, ni en haut ni en bas, nous n'avons connue, mais que nous comprenons si bien. De faux souvenirs enclavés dans une peur présente, instillés à doses létales ? Un peu d'huile sur le feu ?

Cela pourrait être un génocide que celui de la peur

 

 

Continuons à résister au temps de cette nouvelle rage.

 

 

 

                                                 Corine

 

 


18/10/2020
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Tous sur les dents ! A vos marques, prêts ? Partez !

 

 

C'est un peu triste tout ça. On va s'égayer un peu. Le quotidien n'est pas avare d'étonnements dissimulés derrière 2 ou 3 platitudes. 

 

Je vais donner très rapidement dans le très anecdotique, mais bien réel : 

 

 

ça n'était pas la peine que je déménage à Bx ! Une tente, ou un mobilhome aurait fait l'affaire. Je pouvais honorer au moins mes rendez-vous. C'est la moindre des choses.

 

Il y a presque 1 mois, j'ai reçu dans mes courriels l'annonce brutale (si, si) que j'avais rv à Gif-sur-Yvette, Place de Chevry, dans le 91 Rigolant Langue tirée avec un Dr Dick, dentiste. La porte à côté, quoi. Avertie donc en septembre pour un RV dont je lus qu'il était fixé pour un jour de juillet, ce qui relevait également du bon sens le plus radical ! Mais ne soyons pas exigeante, me dis-je : juillet, d'accord, mais de la même année  !

Un peu compliqué conséquemment pour la date, sans compter que ça me faisait loin, surtout pour quelqu'un que je ne connais pas, sans passion en jeu, rien.

Qu'est-ce que c'est, ces manière informatiques ! J'en suis très contente, de mon dentiste, on s'est vus il y a quelques jours. Je remettrai peut-être un jour en ligne l'hommage (humoristique, mais sincère) que je lui avais rendu il y a quelques années sur mon blog (que je lui ai bien caché) et une suite. Pourquoi me pousser à une indigne infidélité ? Et à des centaines de kilomètres, en plus !


 

Eh bien mes chers, ce 28/09 je me vois convoquée à un RV prochain avec mon masque à 8 h 30 du MATIN, ponctuellement, chez

le Dr Sébastien VIEUX (c'est pour que vous me croyez que je mets le détail) :

Chirurgien-dentiste

Place des Arts

52000 Chaumont

Et je n'ai qu'à demander l'itinéraire si je ne l'ai pas. C'est pas chic, ça ?

Étage : Rez-de-chaussée.

Impeccable, je n'aurai pas à monter un étage après cette expédition.

 

 

 

Qu'ont-ils, ces logiciels odontologiques, à vouloir m'écarteler aux 4 coins de France ?

Serais-je hardie si je disais qu'il "semble" y avoir un GROS bug ?!!!

 

Je suis sûre que le Dr Vieux est loin de se douter de tout cela.

J'espère que ce matin-là, à 8 h 30, il attendra quelqu'un d'autre que moi !

 

                                 Corine

 

 

Ps : ils existent tout deux, je n'en doutais guère pour le second. Tant qu'à choisir, autant prendre un autre patronyme quand il s'agit d'inventer.

Il est fréquent que l'exactitude paraisse moins plausible qu'un mensonge.

Je ne suis pas coutumière du fait de donner des noms, mais quand il s'agit juste d'accoler un patronyme à son métier, je ne vois pas le mal ! Le bug (on va continuer à l'appeler comme ça) ne vient pas d'eux : aucun intérêt !

 

 


02/10/2020
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La belle bottée

 

 

 

      Un peu déphasée dans les dates ici, mais ayant bien encaissé la nouvelle que j'ai spontanément commentée sur FB :

 

Mme Peel ! Surpris Mme Peel ? Mais ça ne se fait pas ! Aussi emblématique de la Grande-Bretagne que la Reine d'Angleterre !

Elle venait de quitter les plateaux, mais c'est une époque où ce qui se terminait ne nous quittait pas. J'ai ainsi, comme tout bambin de mon âge, pu voir, enchantée, un personnage féminin marchant sur les murs, jusqu'au plafond, discutant avec un homme-oiseau le plus naturellement du monde ! Cela a été longtemps mon souvenir le plus résistant.

Je l'ai adorée autant quand je l'ai revue des années plus tard, avec toute la conscience de la presque adulte que j'étais alors.

 

 

 

A very short but genuine tribute :

But what a time for heaven's sake ! And what a shame to create Lady Diana Rigg and to take back Diana Rigg !!! (I know perfectly well that we are programmed to pass away sooner or later) but those disappearances peel IncertainInnocentBouche cousue our dreams of a funny and perfect world even if it doesn't exist.

 

 

"The Advengers".

With this soap opera including street noises and some banalities coming from reality, as much as some rules of british "etiquette" in order to be a bit credible but whose goal was to emphasize science-fictional scripts, we had the pleasure to discover nothing but loony scenarios, some strange attitudes or convictions (no mercy but justice) and where cleverness, humour, strength, charm, seduction, elegance coexisted. Therefore who had the merest doubt about gender equality ? (at last !). We grew up with that. How many generations had a first sight of Great Britain and understood what sense of humour meant with "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" ? (then Diana Rigg of course in different movies fortunately for her).

 

 
Mais quel époque, pour l’amour du ciel ! ("for heaven's sake", c'est pour être dans le ton !)
Et quelle honte de créer Lady Diana Rigg et de reprendre Diana Rigg ! Déçu (Je sais parfaitement bien que nous sommes programmés pour partir tôt ou tard) mais ces disparitions épluchent IncertainInnocentBouche cousue (peel) nos rêves d’un monde drôle et parfait, même s’il n’existe pas.



"Les vengeurs"/(Chapeau Melon et Bottes de Cuir).

Avec ce feuilleton où des bruits de rue et quelques banalités issus de la réalité, tout autant que des règles de l'étiquette britannique pour être un peu crédible, mais dont le but était de mettre l’accent sur des scénarios science-fictionnesques, nous avons eu le plaisir de ne découvrir que des scénarios fous, des attitudes étranges ou des convictions (pas de pitié, mais une justice) et où coexistaient l’intelligence, l’humour, la force, le charme, la séduction et l’élégance. Qui avait donc le moindre doute quant à l’égalité des sexes? (enfin !). Nous avons grandi avec cela. Combien de générations ont eu une première vision de la Grande-Bretagne et compris ce que signifiait le sens de l’humour avec "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" ? (puis Diana Rigg bien sûr dans différents films, heureusement pour elle).
 
 
Un rôle pour une vie serait un chiffre quelque peu étriqué. Vous imaginez un chanteur avec 1 chanson pour 1 carrière ? Ah si ! Clin d'œil Mais n'est pas Patrick Hernandez qui veut !).

 

Si Honor Blackman précéda quelque temps Diana Rigg, cette dernière eut deux successeures : Tara King jolie, très jeune, mais à mon idée un peu hypra-féminine pour le rôle (je me suis toujours amusée de la différence de leur façon de courir).

Puis Purdey/Joanna Lumley, ma seconde préférée.

 

Malgré tout "Chapeau Melon", c'était, pour moi, parmi des millions de fans du feuilleton, avant tout Mme Peel et Steed.

 

Concrètement, une actrice shakespearienne, bombe de séries cultes et classieuse nous a quittés. Un point c'est tout, après tout, comme des dizaines de gens dans les rubriques nécrologiques.

 

Affectivement, ces fictions font partie de ce que j'ai conservé de douillet, de tranquillité de mon enfance, me protégeant de qui l'était beaucoup moins. Ce sont ces bulles bleues qui comptaient parmi celles qui me faisaient le cadeau de souffles vitaux (l'imagination, la fantaisie, l'inconnu) et c'est cet émerveillement que j'avais gardé, inaltéré, que la vie assassine.  

Ils tombent tous, un par un, comme à la guerre. A l'oreille, j'entends qu'une vilaine voix de sorcière me siffler que ce qui m'est resté de souvenirs si neufs, inaltérés en moi, est en fait si loin.

Elle doit avoir raison, même ma voix a changé. 

Tu as vu Grand-Père, Madame Peel aussi. Tu vas la croiser.

Un jour, on jouera tous les deux aux Mystères de l'Ouest. C'est moi qui ferai Artémus Gordon, toi tu feras le beau James West. Les rêves seront la matière de l'évidence, d'une autre réalité. 

Ne reste plus pour moi qu'à aller au Paradis comme toi et cela, malheureusement, me paraît de plus en plus improbable. 

 

 

Il pleut souvent pour rien en Angleterre. Eh bien voilà une raison de pleuvoir encore.

 

"I'm hoping to kick but the planet is glowing" (glowing, glowing, glowing)

 

 

 

 

                                                             Corine 

 

 


 Et, comme toujours, l'efficacité de la musique des génériques !

 

 

 

Diana Rigg.jpg   

 

 

 moins sage.jpg ça ce n'est pas dans Chapeau Melon ;-), mais on n'est pas James Bond girl par hasard. Cool


01/10/2020
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Et même si

 

 

Comment jamais pardonner à des criminels qui n'ont de raison que de se sentir exister par la mort ? La religion ? A d'autres ! Quel prétexte !

 

 

 

 

 

Mais il y a des chansons qui n'ont pas besoin de commentaire, justes et magnifiques.


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 


26/09/2020
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Aurethographe

 

 

 

 

 

Je ne me tatouerai jamais. 

Je n'utiliserai jamais l'expression « je vous invite à ….» qui me sort par les yeux, mais ça, j'y reviendrai:-)

 

Je conserverai la calligraphie de tous les ô qui sont assez rares pour qu'on ne leur en veuillent pas.

Je regarderai, pauvre de moi, de mes yeux arrondis sur mon nénuphar (nénufar), le royaume des élites de ce siècle vingtenaire. Cela ne me coûtera (coutera) rien, mais je rangerai mes lunettes pour moins voir.

 

Un esprit, une époque ou un langage ne sont pas figés dans le marbre par principe. Une langue évolue toujours. Cependant évoluer = progresser, avancer. Depuis 3 ans, je ne comprends pas.

Fut un temps lointain, la forest, l'hospital perdaient le « s » pour gagner un accent circonflexe.

Ca avait de la gueule. Il y avait une transformation qui avait un sens sans appauvrissement.

Le verlan avait une signification,  des origines sociales, pouvait être incisif, comique ou poétique, politique.

 

 

 

Pourquoi suivre ce qu'on nous impose de perdre ?

Tout ce que je vois, c'est une démagogie gonflée à la pompe. Je me suis laissé dire que ça les travaillent depuis 2 décennies, à l'Académie, qu'ils se seraient bien fichu des torgnoles par moments, s'ils n'étaient pas si polis (et puis, l'épée ça fait mal).

Et il y a 3 ans, je m'en souviens (quand les politiques s'en mêlent, on en entend parler), ils ont lâché leur oeuvre. Si c'est comme ça ...En effet, il était tant de mettre bas de cette longue grossesse.

 

En 2017, on a fait sauter les jolis chapeaux circonflexes et notre langue vernaculaire s'est approchée insidieusement des sms.

Le projet des textos n'était pas de changer les dicos, mais de communiquer plus vite, me semble-t-il.

 

 

Je ne vois qu'un bénéfice : pour le millepatte. Il y trouve son compte en se rassemblant en un mot au lieu de deux séparés par un trait d'union. 

Il s'est frotté les yeux à l'oignon(ognon) pour cacher sa joie. Il s'est demandé comment on avait pensé à lui comptant parmi les priorités d'une réforme (moi aussi, je me le suis demandé, le millepatte étant plutôt effacé et par là-même un sujet assez accidenté dans les conversations).

 

 

Mais ne râlons pas. C'est le WE

xx

Ou cdt

C come vs voulé

Coco

 

 

 

 


26/09/2020
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Vues avant le sommeil du soleil

 

 

On ne peut pas mettre de film de paysages, ou de quoi que ce soit ici, sans qu'il soit sur un service en ligne.

Restent quelques photos !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 08.09.20 Andernos 029.jpg

 

 

 

 

 

Le 08.09.20 Andernos 025.jpg

 

 

 

 

Le 08.09.20 Andernos 027.jpg

 

 

 

 

 

La dernière, ma préférée : 

  

08.09.20 Andernos magnifique soleil.jpg

 

 

                                                                                  Corine

 

 

 

 


10/09/2020
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Un haïku ?

 

 

 

 

 

Le sol sec expire

sourd, son corps aux bruits du bourg

égaré le vent

 

 

                                          Corine

 

 

 

 

Ps : ou "sourds, ses pores" si on veut.

 

 

 

 

 


28/08/2020
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