Mi(s)ScellaneaCorine

Rien que pour vous embêter

 

 

 

'Y en a marre !

 

 

Fin 2020. La dégradation de la santé mentale des Français est devenue une préoccupation majeure de l'exécutif »

Ah bon.

 

10 février 2021 : covid 19 : déjà 80 000 en France.

Pas besoin de rappeler que le covid 19 ne porte pas ce chiffre par coquetterie. On dirait qu'on vient d'ouvrir la vanne.

 

 

« On atteint la barre de 80 000 décès »

« La barre des 80 000 morts est franchie en France ».

"Décès", c'est peut-être un peu administratif, "mort" ça frappe au ventre, à l'estomac, à la tête, ça a une gueule de définitif et on se figure le croque qui va avec. C'est plus "public familial". Ca touche.

 

 

 

Incertain Nous plaidons non coupables et que voulez-vous que l'on fasse de mieux ? Le virus est rapide, mute, on a compris aussi.

 

On fait ce qu'on peut pour arrêter le galop, nous. Car nous, on sort peu, on est sous nos masques, (d'autant plus dans les grandes villes), nous, sauf en forêt, ou à très grande distance, nous. Nous on a refait la peinture de la maison du sol au plafond, où on pouvait sans professionnel. On est passé aux couleurs quaternaires, bientôt ça ne ressemblera plus à rien. Nous, on a appris tous les diamètres de vis, de la plus simple à l'assemblage à tête fraisée cruciforme, à tête fausse rondelle,.... On a toute la famille et même les pointes sans tête, par erreur, dans l'hystérie. Et là, je dis ça pour nous, mais il y a tous les autres "nous".

Nous en plus, on n'a pas 30 000 contacts par semaine en visio-conférence. Quand on ôte nos masques, on n'a pas de micro pour contester, ou pleurer - quand on a pleuré.

Un avantage : les hommes n'ont plus à mettre de cravate entre 4 murs. Merci, surtout que de moins sortir, ils ont beau faire leur jogging et sortir le chien (le chat n'a pas voulu et a fait comprendre que sa laisse, c'est pas prévu pour, mais exceptionnellement chez le véto), ils grossissent du cou aussi, du coup. Pardon pour les lecteurs, un peu de sérieux.

 

Mais nous, on ne peut plus réagir comme en 2020. On est fatigués, nous, mortifiés, glacés.

 

 

 

La santé mentale …

 

 

Ces chiffres invectivent. Où est passé la prévention de la santé psychique  ?

Ces chiffres s'excitent dans le sensationnel.

Que la mort soit grave, on est un petit peu au courant et ça nous a préoccupé tout de suite.

C'est grave aussi de fatiguer parce que le risque est que nombreux soient ceux qui lâchent tout. Malgré tout. Qui pourraient avoir envie de vous mourir sous le nez et sans payer l'amende, un peu de pudeur ! C'est facile à comprendre parce qu'à part s'arrêter de respirer, il n'y a plus beaucoup de solutions. Il y a des vaccins, d'accord, on n'est pas nombreux à les aimer, mais quand on y croit en haut du pâturage de l'Elysée, on ne parle pas de l'avenir comme d'un vilain refrain.

Le doigt n'est jamais mis sur la mesure de ce que l'on évite jusqu'à présent de la catastrophe liée à la force multiplicatrice du gradient anglais (je touche du bois) de la lignée B.1.1.7.

Il y a - ici, + là, mais ça pourrait être encore pire. Nous ne perdons pas la mémoire d'une part sur 1 an, et savons encore multiplier et soustraire. Mieux vaut toutefois garder à l'esprit que nous ne sommes pas des scientifiques et que ces derniers eux-mêmes s'avouent déconcertés. Au final, nous n'avons aucune certitude sur celui qui a plus raison que l'autre et aucun n'a une conaissance consommée du phénomène.

 

 

Quitte à faire dans le mauvais goût, puisque je n'entends jamais hurler que les chiffres en Réanimation baissent quand ils baissent, mais que l'on nous aboie qu'il y a bien 80 000 victimes, moi, j'entends ça :

 

- 80 000 ici !

 

- 80 000 à gauche !

 

- 80 000, 80 001 Monsieur au fond ? Non ?...  Pourquoi ?

Pas mieux ?

Adjugé ! 80 000. Qu'on se le dise !

 

Le marteau est là pour enfoncer le clou dans l'hypothalamus et basta ! Il faut que ce soit la hantise du jour aux 4 coins de France.

 

Des arrêts cardiaques ? Ah merde. Oh ben c'est "covid aussi". Notez et imprimez. 

 

 

 

 

Eh ben, rien que pour vous embêter, on va continuer à se retenir de mourir quand même.

 

Je sais que les psychologues ne roulent pas sur l'or, mais je n'ai aucune envie de retourner en séance parce que, parce que vos chiffres et vos martèlements.

Beaucoup pètent les plombs. on les a peut-être tous un peu pété, mais on démèle, on classe. Reste cette pénible pensée d'"en attendant d'en savoir plus", mais on a cette résistance (quitte à avoir un couvre-feu) de savoir garder une part de cerveau libre.

Vous savez bien qu'on est (presque) tous névrosés, déjà, mais abrutis, pas encore, messieurs les responsables de notre santé mentale et physique.

 

 

 

                                                                                      Corine

 

 

 

 

 


25/02/2021
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Le parc de Mme Diane Dufresne

 

 

    Il me semblerait presque présomptueux de "commenter" Diane Dufresne tant ce qu'elle fait, ce qu'elle exprime me semble suffire. Il n'y a pas besoin d'explication.

Je dois dire aussi que je ne peux remonter largement dans mes souvenirs, ou mes références sur elle. Je vais donc me limiter à situer où, pourquoi et ce qu'elle m'inspire.

 

 

 

Je fais souvent des découvertes par hasard. En ce cas, il s'agit d'un semi-hasard, puis que récemment, se rattachant à mes recherches musicales youtubiennes et leur fantaisie, je me suis retrouvée avec la suggestion d'aller cliquer sur Diane Dufresne.

Ohhh, mais depuis l'temps ! Avec plaisir !

 

Si j'ai écouté il y a quelques mois "j'ai 12 ans, maman" que je ne connaissais pas et ai particulièrement affectionné, j'ai pris conscience que hormis "J'ai rencontré l'homme de ma vie", ou "Elvis", je n'avais pas grand chose à sortir de ma mémoire.

 

 

J'ai pénétré pour la première fois dans ce "Parc Belmont" (autrefois lieu de  divertissements). 

Je me le repasse depuis au moins 2 fois par jour sans ordonnance.

Sans que je l'appelle, « [ : qu'est-ce que j'ai faitau moooooonde :] pour qu'on m'enferme ici ? » se balade depuis dans ma tête à défaut de sortir des murs de cette complainte. 

(les Québécois sont meilleurs que nous pour les liaisons ! On n'aurait pas idée de lier "j'ai fait au" phonétiquement !).

Je vous rassure pour ma santé mentale : je diversifie. "Le Parc Belmont" à plein temps me vaudrait probablement de gros soucis !Clin d'œil

 

 

 

Sa voix, son interprétation, son tempérament dans cette mise en scène sont éblouissants. Tout est exceptionnel.

 

 

Ce parc me fait songer à la place de la folie, ou même de l'originalité si longtemps dérangeants pour l'équilibre immobile, rouillé, éteint, de la société ! Cette peur n'est pas totalement morte.

 

Si Isabelle Adjani n'avait rien lu sur Camille Claudel et ne s'était pas si splendidement emparée du personnage (j'ai envie de dire de la personne), combien serions-nous à savoir qui était la soeur de Paul ? 

 

Le "fou" (j'entends par là le mot popularisé) n'a pas très bonne presse, mais à moins d'être pondéré à l'extrême, nous sommes toujours le fou d'un autre (ça ressemble à ce que j'écrivais du principe des cons !) 

 

 

 

J'ai mis la main avec le même engouement sur "Oxygène" (rien à voir avec J.M Jarre) en scène, ô combien d'actualité physiquement et psychiquement (nous doutions-nous, pour la grande majorité, que l'urgence existait depuis les années 70 ? Nous qui nous sentions heureux). 

 

 

Je suis donc devenue addicte depuis une dizaine de jours à Diane Dufresne, une sorte de Beatnik/punk éclairée. J'ai remonté le temps à coups d'interviews capturées (merci Youtube) et de chansons. Cette dame a sorti un joli album il y a seulement 2 ans : "Meilleur après". Le sujet : le temps, la vie. Elle y parle de vieillesse de toute la jeunesse et la force de sa belle personne. 

 

Dans son excentricité, on découvre une surprenante sagesse et des pieds sur terre depuis longtemps sur l'écologie.

Bouleversée par « Legacy » de Yann Arthus Bertrand (j'en tire quelques actes d'application définitifs à ma petite échelle), tout m'intéresse à ce sujet. Des images me font cependant horreur. J'avoue tourner la tête, mais elles s'y sont immiscé.

De son côté, Diane Dufresne prend le sauvetage de ce qu'il reste du monde avec sourire, colère et convainc aussi. 

 

 

Je vous laisse sur le Parc Belmont. Ce n'est pas drôle, mais poignant et magnifique.

 

                                         Corine 

 

 

 

 


(je ne saurais que vous conseiller le plein écran)

 

 

ps : j'aime et j'admire beaucoup Michel Berger qui était une sorte de grand-frère imaginaire dans mon enfance, mais j'ai toujours été réticente à regarder "Starmania" dans son intégralité, en raison de son pessimiste, me contentant des chefs d'oeuvre connus de Plamondon et Berger. L'atmosphère lourde, ce déclin, ce bouleversement de monde me retiennent encore.

 

 

Hors spectacle, on nous a plutôt dirigés vers "Le blues du businessman", "Le monde est stone", "Les uns contre les autres", "Un terrien en détresse", "Quand on arrive en ville" (il n'y a que ce dernier dont je ne raffole pas). La folie étant peu médiatique quand elle ne se rapporte pas aux crimesDéçu, "Le Parc Belmont" n'a probablement pas plu à quelques ondes. Je n'avais pas choisi de ne pas l'entendre avant 2021 ! 

 

 

Oui, donnez-nous de l'oxygène.

Un animal de talent.

Et quelle santé, je comprends qu'il en reste pas mal !

 


 

 

 


09/02/2021
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Au secours d'une sanguine

 

 

 

Le rimmel coule

sur la sanguine perdue.  

Marginale, elle ne sait que croire  

de ce qui demeure

des pouvoirs pacifiques de son ocre.

Il est là, pourtant, le sang du cuivre,

l'élément de lutte et d'alliance, 

qui soutient de son pigment

les scènes, la vie et fixe la Mémoire. 

 

     Corine

 

 

 

 


01/02/2021
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Jean, l'ingénieux fantaisiste

 

 

 
 
Entre "les beaux matins d'avril, nous vivions sous les toits tout en haut de la ville" de Charles Trenet/Jean Sablon, l'aquarelle de Marie Laurencin de Joe Dassin et "Salma ya Salama" de Dalida, titres que tu aimais tant, au nombre d'autres, je me glisse pour te saluer, toi.
 
 
Dans ton monde, toi aussi, drôle et farouchement libre, têtu, imaginatif, toi le fantaisiste si ingénieux qui aimait la vie malgré tout le mal qu'elle peut faire, le plus doué pour elle, plus que nous tous, du plus jeune au plus âgé.
2 ans terrestres sont passés. Requiescat In Pace, Papa.
 

Ce bord de lune

me cueille pour ce voyage

un trait aveugle est tiré.

 

 

Corine  

 

 

 

 

 

A la Lumière éternelle !

 

Le reste, je l'écris pour moi. Je n'oublie (presque) rien. 

 

 

 

 

 



 
 
 
 
 
  
 
 

31/01/2021
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Lapsus/humour

 

  

    Bien que spécialiste en étourderies diverses, je fais relativement peu de lapsus, sauf une année où tellement de gens sont décédés que je me suis entendu demander - j'en suis encore consternée - histoire de savoir l'heure : « quel mort est-il ?» (vrai) Ca m'est resté (lapsus déjà cité dans le court hommage à Jean Rochefort quoiqu'il n'était pas concerné, mais je me comprends et c'est l'essentiel !).

 

Les lapsus, cela n'empêche pas d'en inventer et vous verrez si c'est drôle ou pas. Je me jette.

 

- La mariée est là. Le marié ? Aussi. Ils sont tous là ! Parfait. Tu as le temps, toi, pour la photo avec ton train ?

- Ca dépend si le pornographe est à l'heure.

 

 

- C'est une euthanasie locale ?

- ? Oui en ambulatoire, une petite heure et nous sommes relevés d'entre les morts, menant la dissidence jusqu'à sortir de l'hôpital. "La médecine et le sommeil de Lazare. Je te remercie.

 

 

- (pourquoi pas deux en une phrase ?) : elles ont déplacé les limites. Le terrain est circoncis depuis 2017. 

 

 

- Comment ça, t'es mal à l'aise ? Mais tu les connais, pour la plupart ! Lui seulement ? Comment tu fais ? Tu vas voir, je suis certain qu'on est interné de gens bien. Du calme, allons !

 

 

- Pas de panique, je méprise la situation.

 

 

- D'une part, il sait ce qu'il dit, mais tu connais la verge de son discours.

 

 

 

De quoi terminer en queue de poisson. C'est chose faite. 

 

 

 

 

                                                                    Corine

 

 

 

 

 


24/01/2021
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Coco l'outil, animations !

 
 
 
 
Je ne vous dirais pas que ça n'est pas un peu "spécial", voire dérangeant pendant quelques minutes, mais encore une fois, s'il fallait se prendre au sérieux pour rire, ça ne vaudrait pas le coup !
Et c'est le but : partager une bonne ambiance et rire, en s'utilisant, pour ainsi dire. Je ne suis pas à plaindre, ça m'a vraiment amusée.
Merci à mon tél. pour les trucages (il est rare que je remercie mon tél. mais il convient d'être juste, même avec les empoisonneurs).
Je n'ai pas cette couleur de cheveux d'habitude (rouge foncé), mais tant pis, fonceons  : que d'audace !!! Lol !

 
Et ça finit sur des bisous, dont on a manqué depuis 2020. Vous prenez si vous voulez, c'est fait pour.
Il y a un court temps obscur sur l'image (pour dire vrai : involontaire), puis un tout petit message, tout à la fin.
 
Pour voir, retrouvez-moi ici        au milieu d'un tas de gougnafiers célèbres qui prennent toute la place au-dessus, au-dessous ! J'vous jure ! On n'est plus chez soi.
 
    ;-)
 
                                          Corine
 
 

 
 
 
 

13/01/2021
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Five years ? "Stuck on my eyes" :-( Still now

 

 

 

8 janvier 1947 - ... 'don't know

 

 

J'ai juste :

 

saxo coeur + fond signé revu.jpg

 

 

 

 

 

 

 

5 ans, mais le 08/01 est toujours un anniversaire de naissance - et de 2 sorties  d'albums,

Bowie bébé.jpg

5 ans, c'est comme chaque émotion de toute ma vie : c'était hier, presque aujourd'hui.

 

 

 

Ci-dessous, un clip iconoclaste, une insolite façon de considérer la figure christique et le sacrifice, un rapport inusité au corps et à la chair tentatrice, vous m'étonnez que Dieu aille voir son psy après ça (c'est un peu loin sur ce blog, cf. "la névrose divine" de 2017).

 

Je ne suis pas amatrice de tiédeur (de calme, si) et bien que je n'aille pas dans la même direction d'opinions, ni de colère (chacun ses problèmes avec ça), j'aime la majeure partie de ce clip étonnant. C'est pour cela que je l'ai choisi, au lieu d'un charmant concert que j'allais mettre en ligne. C'est souvent à l'exact, au pur diapason, mais j'aime pour celle-ci plus encore la musique que les paroles. La proportion des chansons de David Bowie que je n'aime pas doit atteindre un excessif 1,5 % (dans les mauvais jours). 


 

Je confirme, comme en 2016, qu'il n'y aura jamais d'au revoir.

 

 

5 ans, c'était prévisible. Ils ont foncé dessus comme ils avaient préparé les nécrologies. Ce ne sont pas les mêmes ? Objection : « je tette encore ma mère ! »  Si ce n'est toi, c'est donc ton frère ».Déçu

Je ne comprends toujours pas les sourires détachés d'animateurs, de chroniqueurs qui en plus se disent  "fans". Mais on a tous une vie légère ou lourde, sans rapport, à porter, après 2016. Et alors ? 

 

 

L'échappatoire, c'est son humour, ses réalisations, je ramène tout au présent, aussi puissamment que possible.

Le seul inconvénient, c'est que je ne suis pas (totalement) folle et je sais bien qu'un jour, j'ai allumé la radio, un 11 janvier. 

N'aimant pas du tout l'étiquette de fan (ne croyez pas que je lui épargnais tout défaut, mais qui est parfait ? Il faudrait être idiot pour le croire. Cela a-t-il d'ailleurs un intérêt ?), j'avais écrit il y a quelques minutes quelques paragraphes sur les circonstances bien plus précises que relatées jusqu'ici qui m'ont d'autant plus facilement amenée à aimer l'artiste. Je récupérais par lui, en pré-adolescence, un intérêt au monde que j'avais perdu, de l'oxygène par sa musique, son étrangeté. De ces lignes, j'ai tout effacé. Pas si longues, mais trop chargées, Je garde simplement de celles-ci que je rien n'est surfait décrire que mon esprit et mes poumons se remplissaient de nouveau de vie, d'émerveillement, d'idées. Je garde ça. Je n'avais aucune idée de ce que représentait une star du rock (ce qui n'était pas plus mal, n'aimant pas le star system).

Je ne fréquente plus les "divans" (que l'on pourrait désigner par le mot de chaise le plus ordinairement), mais le contexte qui existait autour de moi à cette époque est bien un (des) objet(s) de thérapie. La douleur ne demande pas de mémoire. Je n'ai plus jamais été la même. Alors heureusement qu'en effet existait David Bowie dans la peau de Mr Jones, alors que je me tenais dans mon silence, qu'il n'y avait rien d'intéressant à voir, ni à entendre, que le monde me dégoûtait, moi l'enfant si gaie.

Je suis tombée dessus par hasard, au bon moment. Je n'oublierai jamais et ne lâchai pas un jour depuis.

Les autres circonstances de ma première rencontre, enfantine (avec Ziggy Stardust), je les ai déjà racontées. David Bowie et Chaplin sont les seuls artistes que j'aime inconditionnellement (chacun à une place différente).

 

Quand moi aussi, j'irai voir ce qui se trouver de l'autre côté du rideau, comme tout un chacun et que, si ni en cours de cérémonie, ni au sortir, aucune de ses chansons n'est passée, c'est que ce ne sera pas moi.

Il y aura escroquerie. Si vous êtes là, faites-vous rembourser (le train, le préjudice moral, le réveil au matin).

Clin d'œil 

 

(...) "The shrieking of nothing is killing, just
Pictures of Jap girls in synthesis
and I ain't got no money and I ain't got no hair
But I'm hoping to kick but the planet it's glowing
Ashes to ashes, funk to funky
We know Major Tom's a junkie
Strung out in heaven's high
Hitting an all-time low"  (Ashes to Ashes)



"Cygnett committee" par exemple, ça leur fera trop long au programme liturgique. Des excuses seront trouvées :

- il n'y a plus les pots de chambre d'antan de la belle époque de l'abbé Bourdaloue pour les vessies pressées, ou les prostates malmenées du XXI° siècle,

- plus de temps,

 

- plus assez de prêtres obligés de courir partout entre confesse, communions, agonies peu communicatives et enterrements, 

- des cerveaux habitués à passer vite à autre chose, 

- un ongle incarné,

- un inopportun fou-rire (mais non, mais non, 'y a pas de mal)

- les risques d'intempéries, ou de canicule.

 

Lift off.

 

 

??? InnocentBouche cousue Que ? Ah oui, j'en étais au 08 janvier, c'est vrai. 

 

                               Corine 

 

 

 

 

 

 


 

En marchant dans la rue enneigée
laisse-moi comprendre
dérivant dans un chemin silencieux
trébuchant sur la terre
ouvre-moi ton coeur
montre-moi qui tu es
et je serais ton esclave.



Dors-tu tranquille ?
marches-tu en paix ?
te moques-tu bruyamment de moi ?
personne d'autre n'est libre

ouvre-moi ton coeur

montre moi tout ce que tu es

et je serais ton esclave.



Je ne m’assieds pas pour attendre
Je n’en ai rien à foutre
Je ne vois pas l’intérêt
Pas d’empreintes dans le sable
Je parie que tu te moques bruyamment de moi
une occasion de me faire tomber
donne-moi enfin la tranquillité d’esprit
Montre-moi tout ce que tu es
ouvre-moi ton coeur
et je serais ton esclave.

 

 

Je ne m’assois pas pour attendre
J’en ai rien à foutre
Je ne vois pas l’intérêt
Pas d’empreintes dans le sable
Je te donnerai tout mon amour
rien d’autre n’est gratuit
ouvre-moi ton coeur
et je serais ton esclave.

 

David Bowie (musique et paroles) 

 

 Dernières photos DB-1.jpg



 

Dernières photos DB-2.jpg

Les dernières photos gaies, de Jimmy King.

Quel cran. 

 


08/01/2021
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Bilan année

 
 
 
Nous avons pris ce train insolite et avons posé le pied sur cette étrange station : « vie ». Vivre parce qu'on nous a appelés, parce qu'un désir entre deux, un désir de nous, ou un "accident" nous a conduits à prendre part à ce que devrait être une fraternité ronde sur un globe où des milliards de gens ne se connaîtront jamais. Quant aux mains sur les nôtres, nos doigts en elles, ou ces mains lointaines, ces épaules proches, ces soutiens lointains, ces baisers n'ont pas de prix.
On nous a appris en 2020 ce qu'était le baiser de la mort. Le langage affectueux, amical, ou amoureux pouvait tuer directement, de nous à nous, de nous vers d'autres et eux. Du jamais vu. Nous ne savons même pas toujours où se situent d'autres fragiles que ceux que nous voyons, pas toujours les plus flagrants. La première paranoïa de ces chiffres sanitaires a prix corps, aliénante. Jamais nous n'avons regardé le nombril de notre santé, ou de celle de nos prochains. On est un peu tous pareil, mais si j'ai un peu faibli à ce sujet, je n'ai jamais autant fréquenté mon thermomètre que depuis 9 mois et demi (et calculé les dizièmes à ajouter jusqu'à 37° C avec prise de mesure orale)
Nous avons tous à notre façon réorganisé nos vies.
Nous avons applaudi au balcon à 20 h, mais nous sommes ignorés sur les trottoirs dans "ce monde d'après" le premier confinement (ici, en tout cas). Il y a même eu en France d'ignobles rejets : "sortez-la de l'immeuble, elle est infirmière" adressés à l'encontre de femmes qui rentraient, épuisées de lutter avec des malades, ou des moribonds, enfin chez elles.
Nous avons été éloignés, par la loi, des arbres, des parcs où une franche distanciation est possible.
Il a fallu calculer l'heure où on pétait les plombs et les péter après 22 h, chez soi.
Vivre est devenu universellement compliqué.
Nous slalomons bizarrement dans les rues, ou les grandes surfaces. Des gens deviennent fous. Hier, dans le quartier, 3 coups de feu 2 fois. Un incendie la veille ravageant des habitations.
 
Je ne crois plus aux chiffres que j'ai trop observés (comme je le disais, tout ce qu'il ne faut pas faire : au jour le jour) pour les avoir oubliés et qui sont manipulés. Certains sont effacés pour prétendre que le présent est inédit.
Reste la protection qui s'impose, je ne me fie qu'à elle. Je déteste la privation de liberté, mais me vois mal dire "tu peux mourir tranquille, je me suis éclatée".
Rien ne peut être pire que cet apprentissage. Une année où curieusement, ce mot "psychose" si prisé des médias, qui aurait pour une fois eu un sens, a été très discret.
 
Champagne pour enterrer l'année. Vive la mort de cette sale gueule qu'a 2020 qui nous a fait psychoter grave.
2021 ne peut qu'apporter une solution.
On est souvent hypnotiquement bloqués, les premiers jours sur le nombre de la dernière année que l'on continue à écrire/à taper. C'est peut-être la première fois que dans cette transition d'une année sur l'autre, nous n'oublierons pas que nous avons fait le saut de l'ange, même s'il est pour l'instant objectivement abstrait.
 
 
QUE JOIE, SANTE SOIENT AVEC VOUS
 
 
Bisous à tous.
 
                                                 Corine
 
Bonne année 2021 blog.jpg
 (image originale du NET)
 
 
 

01/01/2021
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On le connait tous, mais sait-on qui c'est ?

 

 

Depuis le début de ce blog, sauf exceptions, je ne souhaite pas refaire d'hommages. Le nombre de disparitions célèbres de 2020 (miroir, dans leur proportion, de celles des anonymes) me rappelle 2016. Parler de toutes ne soulèverait pas le moral des troupes.

 

 

J'aimais aussi vraiment bien Brasseur, très grand acteur qui a su passer à merveille tous les rôles, genres et décennies.

Pour un hommage au plus pressé, on a ressorti des caisses toujours proches le moyen le plus aisé, le si populaire, si rassembleur : les anthologiques « Un éléphant, ça trompe énormément » et « Nous irons tous au paradis ». Je ne crache jamais dessus, puisqu'ils me font pleurer de rire (y compris les dans les pires situations personnelles : pour dire si c'est fort !) lors de chaque diffusion (ex : Brasseur la pendule entre les bras, Rochefort passant avec son regard de Rochefort au matin de la levée de la grève des avions « mais, qu'est-ce tu fais, mon grand » ?) !!!!

 

J'ai eu le très grand plaisir de revoir un acteur dont j'adore les interprétations, qui aurait pu faire l'objet d'une série (il y a bien eu Kev Adams). Une tête (de gosse frisé) conservant la même expression d'un rôle à l'autre, mais c'est le jeu. Comme Lucky Luke, ou Clint Eastwood du temps de ses westerns. Cet acteur, c'est Christophe Bourseiller, diplômé philo, professeur à l'Institut d'études politiques, journaliste, auteur, chroniqueur, communiste, etc !

 

Ce type de 17 ans et sa capuche qui lance sans bouger un cil, son casque de mobylette sous le bras, à Danièle Delorme excédée par l'assiduité de ses poursuites :

- mais vos parents, Lucien ?

- Nous nous passerons de leur accord, mon amour

 

(…) - J'aime vos seins, surtout le gauche

 

 

Un crampon qui prend le temps, à la fin d'une relation qui n'existe pas, d'exprimer une déclaration littéraire de défaite à cette toute fraîchement '' ex'' adulée, ne se privant pas pour autant d'enchaîner par un sondage (tant qu'il y est. Et puis c'est un jeune, il faut vivre) !! "Etes-vous pour ou contre l'interdiction des berges de la scène aux véhicules de moins de 5 tonnes ?"

MDR !

 

Bourseiller quand il joue son jeu sans jeu a une tête assez unique, un visage de marbre, ne sourit pas, ce qui rend les choses encore plus drôles.

 

Dans "Clara et les chics types" (avec Balasko, Lhermitte, Adjani, Auteuil, Clavier, Marianne Sergent, ....) sans qu'il n'ait rien demandé, ni ne sache de quoi il retourne, (le rôle de) Marianne Sergent lui demande de poster une lettre « au Chinois ». Elle le prend alors par la nuque, incline sa tête et l'embrasse fougueusement sur la bouche, après lui avoir adressé ce fort aimable : « je paie ton silence et je paie cher ».

(Le personnage de) Bourseiller se laisse calmement faire avant de lui répondre « oui enfin, cela dit, tu n'es pas obligée, pour me demander de poster une lettre, d'engager un processus érotique entre nous ».

Rigolant

 

Autre séquence, de Bourseiller (même film) au tél :

- je commence incessamment, alors ça ne m'aurait pas déplu que tu me mettes vaguement au courant, tu vois

 

Balasko qui s'enquiert du résultat de l'appel :

- tu commences quand ?

- Lundi

- ah !!! Ca va, T'es content ?

- Oui j'exulte.

(d'un regard aussi morne que s'il enterrait sa grand-mère). 

 

 

Impayable ! Soit les rôles (dans "Prof" aussi) ont été taillé exprès pour lui, soit il les a écrits lui-même.

Il y a des gens dont on profite toujours (par le plaisir des larmes hilares que déclenche leur humour ravageur), mais qui manquent. Bourseiller est un des meilleurs anti-dépresseurs, sans effets secondaires.

 

Sans doute a-t-il peu apprécié la perspective de n'avoir "que" ce genre d'emploi dans la tête des scénaristes (assez fréquent quand on est marquant dans un personnage). 

Être mieux qu'un comprimé comico-intellectuel ? Enfin, il est vivant et c'est déjà bien par les temps qui courent.

 

Je vous recommande chaudement "Clara et les Chics Types", pour le film, les dialogues et tous les acteurs de cette comédie nostalgique.

 

                                   Corine

 

 


 


01/01/2021
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Parodie et sagesse assurée

Le chat façon Gelluck-1 FB.jpg

 

 

le chat façon Gelluck corrigé ok - 2.jpg

 

 

          Le chat revu.

          C'est comme ça qu'on a des procès ! Non ! On est entre nous, on pourrait dire comme autour d'une table. Ok, le chat il fait rien que faire de n'être pas de moi (j'aime évidemment bien Geluck et son grand humour de bon sens)

 

Comme je me le disais sagement (!), j'ai condensé après coup certains mots de ma bulle initiale, sinon ça fait trop ! Il faut savoir être bref et direct. Rigolant

 

                                                                           Coco 

 

 

 

 

 


11/12/2020
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