Mi(s)ScellaneaCorine

Mi(s)ScellaneaCorine

Christelle, la petite soeur d'enfance

 

 

      ChristelleDéçu ? Je viens d'apprendre, mais ne crois pas que tu t'en tireras comme ça (je sens que ça va être un texte en désordre).

 

Tu es partie avant, on dit toujours que l'on n'en revient pas, c'est tout bête et c'est vrai que l'on n'en revient pas, on ne démarre même pas, le moteur tombe en panne sur la nouvelle. Je ne prends pas le journal, j'aurais préféré lâchement ne pas savoir, qu'on ne me le dise pas.  

Nous ne nous sommes pas vues depuis très longtemps, mais j'ai enregistré tout à l'heure ce dont je me souviens de toi pour l'écrire un jour, cette année assurément, mais je me sens gavée de mauvaises nouvelles, ça va attendre un peu.  Qu'est-ce que ça change ?

 

Tous mes proches, ma famille connaissaient Christelle. Nous étions les premières amies de maternelle, les meilleures. On s'est perdues de vue, "on s'est retrouvées (Copains d'avant m'avait donné la surprise d'une étrangère m'interpelant d'un ''coucou !". J'avais ainsi appris ton nouveau nom, tu étais venue me rechercher), puis on s'est séparées, chacun pour soi est reparti/e dans le tourbillon de la vie". Puis les circonstances et je ne sais quoi, en fait, une idée de l'autre probablement, ont fait le reste, sans rapport avec ce joli début. Certainement sans rapport avec la vérité.

Tu me racontas un soir beaucoup de choses (trop d'apéritifs ?). Nous avions 31-32 ans. Nous nous étions très bien quittées, « au revoir, à bientôt », « oui, à bientôt ». Je me demandai après si nous ne nous voyions plus parce que tu regrettais d'en avoir tant dis. Ou encore une invention ? Pour surprendre ? Pour refaire la vie autrement qu'elle n'était ?

 

De rares coups de fils. « On se voit, pas de lézard ». Hum ! Plus rien jusqu'à ces années 2012-13, sur un hasard.

Deux annulations au dernier moment (à l'instar de 2009, après de nombreux mails enthousiastes). Tu étais marrante, mais je t'avais toujours connue mythomane, pleine d'imagination également en cela ! Je ne t'ai pas crue. C'était trop, 2 fois après tout ce temps. Mais tu sais, tu m'as apporté quelque chose - toujours à 15 ans. J'avais menti jusqu'à cet âge quand je le jugeais nécessaire, mais de ne pas savoir quand te croire quand il ne s'agissait pas de blagues me rendit consciente de combien ça pouvait être pénible. J'arrêtai. Je t'ai rendu plusieurs fois hommage pour cela (il n'y a pas longtemps encore) sans te nommer. Je n'ai jamais pu m'empêcher de rajouter à quel point ça me faisait rire en temps normal. Ce qui m'avait étonnée avant les rendez-vous manqués, c'était ta question « tu as changé, toi ? » J'adorerais ne pas, mais je n'ai pas les secrets d'Arielle Dombasle que j'approuve sans hypocrisie. Si seulement je pouvais en faire autant ! Je ne faisais pas mon âge, me disait-on, mais forcément qu'en 10 ans, j'avais changé ! Je m'étais aussi demandé si tu avais peur de l'une et de l'autre. Toi seule le sait.

Des sursauts donc, puis peu à peu, plus de contact, sans fâcherie.

 

 

 

La jolie petite fille toujours rieuse qui me racontait tant de bobards et me faisait tellement rire ! L'humour ne t'a jamais quitté, le mien n'existait pas encore. Je riais parfois à en pleurer, ça j'ai toujours su ! Tu ne m'as jamais écoutée pour la BD. Tu dessinais bien et ça collait avec ce que tu étais. 

Tu as bien fait de faire du théâtre.

 

 

J'ai encore l'enregistrement sur cassette (ben oui !) de nos 15 ans où on riait tellement qu'on entendait à peine le disque qui s'époumonait derrière, chez toi. C'était un ancien disque de David Bowie (é-vi-dem-ment) et rien à faire, je n'ai jamais pu l'acheter avec mes sous d'ado, il n'était pas à vendre. J'ai eu beau monter le prix... Ou bien tu ne l'as pas dit à ta mère à qui il appartenait, pimbêche !Rigolant Un beau disque des années 60. Quand j'y pense, je me demande. La couleur de cheveux de ta génitrice n'était pas courante pour l'époque. Tu tenais d'elle l'humour. Je ne m'étais pas permis de parler d'étrangeté capillaire, mais tu l'avais fait en riant : « ma mère, si ça continue elle ressemblera à une carotte ». Le plus incroyable est que ça lui allait bien. Tu ne m'avais jamais dit qu'elle aimait, ni DB, ni Ziggy pourtant. Si ça se trouve, c'était + en symbole des années 70 tout court, je crois qu'elle portait un bandeau. Pas un cercle sur le front ;-)

Moi non plus, je ne l'aurais pas vendu, ce disque. Et tu vois c'est drôle, j'y ai repensé et c'est un des cadeaux que j'ai demandé et eu, l'année dernière pour les fêtes. J'ai calculé les années dans ma tête... Mon Dieu. Pourtant, rien, rien, rien ne me semble si loin.

Tu es en cliché, dans ma mémoire et dans un album, à côté de moi à Andernos tout après du ruisseau vers 14 ans également (là je vais te dire, vu la coiffure de moine que je me tape sur la photo - ça ne s'oublie pas - improvisée par mes mains malhabiles + de nombreux kilos en trop assez récemment acquis et des vêtements inassortis, heureusement que j'ai changé, je ne ressemblais à rien, làRigolant), ou sur la balançoire, puis à l'anniversaire de mes 18 ans où tu es sur plusieurs (on avait un goût pour les chapeaux). C'est encore une part de moi qui se détache de la terre, puisque tu représentes une partie du début.

 

Je rembobine, en parlant de cassette.

 

Le point de départ. J'étais arrivée à 3 ans en pleine année car 2 ans et demi et des poussières, c'était un peu tôt à la rentrée d'après ma mère (je le pense aussi, mais cette année, si elle avait débuté en septembre, se serait mieux passée). Tu as dû être intriguée par la seule enfant qui regardait la classe (je ris chaque fois que j'entends le sketch d'Elodie Poux « on veut rentrrrreeer ! ») au lieu de regarder la cour. Les cris, je l'ai assez dit, me terrifiaient. Tu as été la seule à avoir envie de me poser la question :  

- « Comment tu t'appelles ? »

(rotation personnelle) 

- Corine (d'une timidité maladive enfant, je n'ai pas dû te demander « et toi ?», mais dû attendre que tu me le dises).

Tu ne m'as pas prise pour une sauvage infréquentable, on a commencé à jouer. Quelque temps plus tard quand une bande ennemie me kidnappa, toute douce ce jour-là entraînant ma plus forte suspicion quant à leur soudaine gentillesse, ton inoubliable cri : « on m'a volé Corine !»

Je ne sais pas à qui tu t'adressais, mais je fus relâchée. J'en étais très fière et j'en suis toujours émue. Et fière. On a voulu un jour que je sois relaxée ! Lol ! Il ne manquait que les colts !

 

 

 

 

 

Arrachée depuis un peu plus de 3 ans de l'école Bel Air et de son paradis où je m'épanouissais en sociabilité pour me fourguer chez des snobs arrivistes sans chic (selon les voeux de ma grand-mère paternelle - en quel honneur fut-elle écoutée, mystère...) je me souviens parfaitement de ma stupeur heureuse quand j'entendis dans la foule ton nom à l'appel dans cette longue liste.

(voix retentissante) - « GRANIER Christelle ! »

                                         - « Présente ! »

Je ne sais pas ce qui avait motivé ta mère, ou ton père à te mettre dans le privé en 6ème et j'eus peur que ce soit une homonyme. Mais non, c'était bien toi, inchangée, un peu plus grande. Incroyable. Tu as toujours gardé le même sourire avant la chute des dents de lait, après les dents de lait et ton nez minuscule. 10 ans et demi, la vie allait pouvoir reprendre. Le loup avait quitté la maison donc encore mieux.

La crédulité que j'avais alors me poussèrent à ménager la chèvre et le chou, la hyène et toi, en cette année scolaire. J'aurais dû t'accorder l'exclusivité. Je l'ai payé très cher et tu n'as rien à y voir. Tu n'as pas compris.

Nous n'étions plus dans la même classe, il y en avait tellement et puis tu faisais Latin/Grec, même que le latin ça faisait ch... quand même.

Les blagues continuaient, mais nous avions changé de caractère. Je riais à tes imitations du pion et de la surveillante au réfectoire, à tes idées de parodies (''un petit choc vaut mieux qu'un grand clic''!), à ce que tu ne laissais rien perdre de traits d'esprit d'enfant. Je me rappelle nos voix poussées au max dans la cour de cette école que je détestais (il y avait de quoi !) « et partout dans la rue, j'veux qu'on parle de moi !!! ». On n'a arraché la vertu de personne à cette époque (un peu tôt !!!), mais tout le monde se taisait devant ce qui ressemblait à du culot et qu'apparemment, le pion n'entendit jamais. On l'a pourtant vachement chantée. Dur, dur dans l'aigu, mais on y gagnait, à force. 

Tu ne peux pas être morte malheureuse pour ne rien regretter.  

 

 

 

Tu ne seras pas ma plus grande peine, car il y en a eu de si fortes, mais elle n'est ''pas mal'' quand même. Un coup au cerveau avant le coeur. Et plus les heures passe, pire c'est. Je n'ai pas pleuré tout de suite. J'ai ouvert la bouche, inquiète de comprendre, stupéfaite d'avoir raison. Quelle vilaine nouvelle. Pas la plus grande, mais je ne m'y ferai pas. Christelle et ses yeux bruns lumineux et malicieux, Christelle absente à l'appel, c'est irrationnel, fou, comme le destin. Tu ne sortiras jamais de l'histoire de ma vie. La mort fait semblant de te garder. Je ne dois pas avoir de peine, ça n'est pas possible.

 

Si ça l'est... Avant, tu te ficherais de moi, mais je pouvais me dire qu'il y avait un doute. Et puis on ne se donnait plus de signe d'attachement, soyons honnêtes, plus de nouvelles. Il faudrait en conclure que nous ne reverrons que si là-haut, On le décide. Deux idées, deux entités désincarnées. « Comment tu t'appelles ? »

 

 

 

 

Je ne sais pas si Florence saura. Probablement pas. Je crois que ce lien aussi avait été coupé, si j'ai bien compris. 

Notre tort, c'est qu'on ne s'est jamais rien dit. Je ne saurai jamais pourquoi et je n'y tiens pas maintenant, puisqu'aucune ne nous ne peut se lancer dans la répartie.

 

 

 

 

J'ai toujours trouvé étonnant et très bien que ta mère trouve un moyen de concilier plusieurs vies dans une maison divisée. Ca m'est resté inconsciemment et je ne pense que ce 21 janvier 2022 que finalement, j'ai fait il y a un peu plus d'1 an la même chose.

Tellement de souvenirs éparpillés. Ta grand-mère qui ne comprend pas pourquoi je suis là à t'attendre (il n'y a pas idée aussi, toi, de me dire où sont les clés pour entrer !). Je ne voyais aucun irrespect, mais une rigolade. Les limites, il faut des années pour les comprendre et puis tu me disais qu'elle râlait plus ou moins facilement. Vous habitiez ensemble. Ta mère qui a failli faire une attaque en faisant son shampooing de me voir surgir en retard. Je me souviens, c'était en 1986. Là on s'est loupées avec toi et Stéphanie pour aller à Arcachon, parce que j'avais loupé le pieu suivi de la cadence des aiguilles, euh, sacrément. Ta maman a relevé sa tête toute propre dans sa serviette pour me le dire, étonnée sans forcer le trait que je sois en décalage horaire à ce point. Ok ces annales, c'est pas ce qu'il y a de plus reluisant.

Ton beau-père, le camion transformé en camping-car (wouahh), le Coiron miniature qui criait en reculant parce ce qu'il avait peur, « attachez le chien, attachez le chien !»  Je l'aimais bien Coiron quand j'ai compris. Pauvre Coiron. Au moins lui il sera content, il ne t'attendait pas si tôt. 

 

 

Il n'y a pas très longtemps, je ne sais pas comment ça a tenu, mais j'ai vu que la craie sur laquelle nous avions gravé des mots sur une ardoise en vacances a encore quelques traces de nous deux. Il y a pourtant des livres à côté. Une pyrogravure aussi, il me semble, porte ta patte non loin de la mienne. J'ai écarté l'ardoise. Je ne me doutais de rien. La prochaine fois je la changerai de meuble et probablement pour ne rien en perdre pour moi la photographierai-je. Je ne dis pas quand mon tour sera venu, le boulot que ceux qui passeront derrière mettront à tout jeter de ce que je conserve ! ''Je t'explique pas'' ;-)

 

Je n'ai pas écrit plus de quelques lignes depuis des mois sur ce blog. Je pensais hier parler des gens montrant leurs cicatrices avec volupté (si, si, je t'assure !), plutôt marrant et voilà. Rien à voir si ce n'est qu'il faudra en faire une sur ton prénom. C'était romantique, j'ai toujours voulu mourir jeune ''elle est morte jeune'', ça aussi, c'est loupé. C'était pas la peine de me passer devant, Christelle.

 

 

 

 

 Que la lumière, la paix et les rires t'accompagnent. Nous gardons ceux que tu as laissés. Que tes valises soient ailleurs reste incroyable.

Je suis sûre que le tatouage que ta personnalité laisse, en ceux qui t'ont mieux connue que moi en tant que Christelle Granier ou, plus tard jusqu'au dernier jour, Granier-Fauge, est vivant pour leur existence entière.

Bises à la petite à la trace de beurre collée un jour dans ses cheveux ondulés, embrouillés de courir. Si tu savais, c'est comme si je n'avais qu'à tourner la page d'un livre pour tout revoir, mieux qu'avec les meilleures lunettes du monde. Les beaux souvenirs sont immortels.

 

1 ,       2,       3,  so-leil,   1,   2,  3  so-leil, 1  2,3 s'leil, 1,2,3

SOLEIL !

 

 

Je reparlerai de toi, mais plus drôlement.

 

                                           Corine 

 

 

Bougie Sud-Ouest Christelle.jpg
Chère Christelle je crois que nous n'avons pas tout compris de nous, mais je n'oublierai jamais ces rires énormes que nous avons partagés, cette enfance et plus tard. Ma première meilleure amie dès 3 ans. Je n'arrive pas à y croire. Sois en paix et en rires sur un chemin de lumière. Bises. Corine

Journal Sud-Ouest samedi 22 janvier 2022

 

 

 

 

Ps sur les pages ci-dessus, il est ultra-rarissime, si je puis dire, que je cite un nom de famille même entre les lignes, mais le faire aujourd'hui laisse une trace supplémentaire de toi.

Après ? Je préfère laisser le hasard faire. En titre, sur Google ensuite, non, je ne sais pas qui viendrait te voir, qui te serait plus ou moins proche, ni pourquoi. Je suis un peu parano, je te le confirme, et là pour deux. 

 

Et désolée, de raconter cela m'oblige également à radoter partiellement ce que, ceux qui me connaissent savaient déjà de moi.

 

 

 

 

 

Ps du 24/01/22 en images :

 

 

La tronche du moine, je ne vous avais pas menti. Rien ne va avec rien, qui plus est. La pin-up en t-shirt et la chenille.  

 

 Christelle et moi Andernos vers 14 ans.jpg

 

 

 

Mes 18 ans, où nous croyons toutes les 2 à nos rêves.  

 Christelle et moi anniv 18 ans-1.jpg

 

    Comme tu le disais : « elle est pas belle, la vie ? » C'était tout à fait toi, ça.

 

Christelle et moi anniv 18 ans-2 FB visages floutés.jpg

 (Alternance de sourires, histoire de rire)

 

 

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Il y a quelques heures ce dimanche, j'ai fait éclater mon pneu en voulant repérer le chemin, l'arrêtant sur un trottoir sans doute à trop vive allure vers 21 H 30, pour de plus amples renseignements (je n'ai jamais fait autant de bêtises concentrées en voiture que depuis 1 an). Ce n'est pas bien loin - ce n'est pas ce qui m'inquiétait - mais je ne connais pas du tout. Je n'avais pas très envie d'y aller, juste pour le symbole et savoir où te rendre visite. Le pneu a brûlé, déchiqueté, en revenant sans avoir atteint le but. 

Je ferai autrement que de te regarder passer sous la voûte entre ces sales planches. J'ai regardé les photos de l'église avant-hier. Elle est très belle, mais il va sans dire que tu ne t'y serais pas réservé cette place.Déçu Il y avait tant de choses à faire et de belles années à vivre auprès des tiens les plus chers. 

Ces événements, c'est toujours le matin, difficile de se retourner. 

Je réfléchirai plus tard, à comment te parler, des fleurs à la main. Les  premières t'attendront depuis 1/4 d'heure à ton arrivée demain, avec les autres. Normalement.  

Je comparais les chagrins tout à l'heure, mais en tout cas, s'il y a un film où tout défile à la fin, tu y seras parmi les figures stars. Je ne peux pas expliquer. Si tu es partie, étant donné que que nous sommes à égalité, étant donné que nous étions presque soeurs... rien ne m'exclut d'un prochain plan du destin. Franchement, je ne crois pas que je pleurerai sur moi, dans mon starting-block.

Rien ne nous prédisposait à déprimer un jour. Un siècle de cycles de cadences et d'écartèlements, tout à fait d'usage, déjà, à la fin du dernier. Ce n'est pas un problème de livret de naissance, car nous n'étions pas des gosses, mais bien jeunes. La confiance en l'espoir peut s'y abîmer. Bien sûr que l'on rit encore, parfois comme avant.

 

Je pense juste à des mails. Je ne connais pas, en fait, la raison de ce qui t'as menée à cet entrefilet.

 

 

Ps du 12 février 2022 : je n'arrête pas d'ajouter des Ps à ma mémoire. 22.. un joli chiffre pourtant qui a très mauvais goût cette année.

Nos 22 ans dans ce resto avec Flo, toutes 3 hilares.

 

Le 10 Allée Mirabeau :-) L'avant-dernière parenthèse du paradis de ces années s'est refermée avec toi :-(

Tu sais, j'ai souvent pensé à ce j'aimerais qu'on écrive comme épitaphe humoristique sur ma tombe. J'en ai quelques-unes, mais à bien y réfléchir, "post-scriptum" suffirait peut-être. Et ça te fait rire ? Moi aussi. Mais n'inversons pas les rôles, mon heure n'est pas encore venue. Je resterai curieuse de savoir ce qu'il s'y passe.

 

 



22/01/2022
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