Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

S'excuser : la mode et le mois ? NON !

 

 

         Ce qui me choque, outre les sévices dont on parle maintenant depuis un an en France, c'est que la justice semble la seule à pouvoir entendre et aider. Elle est indispensable, mais quant est-il d'avant son office ? Concernant la victime, le sentiment d'humiliation après le mal est atroce et ralentit le processus de soin. Les dégâts commis pourrissent dans les solitudes morales, des oreilles ont souvent entendu leurs justes doléances mais se sont tues, certaines ont refusé de croire. MOI AUSSI, je pense que c'est atrocement fréquent. c'est atrocement monstrueux.

Au "mieux", celles qui souffrent et n'oublieront jamais osent se confier à des psys, à grand peine. C'est un premier pas...

 

 

Mais brusquement (un peu en retard sur les USA, eux-mêmes souffrant de malvoyance depuis l'industrie du cinéma qui n'a jamais été innocente - si on ne regarde qu'elle), tout le monde se lève et lutte. Quand tout le monde a du courage en même temps, faut-il vraiment parler de courage ? Quand il s'agit de guerre, oui, que l'on risque en groupes, mais seul sa peau, c'est un adjectif que l'on a le devoir d'octroyer.

 

 

Je trouve lamentable cette lenteur à la solidarité, puis de montrer les dents.

Ces gens qui écrivent des insultes sur une affiche, des femmes qui quittent une salle au nom d'être femme, ces mines bafouées (et non directement concernées dans la masse). Maintenant ? Pourquoi maintenant alors seulement vous aidez-vous ? C'est ça qui m'énerve au point de presque m'écoeurer  : ces auto-congratulations de qui écoute qui, qui parlent au nom de toutes quand c'est beaucoup plus facile.

 

 

L'injustice est aussi source de souillure.

Il faut savoir qui est la proie et où est l'os. Prudence.

Je n'aimerais pas être un chien dans la meute et me nourrir de la curée à la fin de la chasse. Je n'aime pas les opinions de foule. J'attends les preuves pour savoir. J'ai souvent sursauté du "terme présumé innocent" pour des meurtriers dont le crime ne faisait aucun doute. Ca, ça ne gêne pas grand monde. C'est inclus dans ce que l'on appelle la démocratie.

Je ne peux aimer les gens que je méprise, qu'ils soient célèbre ne change rien à l'affaire, mais je n'envoie pas mon mépris n'importe comment. Pour le moins, j'essaie.

 

Rien ne m'empêchera, quand j'en aurai envie, de regarder "J'accuse".

Il paraît aussi, dit-on en nombre (encore le nombre), qu'il faut se trouver des raisons ? S'en excuser ? Pardon ? Faut-il préciser que je suis contre les crimes sexuels ???? Mais aussi contre ceux qui nous disent ce qu'il faut faire ?...

Je crois que ce film est magnifique, l'affaire Dreyfus m'a toujours intéressée, alors m'excuser pour le talent de Roman Polanski de nous en montrer une nouvelle interprétation, certainement intense et intelligente ?

NON. Et j'ai déjà donné trop de raisons, certainement pas d'excuses.

Pire, ça a commencé quand j'ai découvert et adoré "Répulsion".

    

                                                   Corine

 

 

 

Ps: j'ai, pour m'enliser dans mon cas pathologique, du mal à penser que Catherine Deneuve est une cruche masochiste et Emmanuelle Seigner une idiote depuis 25 ans (Emmanuelle Seigner qui n'a pas fait des films, ou du théâtre qu'avec son mari).

Mais mon avis reste le mien, hors meute.

 

 

                          

 

 


29/02/2020
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Le temps ?

 

   A moins que tous vos voisins de coudes ou de sièges soient fixés sur leurs textos comme ça arrive, on ne peut ignorer aucune conversation dans un bus. J'ai parfois l'impression d'entendre plusieurs chaînes à la fois, sans télécommande pour en arrêter une. On ne choisit pas. Je ne sais pas si je tombe mal, c'est rarement drôle. C'est affairé. 

 

Hier, c'était exceptionnellement calme. Quoiqie. Dans le bus derrière moi, deux voix très jeunes, semblait-il, s'exprimaient :

« que le temps passe vite » (je ne vous le fais pas dire !), « moi non plus, je ne vois pas passer les jours » (Incertain eh non, on a beau faire... Heureusement qu'il y a les agendas et nos poubelles de tri à sortir pour s'y retrouver un peu, mes pauvres Rigolant)... «Ca fait peur » Bouche cousue (ben ouais, mais...?).

J'ai eu un doute sur leur génération. Les voix auraient pu être trompeuses. Quand je les ai entendu descendre de leurs sièges, je me suis retournée légèrement. Elles se dépêchaient. Oh oui, elles étaient jeunes ! Je leur aurais donné à peine plus de 17 ans. Elles avaient écumé à peu près tous les clichés dont elles auraient pu se reposer encore durant quelques décennies - avant d'y songer.

 

 

Au contenu de leur conversation, intermédiaire entre deux truismes déprimants, je ne doute pas de leur dynamisme. Ce qui fait peur, c'est de ne pas voir les jours filer à 17-20 ans. C'est "un peu" tôt ; pour parler "vieux" ! En se renvoyant la balle à deux - voire plus, l'affliction risque amplifier chez chacune.

 

Du temps, nous avons théoriquement, technologiquement tout pour ne pas en perdre. Nous sommes obligés de constater que de tout faire en même temps semble ne rien régler.

 

Le temps est un étranger dont nous nous acharnons à comprendre la langue, tout en cherchant à dompter nos moyens. Il ne nous répondra pas et nous continuerons à faire ce que nous pouvons, en petits rongeurs qui tentons de le grignoter. 

Une souris verte qui courait dans l'herbe.... oui, mais tout ça pour finir en escargot torturé, cuit, fini, kaput. 

Je cours pratiquement tout le temps et je ne vois rien passer non plus. Arrêtons peut-être de courir ?

Ah la, la. On est peu de chose !!! (ce poncif leur a échappé !!!Clin d'œil). Le bonheur s'attrape vite à cet âge d'or, heureusement et leur fera oublier le temps qui passe trop vite en effet.

 

 

                                                                  Corine

 

 

 

 


22/02/2020
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Non au chômage des poules (non plus)

 

- (…) vous nous recommandez donc l'huile d'olive, ou de colza Josiane

- tout à fait, Bernadette et vous savez que je ne suis pas trop "light", mais c'est pas mal léger en goût aussi c'est vrai et c'est bon pour le cœur. On va pas se vouloir du mal, hein ?

- Non. Et plus du tout d'oeufs de poule ?!?

- Surtout pas, bonne mère, en aucun cas Bernadette

- Très bien nous vous remercions de cette nouvelle recette et de vos conseils avisés, Josiane. Nous rendons l 'antenne.

 

Ké ? Le Gorafi ?Pied de nezIncertain

 

     Ici Arla. Je viens de tourner le bouton de ma radio sous le choc. On me tend à l'instant, entre camomille et tisane, une pétition qui outrage ma retraite et mon sommeil. C'est donc vrai ? Les poules, maintenant !?! Le bigoudi m'en tombe (j'ai commencé les mises en plis, épisodiquement, depuis mon sommeil médiatique. Ras la crinière de la coupe de Jeanne d'Arc).

Je n'en reste pas moins tout aussi engagée pour la lutte ouvrière et le combat pour dignité et la santé des travailleurs et des affaiblis.

 

Citoyens, citoyennes, ont vous ment, on vous spolie.

 

Votre liberté de pensée et d'action souffrent de menaces, autant que de violations déjà concrètes de vos droits les plus innés.

On distrait votre vigilance, afin que vous ne voyiez plus là où se tient le danger.

« Nous ne sommes pas dupes », dites-vous souvent et c'est très bien tant que ce principe est suivi.

J'ai malgré tout bien peur d'un autre danger, car rabâcher des mots peut endormir et mener à des pensées automatiques qui vous écartent de vos intentions premières et de vos buts les plus vitaux.

 

Ouvrez les yeux.

 

Vous le savez, je ne changerai pas de conviction.

 

OUI au repos du dimanche des travailleurs.

Mais expliquez-moi pour cette mise au rebut des poules, alors qu'on n'en a pas fini de résoudre l'embrasement de celui des Français. 

 

 

Vous êtes utilisés en toute impunité, alors que vos biles digèrent quelques excès bien compréhensibles de janvier dans un monde en crise où les lions se déchainent.

Au mois des crêpes, au mois d'une tradition ancestrale ! Le patrimoine, c'est le capital qu'on ne peut pas vous prendre.

Ne vous soumettez pas, gardez la tête haute, ne reléguez pas vos poules, n'ajoutez pas une diète à des fins de mois difficiles. N'écoutez pas les médias quand il s'agit de psychoter.

 

 

Oui à la pétition contre les poules élevées en cage. Et j'insiste, ne vous laissez pas faire par des gens qui déplacent le problème pour vous couvrir les yeux, enlevez le bandeau !

NON à la cuisine sans œufs de poule.

 

Révoltez-vous contre la cuisine des « élites » qui volent en vacances dans des jets privés et reviennent avec dans leurs bagages des oeufs d'autruche.


Non à la castration physique et morale de notre coq français.

Non à la ménopause prématurée de la poule dont le mépris de ses fruits sera la cause

 

Non au chômage des poules, la crête déjà blanche sous l'épouvantail des allocations que, le vitellus paralysé de honte, elles n'oseront jamais toucher.

 

La poule est l'alliée du peuple. N'oubliez pas nos guerres et nos dernières réserves dans nos famines historiques.

 

Révoltez-vous tant qu'il est temps.

Bonne fêtes de février.

 

 

                                               Arla Guillerette

 

 

 


02/02/2020
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Wordless despite writing

David Bowie 2020.jpg

                                                                                                                               Un autre espace

 

 

 

 

     Mon collage très amateur me ramène encore quelques années en arrière. J'ai pourtant vécu des choses heureuses avec de bonnes personnes, mais des beaucoup moins gaies, pas mal aussi. Je me rappelle cette fichue scoliose galopante, dès 13 ans. Je me souviens des positions recommandées pour la stature, insuffisantes, les séances de kinésithérapie assidues, puis l'indispensable, LES indispensables corsets en plâtre, tels qu'on les faisait à l'époque quand la situation dégénérait en dépit de tout (on en fait toujours, mais un peu plus commodes et même jolis, avec, heureusement, des livrets permettant aux enfants et aux ados de mieux le vivre), sans oublier (je pourrais mettre des tirets) les séances de kiné restées imperturbablement tri-hebdomadaires, les radios tous les 2 mois, l'impatience d'une liberté quand on m'ôtait un corset, le premier soulagement gâché par l'impression de ne plus savoir correctement tenir debout, de fléchir ; impression peu durable, puisque le nouveau plâtrage remplaçait le précédant en quelques heures. Malgré le tissu, je me souviens des bulles de plâtre secs rentrants dans la peau, des vergetures, de la raideur, des privations, de limites, de cisaillements et donc de douleurs. Mon dos, quant à lui, ne se prononçait pas sur la situation. Je ne lui reprochais rien, ne souffrant pas par lui.

 

Je me rappelle ce par quoi on passait tous à ce stade de torsion : le corps allongé sur une table, la tête étirée vers l'arrière, les pieds vers l'avant tandis qu'à trois, ils faisaient leur moulage sur moi. J'avais beaucoup grossi et je me l'entendais chaque fois reprocher par le médecin diplômé en "Médecine Physique et  Réadaptation", mais déficient en Délicatesse. Il est vrai que toutes les jeunes filles rêvent de faire 24 kg de plus en 1 an (+ le poids du corset !) et qu'il fallait leur mettre des points su les "i" du mot chance. 

On me remettait après tout cela, rigide, sur pieds, me faisait asseoir et j'attendais. C'était chaud, puis froid. le plâtre séchait et j'étais prise dedans comme une statue aux bras et à la tête mobiles, aux épaules légèrement surélevées (d'un glamour étourdissant).  

 

Dans cet essor de plaisir et de sensualité, mon kiné (Monsieur Blanc, hommageClin d'œil) pourvu d'un réel tact, conscient de la honte que je ressentais de tout cela et de celle que provoquait la découpe à la scie (chic ! Pas de tronçonneuse !) de la "fenêtre" au niveau du torse de l'ado qu'il avait devant lui, appelait la secrétaire du cabinet, à l'instar de notre Sherlock Holmes international le plus populaire (le génial Jeremy Brett) hélant sa logeuse, Mme Hudson.

M. Blanc faisait mine de s'époumoner : « Madame GRIMMMMAUUUUUUD ! GRIMAAUAUD !». Mme Grimaud (orthographe incertaine) arrivait, souriante. Bien que ne pouvant rien pour la découpe, elle posait sur moi son regard de femme tranquille. Ils savaient tous deux qu'ils me faisaient rire quelques secondes. Mme Grimaud s'en retournait. Le corps avait trahi, la médecine ne pouvait pas faire de miracle, mais la gentillesse me touchait.

Il n'en restait pas moins qu'il était vital de s'échapper plus haut, durablement. Lors de ces années (2 et demi), j'ai appris à me détacher de certains moments, psychiquement et physiquement, à répondre sans être là. J'étais déjà dans la lune, mais j'ai appris à sortir de l'instant (sans toujours réussir), à m'étourdir pour sortir un peu du mal-être.

Nous nous étions découvert, M Blanc et moi, un goût commun. Alors qu'il me parlait de son affection particulière pour "Rock'N'Roll Suicide", j'y répondais, mais chantais d'une voix résolument imperceptible : « (...) all the knives seem to lacerate your brain, I've had my share, I'll help you with the pain, you're not alone, (...) ». (...), puis changeais de chanson et de ton : « Staying back in your memory are the movies in the past ? How you moved is all it takes to sing a song of when I loved ». BA da da da ! Etc...

 

Cette musique interne où vivaient des ressources et en réponse silencieuse à M Blanc, était plus forte que tout pour passer au-dessus de ce que je voyais de ce tissu, de ce matériau trop épais et de ce bruit. Elle ne m'abandonnerait pas.

 

 

Vous m'étiez déjà nécessaire avant que je sache devoir un jour me soigner de quoi que ce soit, mais lors de ces soins, nous parlions de vos mots, Mr Bowie/Jones. Et sans le savoir, vous m'aidiez déjà à partir si loin.

 

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2020. Changes ? We're definitely still the same here....

 

It affects us all, we're all concerned because yes, indeed we have to choose : « I've got 7 days to live my life or 7 ways to die » as you symbolically sang it. True.

In a world where we'll have seen a few percent of when we pass away, in a quite short estimated lifetime... It's so uncommon to be able to grab, understand, transform and create as you did.

 

« Gimme your hands ».

A moral backbone due to your weird, tremendous, stunning music and portrayed worlds. Without omitting your so british sense of humour Sourire.

Unforgettable inwardly forever.

In spite of "all" (and so little) I've written, wherever (just for me, or on this blog), I'm still wordless and I always will. There has been a new kind of vacuum since this despicable day. 4 years already and yet... a gaping wound. We are millions in the world mourning you but despite some common facial features, each sorrow has a unique face.

 

                                                                       Corine

 

 


10/01/2020
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Fine

 

 

 


08/01/2020
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Brève poésie festive (article différé)

 

 

 

 

 

 

Je reviens à petits pas sur un humour quelque peu tombé sous les bombes de cette "belle" année, malgré quelques sursauts. 

 

 

 

 

 

Souvenir du 25 décembre 2019, un peu de poésie :

 

 

 

tout était frais. Les miasmes venaient donc d'ailleurs. Qu'on les poursuive et qu'on les pende ! Schnell !

 

 

 

Il y a ces sites conçus pour les déçus des cadeaux qu'ils ont reçus, mais, dans ces festivités, il y a une reine qui trône, aussi crûment que trivialement, sur ce que l'on est le plus pressé de (pouvoir) rendre : la gastro.

 

 

Cette sadique met en effet toute sa lenteur dans son processus sans protocole, une Super-Glue de dernière génération sous ses semelles. Le pire, on est d'accord ? (comment ça, vous ne savez pas avec quoi ?) ne sont pas les vomissements, mais le temps qu'ils s'autorisent à prendre pour se décider à se révéler dans la gloire, avec brusquerie, après des heures de nausées fallacieuses. Voilà toute la supériorité de l'amoralité de la gastro-entérite aiguë - G.E.A pour les intimes : maintenir des festifs l'oeil vitreux, isolés, un tiers de journée non loin des sanitaires.

 

Gastro, on aura ta peau. Ouaissssss !

 

 

 

Vous reprendrez bien un peu de pâte d'amande ?

 

 

 

Je vous remercie, arrêtez les flashs, ça manque un peu de vers, mais si ça, ça, ça, c'est pas de la poésie ! ... vous êtes de drôles de fines bouches !

 

 

 

Je n'oublie pas de vous souhaiter un bon appétit.

 

 

 

                               Votre dévouée Corine. Tchin !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ps : ne négligeons pas, dans nos placards silencieux, les bouteilles de Coca et quelques boîtes de riz, car Elle refrappera. La vigilance est de mise sur leurs dates de péremption (moi-même en personne, je m'en vais voir sobrement). 

 

                                

 


30/12/2019
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Ps justice pour un "merci"

 

 

Personne ne me fera jamais retirer ce que je dis, ou écris. Si tel était le cas, je ne pourrais plus m'estimer. Je suis aux commandes pour cela.

Le motif du retrait d'un texte : ne plus l'aimer ; ou vouloir continuer à me regarder en face. En l'occurrence au sujet du dernier.

 

Seule ma conscience et mes remises en question ont un pouvoir sur ma volonté de rétraction. Il peut advenir que je ne me rappelle que d'un tapis d'émotions et comment j'y ai marché. Les mots-sms, les mots messages, quand ce sont les miens et que je ne pense qu'au tapis, s'envolent assez vite. Après tout, quand il y s'agit de moi, pourquoi les garder ; je semble me connaître si bien.

Je ne m'arrange avec rien, je ne refais pas l'histoire, j'essaie de la comprendre. Il me manque des pièces et je reste consternée devant ce puzzle que je ne pourrai terminer.

 

Etant donné que j'ai ôté l'article précédent (peu lu), je ne laisserai pas ce post-scriptum longtemps non plus. Ca ne signifierait rien.

 

 

Je ne me pardonne jamais mes injustices, j'essaie d'en faire le moins possible. De ce que j'ai écris reste 1 persuasion : un nouveau gâchis.

 

Ce que j'ai fait de tout cela, c'est une page sur les thérapies que cette fois, je conserve pour moi (il me reste tant de plages de questions suspendues, à côté de convictions). Je préfère repenser à l'humour que je mettais, à l'époque, sur ce blog, le coeur léger, dans "le fou et le psy". Il reste sur ce blog.

 

Il arrive que le présent soit si brouillé, que le futur proche n'existe pas. L'avenir est quant à lui une science-fiction qui nous alourdit, encore perchés sur une ligne grésillante qui ne dit plus l'espoir qu'elle attend quand la vie reprend le dessous.

 

 

Il y a chaque fois Déçudes après sans y croire, ces "post" qui n'atteignent plus car faire tant de confiance au sous-sol est "anormal". Il faudrait une pelle pour ramasser, de la glue pour recoller ce qu'on ne peut pas, ce que je ne comprendrai jamais : l'irréversible, quand le mal est involontaire et que j'ai appuyé sur le bouton de l'ascenseur. Je n'ai plus 10 ans pour en être félicitée, au contraire. Je persiste malgré tout à croire qu'aucun changement n'est dérisoire et à regretter, fondamentalement, un appui qui avait fait ses preuves. Ca semble capricieux, ça a l'air facile, ou fou, dit comme ça... Peu importe qui passe et ne me comprend pas. Je n'ai écrit que pour corriger ce "merci Lea". Je crois que ça ne change que très peu de choses.

Nous sommes des millions de névrosés et autres variantes aux humeurs variables auxquel(le)s les psys ont affaire. Ils sont moins nombreux que nous mais ont, chacun, leurs réponses. 

Il se peut que je passe ma vie à défier l'irréversible sur des tapis d'émotions.

 

                                        Corine

 

 

 


28/12/2019
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prière de

 

 

 

Pétard ! Vous avez remarqué ? On est de plus en plus pressé de conclure avant de commencer ? Les actions se précipitent et s'embrouillent ! Souvent du n'importe quoi. 

 

Ca m'a donné à réfléchir.


 

Un exemple de bon sens, simple, drôle et concret : ne sortez pas sans miroir. Vous êtes bien sûr libres de choisir une vitre si un miroir vous semble un peu "précieux", bien que cela me paraisse moins aisé.

 

Donc prière, si vous tombez sur un corps, tiens, le mien par exemple - on se connaît un peu, c'est moins intimidant - inanimé dans un lieu public ou privé (cheveux châtain-rouge foncés, teint pâle, 1 m 70, dans les 54-55 kg, 56-57 après les fêtes) prière, donc, de placer un miroir au-dessus de mes sensibles babines, plutôt que de quérir les services responsables des autopsies inconsidérément.

On est à l'abri de peu de choses, savez-vous : il suffit qu'un policier soit appelé en dernière minute pour le présumé constat, sans son peigne, son miroir ni sa brosse à dents (avant un roulement de faction vespérale) pour que soit commise une involontaire bévue. Qui plus est si lui prend l'envie de trinquer avec le médecin dépêché à son corps défendant (qu'il inclinait bien plus à culbuter la jolie infirmière du 4ème. Merde alors !) pour "constater" un trépas hâtif. Car pendant ce temps, pour eux, c'est la vie. Il faut bien se remonter le moral. C'est fatiguant, en fin de journée, ces figures éteintes alors que les lumières s'allument. C'est ainsi qu'avec un peu de précipitation, un peu d'alcool et sans miroir, vous êtes déclarée improprement décédée. C'est la vie, vide dit ! Mais et ma buée alors ?

 

La fin, on est tous dans la même barque, ça n'est pas si grave, mais la dissection et les recherches in vivo, je ne suis pas fan. Et pourquoi pas les bœufs derrière la charrue ? Non plus !

 

Tandis qu'un brin de calme et miroir permettront :

* de me relever d'un malaise, ou d'une cuite munie de l'intégralité de mes viscères (mes organes seront remis à ceux qui en auront besoin le moment venu),

 

* d'épargner à la science ses sous, son temps et les services d'un ou des expert(s) en Médicolégal,

 

* à un prêtre, plutôt que de s'efforcer de récupérer les avis plus ou moins objectifs sur le cas que j'étais, de préparer les messes qui lui reste à faire pour les quelques fidèles qu'il garde encore sur plusieurs paroisses,

 

lésant, c'est vrai, vous avez raison, les pompes funèbres qui sont en ce jeune 21ème siècle un des seuls corps de métiers à être certains de ne pas connaître le besoin !

 

 

Si jamais par extraordinaire, le pouls, la mydriase, le miroir, la température, les muscles (etc...) confirmaient mon long voyage, j'aimerais bien faire sourire après lui.

 

 

Une des mes suggestion d'épitaphes :  

"l'heure, heure ! Ah c'est malin !" Sourire

 

ou "je crains désormais d'être en retard, merci de faire passer le mot". Sourire

C'est sobre, c'est court et ça tient (il n'y aura pas que moi sous la dalle, il faut savoir partager et dans le respect, sans effacer, ni réveiller l'autre, même si le matelas est bon). 

 

 

Merci pour moi, merci pour tous.

 

                                                Corine

 

 

ps : quand on met au centre de l'action, c'est quand même + marrant

 

 


11/12/2019
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Une goutte le 08/12

 

 

 

Premièrement ce qui me rend heureuse ce 08/12/19 sont les résultats dont on nous fait part au Téléthon. Que la science lutte efficacement contre la souffrance, la détérioration des fonctions physiques et vitales est une joie. 

 

 

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Je n'ai pas eu la chance de m'intéresser à Lennon avant sa disparition. La Grande-Bretagne, la musique pop universelle n'étaient que des mots, auxquels je ne prêtais qu'une oreille très distraite. Ca m'a évité d'en pleurer.
 
J'ai été secouée par la nouvelle sans vraiment la saisir lors de la récré, le 08/12/80. Je comprenais mal la violence adulte à son point le plus imbécile, "ça ne pouvait pas exister" (me disais-je), il devait me manquer un renseignement.
Des points d'interrogation se placèrent en rang assez désordonnés dans mes pensées, je mis mon chapeau figuré par-dessus et la journée se passa sans que je n'y revienne, si je m'en souviens bien. Si j'étais choquée, je n'étais pas bouleversée, ne sachant distinguer son visage de celui de ses anciens "coreligionnaires" dont je connaissais quelques chansons ("All you need is love", "Strawberry fields", ou hum... "Yellow submarine", drôle pour les plus jeunes, mais que j'ai, en tant qu'adulte, du mal à supporter longtemps ! "We all live in a yellow submarine, yellow submarine, yellow" Incertain) Tout juste si je savais qu'ils étaient séparés.
Le lendemain, ces points interrogateurs sous le chapeau n'étaient que des feuilles mortes sans râteau pour les faire disparaître.
 
Après, ben... j'ai connu la musique pop et me suis mise à beaucoup aimer, notamment, bien sûr, les Beatles dont j'ai différencié les personnalités !
 
 
 
Il n'empêche que chaque année, j'aime mettre la vie de John Lennon en priorité le 08/12 avec l'envie de prendre un râteau pour débarrasser les feuilles de l'événement sordide. Une goutte d'illusion au bord d'un abîme de gâchis où elle essaie de ne pas tomber.
Ccrtains artistes des années 60-70 sont plus ou moins oubliés, d'autres non. Il ne l'aurait, j'en suis sûre, jamais été. Jamais muet, jamais blasé, toujours brillant. Un grand enfant doué, curieux, averti, narcissique et drôle.
 
Lennon chantait, nerveux illuminé   "Power to the people"
En 2019, c'est une voix de Suède en colère sans artifice qui nous rappelle l'urgente nécessité du pouvoir que doivent prendre les gens dans un état de catastrophe climatique, du travail que doivent fournir les enfants et les adultes au présent et au futur, afin qu'il y ait un futur et afin que ce même temps proche soit potable. J'ai pensé à lui quand je l'ai entendue la première fois, sauf que là, ce n'est plus de la rigolade.

« The real power belongs to the people ».

 

 

Heureuse est la nostalgie quand elle retrouve sa source.
Je vous souhaite une belle écoute. On ne se refait pas (pas totalement) !
 
                                                        Corine

 


08/12/2019
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Réflexions personnelles, un dernier jour de nov.

 

 

 

* La jeunesse se perd quoi qu'on fasse. L'enfance (si on l'aime) ne se ride qu'au dernier souffle.

 

 

* C'est le dernier qui a parlé qui a raison » ! Mais il y aura toujours un dernier, derrière ! C'est la fatigue de répondre qui gagne. L'objectivité n'y perd rien, ce sont ceux qui la trompe qui se casseront les dents à force d'adultères.

 

 

* On rend beaucoup d’âmes quand même

«  Rendre l’âme », mais qui a prêté à qui ? A notre insu ? La vie copinerait avec les usuriers ? Sans piété ? Incertain pitié ? Je me demande si on ne nous doit pas des intérêts dans cette usure.

 

 

* Les secrets de famille ont la peau dure d'un cuir tanné, sombre et battu par le marteau du silence.

 

 

* Sois fier de toi quand tu réussis, mais ne sois jamais prétentieux, ni bête à partager le monde entre winners et losers. Plus haut es-tu, plus bas tu peux tomber. Sans avoir compris l’humilité, tu ne te relèveras pas si le vent tourne un jour.

 

 

* Il avait corrigé ma presque cécité dans cette agitation.

 

* La vie se colle à toi alors donne-moi la carte, toi, le destin qui a tous les crédits. Je passerai à la banque régler nos comptes dans 1 mois, 2, 4, ou à la saint-glinglin.

 

 

                                                                    Corine

 

 


30/11/2019
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