Mi(s)ScellaneaCorine

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IMMEDIATEMENT sous peine de dommages involontaires

 

 

     


Une des questions que je me posais il y a quelques heures était celle du risque de parler du covid comme on cause de mode. 

 

La vague de covid en vogue. Qui pensait qu'il s'étoufferait comme ça, dans ses glaires, ou sa sécheresse ? Criant. Le covid porté court, long, beaucoup trop long. Ce ne sera jamais drôle, à l'instar de ce qu'il est.

Encore une mutation. Serait-il possible qu'il se regarde, il ne saurait se faire horreur. Sa dissolution même lui serait indifférente. Si nous avons bien conscience de ses dommages, il n'a pas connaissance de son existence. 

C'est un très vilain souvenir qui ne meurt pas tout à fait et accroît la précarité de nos confiances. Sans aucun mérite, il nous fait, sans pouvoir le vouloir, respirer plus fort encore si c'est possible, le goût de la liberté, la nature, la chance de la capacité d'aimer, comme de ressentir la douleur du monde, ses soifs, ces tornades imbéciles, ses joies, ses planements, ce qui nous prouve que notre humanité n'est pas morte. Je ne cite que lui, sans faire le tour des désastres qui secouent. Je n'en ai jamais entendu d'aussi nombreux, simultanément. Je, je, nous. 

Flirt : rapprochement, toucher, séduction... Son petit nom est FLIRT.

Le mauvais goût grossit là par ce qu'on pourrait considérer proche de la provocation. lui qui a tellement écarté les cœurs et les corps des gens. La majorité des nationalités connaît le sens de ce mot.

Il y a plusieurs graduations, mais le cérumen de la bêtise est effrayant.

 

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Bien. J'avais annoncé de la gaieté.

Et une mise à jour pas totalement achevée du blog.

Alors la gaieté. 1, 2, 3. On y va, on y court, on y saute.

 

Il y a quelques années, la C3 était et est toujours une voiture de conduite et de proportions agréables. Sécurisante, elle était déjà de celles qui vous préviennent que vous avez oubliez votre frein à main, s'époumonent dans le suraigu (aïe!) de façon à vous faire comprendre qu'il s'agit plus vite que ça d'attacher sa ceinture, « Mesdames et Messieurs, nous allons bientôt accélérer. Veuillez attacher votre ceinture et pour votre confort et votre sécurité, la garder attachée pendant la durée de votre déplacement. Nous vous rappelons qu'il est fortement déconseillé de fumer pour votre santé et, dans un présent absolu, dans l'optique d'une vigilance maximale ». 

 

J'exagère dans le fantasme enviable de ce vol terrien.

 

Mais ce qui est vrai est qu'elle vous dit placidement de ne pas oublier de changer de vitesse. Maintenant, si ça nous chante de foncer en seconde, c'est la longueur de vie du moteur, du joint de culasse, ou que sais-je, mais de toute façon votre portefeuille qui trinqueront. C'est vous qui voyez. Elle clignote et vous laisse libre, avec ce qui lui sert de conscience tranquille. Elle n'est toquée que de ceinture, quitte à avoir une trachéite de s'égosiller. Vos intérêts financiers, c'est votre affaire. Elle aussi s'est attachée. Elle vous aAaaimme. VouifRigolant (faux !).

C'était le début, en bien plus sympathique et inoffensif que cette intelligence artificielle dont on nous rebat les oreilles. 

 

Elle a connu des coups, des griffures, le changement climatique, des arrêts maladies, des chirurgies, mais n'a pas changé de caractère en 13 ans.

 

Or, il y a quelques jours, ô, réception d'un courrier. Ce n'est pas moi qui ai ouvert l'enveloppe. Je n'ai pas vu l'A.R et j'ai cru à une blague. Les lettres officielles en noir et blanc sont une de mes sources de scepticisme.

Renseignements pris, c'est bien vrai.

Il faut en tenir compte.

Du côté de la marque automobile, il ne s'agit pas plus que pour une autre de faire preuve d'une excessive philanthropie, mais de se mettre à couvert. Vu le nombre de personnes, de familles concernées, il s'agit de s'aligner dans les rangs de la loi et d'engager un trou dans la comptabilité de Citroën en photocopies à envoyer aux victimes potentielles. 600 000 voitures éventuellement touchées sur certaines années dans laquelle bien sûr, celle que je conduis en bon Donald que je suis s'inscrit, ça fait beaucoup.

Des ''rappels massifs'' ont ainsi été envoyés. On ne peut nier que ce soit le terme idoine.

 

 

C'est fait, on est avertis. Quoi qu'il en soit, l'impériosité peut être l'auxiliaire du rire et se faire le jeu de ce dont elle souhaite prévenir : le danger.

Ou, a contrario, tétaniser.

Y croire m'a pris un peu de temps. Hier, après discussion avec un averti, j'ai pris les choses encore plus au sérieux. Au préalable, quelques jours d'hilarité sporadique personnelle avaient suivi la réception de l'accusé.

 

 

Ce qui m'y a pas aidé est ce flash fictionnel : je m'imaginais par ce courrier comme perçue influençable, d'un esprit un peu paillasson, ce dont j'ai horreur. La scène se déroulait comme une BD. moi en volant.

Je sors, fourrant dans mon sac le courrier que je n'ai pas eu le temps de lire, comptant sur les bouchons pour en avoir l'occasion. On ne peut pas toujours se détendre, ce serait trop facile.

 

Ca y est. Il y en a pour un moment, il promet du bon liège, ce bouchon-là. Je prends la lettre ouverte. Alors que je la lis, ma main arrête automatiquement l'autoradio. Je relis, bouche bée.

Je la referme pour regarder le rétro. Il y a un vacarme derrière moi ! Les klaxons aboient furieusement. Les avant-bras sortent des voitures.

Un homme s'avance : « mais ça va durer longtemps ? Vous voyez pas que vous bloquez la circulation ! On s'est déjà assez fait ch... à attendre que ca redémarre. Quoi ? Il n'y a personne devant vous.

- Mais je ne peux pas (sur une BD les lettres seraient flouesClin d'œil. Je ne peux que diminuer la police de caractère).

- Quoi, vous pouvez pas, vous pouvez pas !

- Non. Je ne peux pas. Prenez sur la gauche, la droite, moi je ne peux pas.

- MAIS IL N'Y A PAS DE PLACE A DROITE, COMME A GAUCHE (si c'était vrai, il m'aurait déjà insultée et j'aurais déjà rétorqué)

- Regardez donc ! (mains tremblantes) 

Le type prend la feuille et lit :

 

« Par ce communiqué de sécurité, nous vous contactons pour vous informer que votre véhicule C3 est équipé d'airbags fabriqués par la marque Takata. Les produits chimiques contenus dans ces airbags peuvent se détériorer au fil du temps, exposant le conducteur et le passager à un risque de rupture de l'airbag avec trop de force en cas de collision, susceptibles de provoquer des blessures graves, voire mortelles.

Pour cette raison, Citroën vous demande de cesser immédiatement de conduire votre véhicule ».

 

Suivent les recommandations nécessaires à la résolution du problème.

Si l'histoire et son contexte est fausse, le contenu de la lettre est intégralement véridique. ''IMMEDIATEMENT'' avait été la cause, lors de la lecture dans la vraie vie de mon persiflage. «Immédiatement, mais que fait-on ? On lâche tout ? On fait du surplace ? Sans bouger une oreille ? Ca n'a pas de sens ! » avais-je observé sans chercher à en savoir plus sur presque une semaine. 

 

 

 

Malgré l'affection que j'ai pour Citroën, peut-être faudrait-il revoir leur service de communication. D'autant plus que le ''souci'' daterait de 2014 ! 10 ans ! Takata a déposé le bilan entre-temps.

 

 

Mon ironie a disparu en prenant connaissance du risque de se prendre des éclats de métal en pleine poire, ou au thorax pour atterrir aux urgences dans l'état d'un malheureux Poilu de 1914 et faire en faire courir le risque au ''passager'', merci.

Le Sud de la France, je ne sais pourquoi, est plus atteint.

Le problème étant que nous risquons fort d'engorger les garages des concessionnaires et d'attendre encore un peu d'être en sécurité. Les voitures de prêt par voie de conséquence ne doivent pas être faciles d'accès, prises Dassault.

D'assaut.

Pour ceux qui ont acheté une C3 d'occasion, il s'agit de vérifier s'ils figurent dans ces catégories.

 

Enfin le covid ramolli (ça c'est la bonne nouvelle), les airbags, moi je trouve qu'on se marre bien.

Les photocopies ne vont pas constituer le pire cratère dans la comptabilité de Citroën. Changer 1 airbag, mais en changer autant par paire. Ouh là !

 

Sinon, j'ai une blague mais ça ferait trop. Je vous laisse récupérer. Moi de même.

!!

 

 

« Mesdames et Messieurs, nous approchons une zone de turbulence et nous risquons d’être secoués. Pour votre confort et votre sécurité, nous vous demandons de rester assis et d’attacher vos ceintures. Merci de votre compréhension ». 

 

 

                                                                                                                    Corine

 

 

 

 

PS 03 juin 2024 : immédiatement ne tient compte de rien de nos vies. Immédiatement est toujours impossible à l'heure qu'il est :-(

 

 

 

 



24/05/2024
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